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 Au temps suspendu [Fiction en cours]

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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeSam 8 Nov - 23:32

Vous l'aurez remarqué, je stagne !! oO


Chap ten :


Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 0010



Le lendemain matin, comme prévu l’infirmière fit un sourire enchanté en découvrant sa patiente réveillée. Elle joignit ses deux mains puis déboula hors de la chambre à la recherche du médecin traitant. Lina se redressa silencieuse dans la pièce vide et lança un regard vitreux à ses mains sèches. Là voila ‘vraiment’ de retour.

- J’essaye de changer. Soupira-t-elle sans s’en rendre compte.

« Quelque part dans l’obscurité
Il y a une place
Là, tu pourra te souvenir
De ce que nous étions !!
»

Des captures de moments vécus avec Lili et Lud’ filtraient sous ses paupières closes. Des éclats de rire, des crépitements de semelles sonnaient à l’intérieur de son cœur, comme les cris d’une cloche creuse qui répondrait à chaque caresse de son battant. La jeune brune laissa couler ses larmes.

- Triple L … Pourquoi ? Pleurnicha-t-elle en mordant la paume de sa main droite.

« Il y eut un temps pour les raisons
Il fut un temps pour des logiques et des pensées insensés

Maintenant il s’en est allé !
»

- Je ne peux pas croire !

« N’y crois pas alors ! »

Lina baissa les yeux puis renifla en essuyant ses larmes. Elle pouvait entendre quelques pas pressés venir vers elle. Elle inspira.

« Ne cours plus après le parti
Saisi ce que tu as acquis
»

Un jeune homme blond, en blouse blanche s’avança vers elle. Il sourit puis se mit à l’ausculter calmement.

- Vous êtes enfin de retour.
- Oui. Murmura la jeune femme.
- Vous avez beaucoup manqué à vos amis. Sourit-il. Ses yeux brillaient d’une malice et d’un enthousiasme presque aberrants. Lina le toisa du regard mais ne répondit rien. Le jeune médecin sourit encore puis il fit volte face.
- Attendez !! L’interrompt-elle.
Il s’arrêta.

- Mon … Mon bébé … Se risqua-t-elle bêtement.


Le jeune médecin parut perdre sa bonne humeur. Il se retourna et regarda sa patiente d’un air triste.

- Je suis sincèrement désolé, quand on vous a amenés il était trop tard.
- Je m’en doutais. Sourit-elle abattue.
- Si vous avez besoin de quoi que ce soit …
- Non merci ! Le coupa-t-elle.

Il se tut puis sortit. Lina soupira tandis que l’infirmière s’approchait d’elle.

- Vous êtes sa ‘première vraie’ patiente. Expliqua-t-elle.
- Ce n’est rien. Sourit Lina. Moi aussi ce n’était que ma ‘première vraie’ fausse couche.

Elle se rallongea sur son lit et ferma les yeux.

- S’il vous plait, je ne veux voire personne !! Soupira-t-elle.
- D’accord mademoiselle.

L’infirmière quitta à son tour la pièce.


--

C’était un long et froid décembre qui avait frappé la ville de Marseille, cette année là. La neige se lançait à la rencontre du sol grisant dans un rythme doucereux ; et pourtant si glacial. Le jeune homme, qui rappelons-nous était descendu de son train vers minuit avait parcouru la rue principale avant d’atterrir dans un petit hôtel pouilleux.

Il rajusta son col puis monta l’escalier le guidant vers le premier étage. Chaque marche lui souhaitait la bienvenue dans un grincement hostile et effrayant. Mais Timo ne broncha pas. Il était ici pour une raison très convaincante et il se devait de résoudre cette incessante énigme qui tambourinait dans sa tête depuis si longtemps.

Il soupira puis pénétra dans sa petite chambre, encore plus miteuse que l’édifice lui-même. Il enleva sa jacket et posa son portable sur la table de chevet. Timo s’assit à califourchon sur son lit puis étala deux ou trois feuilles froissés sur le matelas troué.

- Andrea Vaurien. Marmonna-t-il en relisant ses notes pour la énième fois.

Dans quelques heures il allait reconstruire l’histoire perdue de Ludmia. Cette pensée réchauffait ses membres engourdis et l’empêchait de fermer l’œil. Mais comment allait-elle le prendre ? Osera-t-elle enfin l’accepter tel qu’il est près à l’accepter lui ? Ou le méprisera-t-elle d’avoir mis à nue un infime bout de sa profonde plaie ?

- Je ne sais pas, mais même si tu es triste et seule tu es mienne Ludmia!


Le jeune MC s’allongea sur son lit puis dévisagea la fenêtre close d’un air déterminé. Son cœur épiait chacun des gestes du soleil.

- Je guette le grand jour où je te rapporterai ton passé moissonné.


--

Lud’ sortit de la salle de bain en s’ébouriffant les cheveux. Elle soupira puis s’avança vers sa chambre quand son cœur rata une série de battement. Elle contempla la porte violette ouverte sans vraiment assimiler cette image terrifiante.

- Comment ? Je … Frank !! Ragea-t-elle reconnaissant la silhouette du jeune homme.

Le chanteur dont l’électricité du regard avait été fauchée par une vague de mélancolie oppressante s’arrêta dans sa besogne et se retourna vers elle qui l’avait interpellé.

- Oui Ludmia !! Répondit-il.
- Qu’est-ce que tu fous dans sa chambre ??
- Tu le vois bien, je change le mobilier !!
- Tu n’as pas le droit de toucher à ses affaires !!
- C’est un espace inoccupé à présent.
- Justement il n’appartient à personne ! Lança-t-elle en accentuant le personne.
- Ludmia, je reçois une personne très importante pour moi dans deux semaines et la chambre doit être prête ! Annonça-t-il calmement.
- Ah bon ?! A la bonheur !! Sortez le champomy où je crève !! Ironisa-t-elle. Frank tu dégages d’ici ! Cette chambre est celle de Lili.
- Non, elle était et dans deux semaines elle sera à Olivia !
- QUOI ? S’offusqua-t-elle. Il est hors de question qu’une de tes conquêtes pose son cul sur ce lit tu m’entends ?

Le jeune homme ne put s’empêcher de rire.

- Tu trouves ça drôle ?
- Oui. Avoua-t-il. De constater à quel point tu ne me connais pas m’hilare vraiment petite sotte.
- Tu te fous de moi ?
- Non, non Lud’. Je n’oserai jamais. Répondit-il sérieusement.
- Ecoute-moi Frank, je comprend que tu ais besoin de voire de nouveaux gens, c’est vrai tu ne peux pas rester condamner à aimer Lili mais je t’en supplie respecte sa mémoire au moins. Sors de cette chambre et n’y reviens jamais. Je te passe la mienne si tu veux, je dormirai sur le canapé mais ne touche pas aux affaires de Lili. Fit-elle sincèrement.

Frank au un sourire au coin.

- Tu es si adorable parfois, que l’on se méprendrait presque.

Il fit volte face.

- Je suis désolé Lud’ mais cette chambre n’a plus lieu d’être.


Elle écarquilla les yeux, surprise au plus haut point. Une petite voix en elle la sommait de crier son refus, de brailler à s’en user les cordes vocales mais bizarrement, pour la première fois de sa vie, elle se tut. Une douce brise maritime qui frôlait son cou avait eu le don de calmer chacune de ses pulsions colériques.

Elle fit volte face et retourna dans sa chambre.

- Je ne comprends rien. Plus rien. Cria-t-elle une fois dans sa chambre.


--

- Même pas dans mes rêves les plus lointains
Même pas entre mes mots hors d’atteinte

Il n’existe de description à la noirceur de tes yeux malicieux
Au fond de ta beauté simplette vibre mon esprit brumeux
Voilà la complainte d’un pianiste qui sans ta tristesse n’est plus talentueux

Même pas dans mes rêves les plus lointains
Même pas entre mes mots hors d’atteinte

Mon coeur que tu brises encore
Moi, je le rejette ailleurs

Si tu me promets …


David posa son stylo à bille sur la bureau puis se leva en silence. Il se dirigea vers l’immense porte de vitrail et tira le rideau grenat afin de plonger la salle de musique dans le noir le plus complet. Il sourit puis retourna à sa place.


--

- Allo.
- Oui ? Répondit le jeune homme d’une voix ensommeillé.
- Linke, je suis de retour.
- Quoi ? Mais qui es à l’appareil ?

Un bip sonore retentit à l’autre bout du fil. La jeune blonde laissa tomber le combiné qui resta pendouillant au dessus du sol puis elle sortit de la cabine en courant, sans un regard en arrière. Une immense peur chiffonnait son cœur aux battements jadis ardents et vivants. Etait-ce une bêtise de revenir après tant d’années ? Où au contraire pouvait-elle espérer reprendre sa place, son du.


Dernière édition par L.Nou' le Ven 5 Déc - 19:58, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeDim 9 Nov - 0:27

Je suis sans mots ma puce. Ta suite est loin d'être nul comme tu me l'avais avancé. Elle est tout simplement superbe comme moi je l'avais présentie.

J'aime et je veux la suiteuhhhhhh

Je t'aime fort puce.
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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeLun 10 Nov - 1:56

Je sais pas ce que j'ai aujourd'hui mais je suis beaucoup plus réceptive aux sentiments.... et lire ce que tu as écris me fait pleurer. C'est comme la Lili de ton texte, je regarde dans haut sans pouvoir les aider et ça m'a tuer... J'ai souffert avec et pour tes personnages! Tu as un talent monstre pour faire passer des sentiments qui vont du sourire aux larmes en un temps record!

Je suis sans voix mais surtout sans mots...

Je t'aime très fort ma Nounou... I love you C'est tout ce que j'arrive à dire de mes yeux remplis de larmes...
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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeVen 14 Nov - 23:00

Lili tu me manques ^^

La suite arrive sous peu, je fais quelques arrangements ...


Perfectionnisme oblige rabbit
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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeVen 14 Nov - 23:08

Ahhhhhh ouiiiiiii ma suiteuhhhhh

Tu lui manques aussi beaucoup. Souvant vous vouscroisé de quelques minutes a peine. Je lui raconte tout. Comme ça elle a toute les news.

Bisou Bisou

Ludi
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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeSam 15 Nov - 0:22

Toi aussi tu me manques beaucoup ma nounou! Je suis désolée de jamais te croiser plus longtemps.... Crying or Very sad Ca me déprime!

JTM JTM JTM JTM..... Enormément!

Bisoux tout plein
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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeSam 15 Nov - 0:54

J'aime la suite que tu m'as passé, j'en veux encore plusssssssssssssssssssss.
Adréa à l'air tout simplement mimi je trouve...

Je t'aime fort Nou'
Je t'aime fort Lili

Je vous aimes mes L
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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeVen 5 Déc - 20:35

Oui, enfin ... Embarassed


Chap eleven


Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Please10




« J’ai eu des nouvelles aujourd’hui ! » Sourit-elle en levant ses yeux émeraude sur lui. Le jeune homme répondit à son sourire puis s’avança à pas pressés vers elle.
Au début, la jolie jeune femme resta sur place, tentant de célébrer ce petit moment jusqu’à son Zénith, mais à peine fut-il assez près pour qu’elle puisse discerner les fins traits de son visage que son cœur se mit à palpiter, avec une telle vitesse, et une telle fougue que ses jambes suivirent. Elle sauta dans ses bras avec un sourire béa sur les lèvres quand un « Chhh » sonore se fit entendre.

Ludmia resta encore quelques instants à dévisager l’écran crypté avec un goût amer dans la bouche. Bizarrement elle pensait à Timo. Oui, elle pensait à lui. Un frisson, se disait-elle d’horreur, la parcouru mais elle sentait au plus profond de ses entrailles que l’horreur était autre.

- Je l’aime en le détestant. Laissa-t-elle échapper dans un soupir.
- Tu ne connais pas la valeur de ce que tu as jusqu’à ce que tu le perdes.

La jeune femme sursauta. Elle dévisagea le jeune homme qui venait de rentrer.

- La porte était ouverte. Expliqua-t-il en rougissant.

Elle eut un sourire au coin en voyant la petite bouille de son ami prendre cette teinte.

- Allé viens musculor !! Sourit-elle en lui faisant une petite place à coté d’elle.
- Jan ! Je m’appelle Jan !! Marmonna-t-il néanmoins.
- Oui tu t’appelles Jan mais tu es mon musculor.

Lud’ nicha sa tête dans son épaule puis éteignit la télévision.

- Ludi. Soupira-t-il.
- Oui ?
- Tu te laisses abattre !
- J’ai déjà était abattu une fois.
- Ce qui ne te tue pas devrait te rendre plus forte !
- Je te l’ai dis Jan, je suis déjà morte. Sourit-elle sincèrement.
- Pas tant que moi je serai là.
- Juste un peu de temps encore, et j’irai mieux.
- J’ai attendu un peu trop longtemps, je t’ai observée prétendant ne rien remarquer. Mais …
- Chut ! L’interrompu-t-elle. Moi aussi j’ai attendu un peu trop longtemps. Moi aussi j’ai maquillé mon monde de tromperie, et je ne suis pas assez forte … Ma tête sonne creuse, et mon cœur tambourine de plus en plus lentement. Je le sens. Un jour il s’arrêtera sur ce que j’essaye de devenir.

Le jeune homme l a serra fort contre lui.

- Tais-toi ! Tu me fais peur. Couina-t-il les yeux larmoyants.
- C’est une malédiction. Une loi des séries !
- Non, c’est la providence qui s’entremêle un peu mais ça s’arrangera …
- Lili est partie et Lina va peut-être la suivre.
- Lina ? Fit-il surpris.
- Quoi Lina ?
- Attend, tu ne le sais pas ?
- De quoi ?
- Linke est allé la voire il y a plus de 3 heures. L’hôpital a appelé. Elle est réveillée Ludmia.

La jeune femme fit un bond. Elle résonnait …

Oui, elle résonnait à nouveau. Entre trois silences. Puis deux. Puis un. Puis aucun.

Cette petite mélodie à la fois triste et entraînante, recommençait à vibrer à l’intérieur de son cœur. Comment avait-elle fait pour ne rien sentir avant ? Peu importait. A présent elle l’entendait battre de l’aile.

« Et à chaque fois que tu souris,
Que tu ris,
Je revis.

Mais tu ne le sais peut-être pas.
»


Lud’ se leva et courut vers son armoire sans un regard au petit DJ. Elle prit un jean à la hâte et garda son T-shirt large.

- Je vais lui niquer sa race votre bassiste. Fit-elle dans un éclat de rire. Merci mon petit Jan. Elle s’approcha de lui et le smacka dans un élan de joie avant de sortir en courrant.


--

Il avait couru lui aussi. A perte d’haleine et avec cette légère douleur thoracique qui ne le quittait plus. Avec le temps, elle se faisait de plus en plus familière, de plus en plus sienne. Sa souffrance aujourd’hui ; agréable marquait une fine lamelle entre son passé et son futur.

Linke sourit, puis s’arrêta en face de la porte.

Un vent suave vint caresser chaque courbe de son cœur. Il frôla la poignée dans une seconde de plénitude qui, il l’espérait de tout son art, ne perturberai plus jamais son bonheur.

« Fonce ! »

Linke entra dans la chambre, le cœur palpitant. Une nouvelle essence de vie circulait dans tout son corps. Avec une vitesse, une force telle qu’il en avait le vertige. Son regard se posa sur le lit : Elle était là. Fidèle à elle-même. Ses cheveux naturellement ébouriffées cachaient la moitié de son visage tendit que ses jambes qu’elle serrait contre sa poitrine dissimulaient la deuxième moitié.

- Lina ? Se risqua-t-il.

La jeune brune leva ses yeux devenus verts bouteilles grâce à la lumière du jour qui filtrait par la fenêtre, puis l’observa silencieusement. Son regard s’absenta sur la silhouette si connue de son fiancé. Lui, qui avait autrefois par un seul baiser canaliser toutes ses peurs, toutes ses frayeurs en un seul battement de cœur. Un seul, qui la condamna à vivre à tout jamais.

Elle eut un petit sourire puis baissa les yeux.

- Oui, c’est bien moi…

Sa voix se perdit au fond de sa gorge tout à coup. Linke la regarda longuement puis fendit sur elle afin de la serrer dans ses bras. Surprise elle se laissa faire au début, mais elle finit par se décaler en évitant de le regarder.

- Je suis désolée. Commença-t-elle. Désolée de n’avoir rien dit.
- Non, je suis désolé de n’avoir rien compris.
- Tu n’as jamais été très doué pour comprendre.
- Et toi pour dire.
- C’était alors voué à l’échec.
- De quoi ? S’inquiéta-t-il.
- Nous. Siffla-t-elle.
- Peut-être. Réfléchit-il.
- C’est bizarre.
- De ?
- Je me sens si … Je … J’avais prié si fort de te trouver un jour, ma prière fut exaucée mais le ciel m’a prit beaucoup plus qu’il ne m’avait donné…
- Lina je t’aime !
- Linke je l’ai perdu !
- On en aura d’autres !
- Non, tu en auras d’autres !

Il se tut.

- Je ne peux plus … Commença-t-elle avant d’étouffer un sanglot qui vint la secouer.
- Dans ce cas, je n’en aurai pas d’autres non plus.

Le bassiste s’approcha d’elle et la prit dans ses bras.

- Je veux remonter le temps. Soupira-t-elle en se laissant aller.

--

« Et il ne savait pas,
Si cela allait brisait son cœur
Où plutôt les sauver…


Alors, il se laissait aller à ses doutes.

Parce qu’au fond,

Ça ne finirai jamais »


Timo soupira en passant devant l’immense muraille taguée qui séparaient les prisonniers d’une liberté si relative. Il frissonna. Cet endroit lui donnait la chair de poule.

Le jeune homme rajusta sa casquette puis s’avança au guichet où il se présenta comme un visiteur. Le responsable d’accueil le regarda d’un œil mauvais mais le laissa tout de même passer en lui recommandant de longer le long couloir jusqu’à atteindre une salle d’attente aussi froide que morbide. Timo s’exécuta en silence puis s’assit sur un banc titubant.

Après quelques minutes, une femme d’age assez avancée s’approcha de lui. Elle lui fit signe de la suivre puis le guida vers une autre pièce encore plus vide de chaleur humaine que la première. Il s’assit en face d’une vitre et attendit patiemment.

A chaque coin, il l’imaginait elle ici. Seule, et captive de ces quatre murs de glace.

- Mon Dieu, Ludmia. Pensa-t-il.

Ce fut à cet instant là, qu’un visage inconnu apparut en face de ses yeux. Il tressaillit. Cet homme avait quelque chose de flippant qui virevoltait tout autour de son corps musclé et parfaitement taillé. Timo en déduit qu’il devait passer ses heures perdues à sculpter son corps plutôt que d’instruire son esprit.

- Bonjour. Fit-il poliment.
- Muais. Vous êtes ?
- Un ami de Ludmia.
- Ludmia ? Répéta le jeune homme.
- Julie. Corrigea Timo.
- Ah.

Il sourit. Bizarrement, son sourire bien que joliment formulé avait assombrit son visage.

- Je … Je voudrai que vous m’aidiez.
- Et pourquoi ?
- Andrea vous savez tout !
- Oui, mais ça ne veux pas dire que je vous direz tout.
- J’en ai besoin. Elle en a besoin.

Le cœur du jeune blond fit un bond puis se serra tout à coup.

- Elle a sa liberté je ne vois pas ce qu’il lui faudrait de plus.
- Une nouvelle chance !!
- Ecoutez …
- Timo !!
- Ecoutez Timo, mes jours sont si seuls mais se sont les miens ! Si je suis venu ici, ce n’était que pour pouvoir me dégourdir un peu les jambes. Et rien de plus.
- Vous ne me direz rien ?
- Vous devriez lui demander.

Timo se leva et fit volte face. Andrea le mesura du regard puis ria.

- Attendez !

Timo se retourna.

- Comment va-t-elle ? Demanda-t-il dans un rire qui cachait bien des émotions, bien de la culpabilité.

Timo ne répondit pas et sortit.


--

Grelottante, elle rajusta son col puis saisit son portable une deuxième fois. Ses mains tremblaient de froid. Et de peur aussi. Combien de temps encore lui feront-ils payer ses erreurs passées ? Pourtant Pam s’était bien repentie.

Elle composa un deuxième numéro.

- Frank ! Supplia-t-elle.

Le jeune, n’en revint pas en reconnaissant la voix si familière de Pamela. Il marqua un léger silence comme pour réaliser.

- Pam ?? C’est toi ?? Osa-t-il enfin après quelques minutes.
- Oui.
- Je … C’est … Wah quelle surprise !! Fit-il sur le cul.
- Je veux revenir. S’étrangla-t-il.
- Mais, tu ne peux pas.
- Pourquoi ? Combien encore me ferez-vous payer …
- Les choses ont changés !! Rétorqua-t-il.
- Alors laissez moi revenir … Une deuxième chance encore.
- Lili est morte. Informa-t-il.
- Quoi ?

Le cœur de la jeune blonde rata un battement.

- Je …Quoi dire. Pleura-t-elle.
- Il n’y a rien à dire, tu ne peux juste pas revenir ! Annonça-t-il fermement.
- Tu as raison. Souffla-t-elle peinée malgré tout. Frank, je suis si désolée. Désolée d’avoir tout briser …
- Tu n’étais pas la seule Pam. Tu n’étais pas la seule à blâmer ce jour-là.
- Si !! Fit-elle dans un sanglot. Et je m’en voudrais toute ma vie encore. Lili ne méritait pas que je la jalouse de la sorte, que je la méprise de t’avoir. Son regard sombre, ce jour-là tandis que moi j’étais pendue à ton cou comme une greluche prête à chaque minute à te voler un baiser …Jamais il ne me quittera ce regard …
- Je ne t’ai pas repoussé Pam. Avoua-t-il.
- J’ai brisé notre amitié et votre couple. C’est à cause de moi si vous en êtes arrivé à ce stade. Souffla-t-elle maussadement.
Frank se tut. Il était vrai que ses infidélités lui avaient tant values de peines et de remords. Son cœur se serra et sur ses joues des larmes de peine creusèrent le sceau de son désespoir.

- Non, Pamela… Elle m’a embrassé avant de partir. Elle m’a juste dit au revoir, et m’a fait promettre de ne pas la pleurer, alors toi aussi ne pleures pas. Oublie le passé et vis ta vie. Murmura-t-il d’une voix nouée.

Ces paroles parurent à la jeune femme en détresse tel un message de délivrance. Elle sécha immédiatement ses larmes et sourit en regardant le ciel au dessus de sa tête.

- Merci Frank, mais sache qu’il ne se passera jamais un jour ou je ne lui adresserai une prière. Du cœur vers le ciel.

Elle raccrocha puis enfouit son portable dans sa poche. Pamela avança le long de son chemin. Sans aucun détour, elle frôlait cette rue principale qui à chaque pas l’éloignait d’eux. Et pourtant une part de son cœur les gardera toujours en elle, cette même partie qui continuera à la blâmer à tout jamais.

« La blâmer d’avoir été humaine ! »


--

- Attendez !! Cria un vieil homme en tenue de service. Il avait assisté, de son coin, à la scène produite il y a quelques lignes avant entre Timo et le prisonnier Andrea. Dès que le jeune rappeur fut sortit il le suivit en courrant. Attendez !! Répéta-t-il.

Timo se retourna enfin.

- Oui ?

L’homme essoufflé, se tint la poitrine avant de se redresser et de tendre une enveloppe à son interlocuteur.

Le MC le regarda avec de gros yeux.

- Ici, vous trouverez toutes les réponses que vous voulez. Expliqua-t-il en faisant volte face.

Timo saisit l’enveloppe et regarda le gardien de prison faire volte face puis s’éloigner. Non, il ne l’arrêta pas. Non, il ne chercha pas à comprendre le pourquoi du comment. Son esprit, trop occupé, ne répondait qu’au seul nom de : Julie Vervier inscrit sur la préface des documents qu’il tenait.


Dernière édition par Nou' le Lun 29 Déc - 15:21, édité 2 fois
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Lili
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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeSam 6 Déc - 19:58

NOUNOU JE SUIS UNE SALOPEUH! ><

Je fait souffrir tout le monde!

mais pourquoi...pourquoi j'ai écrit ce truc! U_U moi et mon manque de cerveau! nif! je me hais....

(va se taper la tête contre un mur)
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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeLun 29 Déc - 16:07

Chap twelve


Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 03031910


« Ferme les yeux,

Peu Importe où je t’emmène
»

Lina ferma doucement ses yeux, puis s’allongea sur son lit. C’est dingue, comme à cet instant tous ses souvenirs se mirent à retracer son histoire à nouveau. La jeune femme eut un sourire amer, mais se refusa d’ouvrir les yeux. Elle avait besoin de fouler ces moments passés avec elle encore cette fois.

« La mémoire est la peine, qui parasite en toi »

- Je suis le petit tas de mémoire qui parasite cette peine. Soupira-t-elle d’un ton las, en se redressant légèrement.

Ses mains sèches soutinrent son cou engourdi. Le médecin avait dit qu’elle n’avait aucun problème de santé pourtant elle sentait son corps plus chétif que jamais. Chacun de ses membres était assaillit par une légère douleur dont elle ne connaissait la source.

- Un jour, on m’a dis que l’espoir fait vivre. Pourtant, j’ai beau nourrir l’espoir de la revoir à nouveau, mon cœur trop écorché meurt un petit plus à chaque faux battement. Murmura-t-elle pour elle-même.

Lina daigna enfin ouvrir ses yeux ambre. Son regard se dirigea instinctivement vers la fenêtre close en face de son lit. Le ciel paraissait si brumeux depuis quelques temps, elle posa douloureusement ses jambes sur le carrelage blanc puis se leva. Ses pas, titubants, la guidèrent vers cette même fenêtre. La jeune malade marqua son temps avant d’oser la frôler. C’est à cet instant là que la porte s’ouvrit.

- LINA !! Cria une voix mouillée par un mélange hétérogène d’émotions.

La jeune femme se retourna.

- Ludmia. Sourit-elle avec douceur.

La rousse fonça sur son ami et la prit violement dans ses bras. Lina ne pu réprimer un rire, tandis que Lud’ la serrait de partout comme pour s’assurer qu’elle était bien là. Elle la poussa légèrement sans pour autant mettre fin à leur étreinte puis la détailla du regard.

- Tu es là. Souffla-t-elle entre deux sanglots.

Son ami la couvrit d’un regard las. Oui elle était là, encore cette fois. La jeune brune ne savait plus si c’était une bonne chose en fait. Depuis des mois sa présence n’avait pas servit à grand-chose. Elle pouvait le voire à présent dans le regard rougit de son amie. Elle ‘navait rien fait pour l’aider à supporter le départ précipité de Lili. Elle n’avait rien fait à part se noyer dans sa peine et perdre son enfant. Elle éclata en sanglots dans les bras de Lud. Lina enfouit son visage dans le cou de sa meilleure amie. Elles se retrouvaient enfin, à nouveau.

- Je suis désolée. Baragouina-t-elle d’une petite voix.
- Ce n’est pas de ta faute. Lui répondit Lud’ en passant ses mains dans les cheveux bruns de son amie. Elle lui fit une caresse. Tu verras on s’en sortira cette fois encore. C’est ce que Lili aurait voulu.

Le cœur de Lina se pinça. Tout le monde était si gentil avec elle. Perdre son enfant était donc le prit à payer pour avoir un peu d’attention ? Elle se mordilla l’intérieur des joues, assez fort pour sentir le gout acerbe de son propre sang dans la bouche.

- Oui. Approuva-t-elle, sans aucune once d’émotion mais de la fatigue. Elle était si lassée, presque blasée.
- Hey Lina. Fit Lud’ en la secouant. Qu’est-ce que tu me fais là ? Tu vas pas déprimer ? Hein ?
- Non.
- Lina … Souffla-t-elle peinée.
- Je te le promets Lud. Tout ira bien maintenant. Déclara-t-elle en déviant la tête vers la fenêtre, puis vers le ciel gris. En plein décembre, sa couleur azur et reposante s’était ternit. Les nuages étaient plus touffus et chargé d’orage mais le ciel avait toujours cette petite touche qui lui rappellait…

« Himmel hilf,
Je ne sais pas où tu dormiras ce soir
Mais,
Je suis là. Veillant sur toi. »

- Oui Lina. Je te le jure. Tout ira bien maintenant. Je ne te laisserais plus jamais seule. Lança Lud résignée à protéger son amie. Tu es tout ce qui me reste à présent. Je ne veux pas qu’on se perde.
- Je sais. Couina Lina d’une voix nouée. Je suis désolée. Je n’apporte que des soucis.
- Ne dis pas de sortisses. Tu rentreras bientôt à la maison et tout sera comme avant. Promit-elle en fronçant les sourcils.

Ludmia pensait à Frank et à sa nouvelle lubie. Il devrait lui passer sur le corps afin de bouger quoi que ce soit dans la chambre de Lili. Plus personne ne toucherait à ses amies. Une rage et une haine, sans précédant avaient naquit en elle depuis le jour où Lili avait laissé échapper son dernier soupir. Elle avait refoulé tout ce surplus négatif, elle avait essayé de sourire et de faire aller mais c’était fini. Maintenant elle laisserait ses sentiments s’exprimer. Ludmia allait commencer par envoyer balader son boulot et prendre des vacances bien méritées. Plus rien ne se mettrait au travers de leur bonheur, même pas ce salop destin comme le qualifiait Jan. Elle était aussi résignée qu’une tigresse affamée ; à courir, à bondir et à blesser à mort s’il le fallait.

- Tout redeviendra comme avant. Répéta-t-elle.


--

Frank enfila un jean usé et un sweat blanc troué au niveau de l’omoplate. Il entra dans la chambre avec un pincement au cœur. Ça lui faisait toujours bizarre d’entrer dans cette pièce. Il avait frôlé le bonheur tant de fois entre ses murs, il avait atteint l’orgasme tant de fois sur ce même lit et à présent le voilà près à tout supprimer.

Les nouveaux meubles qu’il avait achetés allaient être livrés en fin de semaine. Il n’avait donc plus beaucoup de temps, et il ne pourrait pas compter sur l’aide de Linke et Timo. Le premier ne quittant plus sa fiancée d’une semelle tandis le second parti faire des enquêtes sur le passé de Lud.

Il soupira puis s’approcha du lit à baldaquin. Le chanteur sourit en touchant les draps violets. C’était bien elle, même en dormant elle voulait restée plongée dans son monde de féerie. Avant même qu’ils ne soient ensemble, Frank avait l’habitude de venir l’épier pendant son sommeil. Il ouvrait doucement la porte et restait planté dans un coin à la regarder dormir. Elle ressemblait à une princesse arabe, étendue comme ça derrière ses rideaux en Organza. Frank sourit à cette vision.

- Je ne pourrais plus jamais de regarder dormir.

« Dis toi que,
D’une certaine façon …


Maintenant je suis à jamais étendue comme cette princesse arabe
Que tu trouve si belle. »


Il ferma ses yeux afin de réprimer ses émotions. C’était si dur. Il s’assit au bord du lit puis s’allongea. Le vent chaud venait le brûler là ou ça faisait le plus mal, pourtant les temps était sensé attiser les peines. Le temps faisait oublier et aller mieux. Foutaise ! Il serra l’oreiller de Lili contre lui puis il renifla. Si quelqu’un entrait il aurait l’air si fin, mais il s’en fouttait. Bordel, c’était la chambre de Lili. C’était la chambre de Lili et ce n’était pas rien. Un larme perla au coin de son œil gauche. Il la laissa couler sans l’essuyer, les yeux toujours clos.

- Lili, tu ne me laisseras jamais seul. Je le sais. Tu es peut-être morte mais je garde dans le cœur des captures de ton visage et des éclats de ton rire. Lili, je t’aime. Souffla-t-il au vent.

Il ne l’oublierait jamais car marqué au fer rouge, cet amour était encré dans sa peau. Parce que trop mutilée, sa peau ne cicatrisait plus cette blessure béante.

- Olivia, aurait été si fière de sa maman si elle l’avait connue mais elle ne t’as pas connu. Cette petite me fend le cœur pour une raison que je ne saisie pas. Comme si j’avais pu être son père, mais tu es sa mère et cela me suffit amplement. Elle a au fond de son cœur un tel amour de la vie. Elle est aussi très intelligente et ses réflexions me laissent parfois la bouche grande ouverte. Elle nourrit en elle aussi l’amour de l’écriture. Elle écrit des petites histoires où elle raconte ses voyages imaginaires avec son papa et sa maman.

Il marqua un léger silence avant de reprendre son petit monologue externe.

- C’est ton portrait craché. Sourit-il. Et cette pour cette raison que je tiens tant à ce qu’elle ait cette chambre. Je voudrais que le soir avant de s’endormir elle puisse s’adresser à sa maman. Qu’elle puisse lui dire à quel point elle est seule sans elle. Je voudrais qu’elle soit sûre que quand la nuit toutes les lumières sont éteintes dans la lumière, il y aura toujours quelqu’un pour veiller sur elle. Quelqu’un dans cette chambre qui l’aimera au-delà de la vie. Quelqu’un comme toi Lili.

Frank se redressa son desserrer sa prise sur son oreiller.

- Je fais preuve de tant d’altruisme en lui cédant cette chambre. Si tu savais. Je lui offre mon havre de paix. D’ici 15 jours je ne pourrais plus me recueillir sur ton lit. Je crois qu’il est temps pour moi de m’appliquer un peu plus sur mon deuil.

Il se leva et retira les draps du lit. Il les plia puis les enfouit dans un grand carton. Frank espérait faire le plus gros du travail, maintenant que Ludmia était occupé à l’hôpital. Il redoutait un peu la confrontation avec la jeune femme mais il ne comptait pas lâcher prise.

« Cette chambre sera à mon enfant. »


--


Jan laissa le vent s’engouffrer dans sa chambre et ébouriffer ses cheveux à présent mi-longs. Il ferma les yeux. L’air sentait la mer. Il sourit, puis se dirigea vers son bureau. Il alluma son Macbook puis se mit à jouer à l’un des jeux débiles de Linke. Le jeune DJ couina d’insatisfaction en perdant l’une de ses sept vies.

- Fuck up ! Se lamenta-t-il en tentant de reprendre le dessus. Il fracassa la tête d’un ogre puis contourna deux dragons. Il avançait vaillamment dans le donjon noir quand …

- MERDE QUI A FAIT PETE LE COURANT ? Croassa-t-il hors de lui. Jan se leva faisant renverser sa chaise. Il se dirigea vers la porte mais fut surpris d’y découvrir Linke.

- C’est toi qui a pété l’électricité ? L’accusa-t-il. J’allais battre mon record …

Le jeune blond ne pu achever sa phrase. Il se retrouva plaqué contre la porte de sa propre chambre. Il fixa Linke sans trop comprendre. Il tenta de se débattre mais le bassiste le tenait fermement par le torse et les bras.

- Ne t’approche plus de Lina. Cracha-t-il.
- Mais tu es complètement fou mon pauvre. S’il y a quelqu’un qui devrait éviter de l’approcher en ce moment c’est bien toi. Depuis que vous êtes ensemble tu n’as fais que la blesser et maintenant … Elle vit en plein cauchemar. Sa plus grande phobie est devenue réalité !
- Mais je ne vois pas le rapport avec l’eau ! Sangla-t-il une seconde fois. Il avait eu un peu près la même conversation avec Ludmia.
- Commence par me lâcher, tu y verras peut-être un peu plus clair.
- Tu as embrassé ma fiancée.
- Non. Ta fiancée m’a embrassé parce que tu n’étais pas là.

Linke le fusilla du regard. Il le lâcha durant quelques secondes mais la vision de Lina dans les bras de son ami vint le gifler en pleine face.

- Et j’ai répondu à son baiser. Confessa-t-il dans la foulée.
- Salop ! L’insulta-t-il avant de lui donner un coup de poing.

Christian y avait mit tant de force qu’il s’en étonnait lui-même. Il secoua son poing en grimassent. Jan était accroupit au sol, se tenant la joue droite. Il leva ses yeux bleu pâles sur Linke puis sourit.

- Tu n’es qu’un abrutit. Fit-il en se levant.
- JAN ! Cria Ludmia en courant vers son meilleur ami. Elle prit Jan dans les bras et examina sa joue enflée. Tu saignes. Souffla-t-elle.
- Ce n’est rien. Tenta-t-il de sourire. Je me suis prit la porte en sortant … Rah quel maladroit ! Ricana-t-il sans quitter Linke des yeux.
- Et cette porte ne serait pas plutôt une grue d’1m87, cheveux brun mi longs, petits yeux globuleux gris verts et gros nez rond ? Lança-t-elle en regardant Linke de travers.
- Arrête Ludmia … Souffla Jan en posant une main sur le bras de la jeune rousse. Ne te mêle pas de nos querelles d’ados. Ria-t-il.

Elle se tut immédiatement, ne voulant pas contrarier le bonhomme. Linke les regard de haut puis fit volte face.

- Au fait, la phobie de ta fiancée : C’est de ne pas pouvoir avoir d’enfant. Elle dit souvent qu’il y a rien de pire pour un parent que de perdre son enfant. C’est contre nature. Lui lança Jan.
- Oui et merci de m’avoir prévenu qu’elle s’était réveillée ! Continua Lud’ septique.

Le cœur de Linke rata un battement. Il se sentait tout à coup exclu. Il baissa les yeux et ne su quoi répondre. Il serra les poings.

- J’étais juste trop impatient de la voire. Souffla-t-il avant de disparaitre au détour du couloir principal.
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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeMar 30 Déc - 2:18

et???

elle est où la suite??? ><

je bude voilà!

Tu croyais que je te haissais??? Alors dans le fond, tu ne me connais pas vraiment si bien ^^

Ce n'est pas vrai: tu es importante pour moi! Point!

Mais...

JE VEUX UNE SUITE ><

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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeLun 31 Aoû - 17:02

Ahhhhhh une suite. Ca faisait longtemps. Nou a éditer^^ car elle n'avait pas finit son chapitre.
J'adore et encore une fois j'ai pleuré. La détresse de Frank ma particulièrement toucher. L'amitié que ressentent les filles (nous trois) est plus forte que tout^^

Biz puce, continue car c'est sublime.

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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeLun 31 Aoû - 20:39

Hey merciiii Ludiii

C'est grace à vous que j'ai repris.

Ce sera Ludi d'amour qui va poster la fiction, j'ai quelques problèmes avec mon logiciel de traitement de texte.

Kisouille ^^

_________________
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{ Il faudrait de l'expérience pour apprivoiser
les différences et se reconnaitre enfin.
Il faudrait. Maintenant , c'est trop tard.
On tente de se reconnaitre et on finit
avec un inconnu.
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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeLun 31 Aoû - 21:33

Chap thriteen


Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Brd1511


Timo resta recroquevillé sur lui même au bout de la rue. Au fait il n’était pas parti trop loin, sa curiosité le rongeait de l’intérieur. Il s’assit au coin d’un trottoir miteux puis regarda l’enveloppe entre ses mains tremblantes. Il allait bientôt être fixé. Le jeune MC avait beau dire qu’il se fouttait du passé de Ludmia, ou de Julie. Il avait beau dire que ce qu’il ressentait ne s’effacerait jamais, au fond de son cœur il ressentait un peu d’appréhension.

Il repensa à « Wegweiser ». Aux premières notes. A David accroupit au dessus de son piano et à lui serrant son micro à en avoir des crampes au doigt. Il repensa à Frank chantait du cœur et à Lili pleurant en se balançant. Linke, assis dans un coin avec Lina dans le bras. Elle fixait ses souliers sans un mot. Jan et Juri souriaient en silence. Puis finalement, … Lud. Elle le regardait au coin, le mesurant presque du regard. A quel point allait-il la malmener ? A quel point avait le pouvoir de la bouleverser encore ? Elle serrait les poings, en plissant les yeux.

Timo sourit. C’était son meilleur souvenir d’eux. D’elles. Depuis quelques mois tout avait changé. Il était loin d’être le plus proche de Lili, mais son départ l’avait autant affecté que les autres. Au fait, cette jeune brune les avait touts chamboulée. Elle était partie en laissant derrière elle un froid … mortel. L’odeur de la mort, de la soumission et de la terre brute flottait dans l’air depuis trop longtemps et personne n’avait plus la force de mener le groupe vers la libération. Il soupira en regardant encore l’enveloppe. Un vent chaud vint le caresser au cou, mais il ne lui brûla pas les cicatrices. Il sourit. Parfois il enjolivait de trop ses mots. Cette chanson il l’avait écrite quand ça allait mal pour eux …

« La musique est le remède.

Chante.
Chante-le, petit soleil. »

Un rayon de soleil vint irriter sa peau sensible. Il plissa les yeux en levant la tête. Le soleil tapait au dessus de lui. Il cacha son visage avec l’enveloppe. Pourquoi n’osait-il plus l’ouvrir ? Sa curiosité s’était inclinée face à sa peur de … De l’inconnu ou d’une preuve irrévocable que l’amour ne tenait qu’à un fil. Et s’il détestait cette Julie Vervier ?

- Rah … S’impatienta-t-il en se mordillant la lèvre. Il ferma les yeux et déchira l’enveloppe sur le coté. Son cœur rata un battement. C’était fini. Il se leva d’un bond et couru à perte d’haleine jusqu’au portail de la prison. Il voulut entrer une seconde fois et tabasser cet Andrea. Lui décrocher la mâchoire. Lui arracher les yeux, mais …

« Ça ne servirait à plus rien, maintenant. »

Timo ravala sa haine. Sa salive avait un gout d’amertume qui lui retournait l’estomac. Il se tint les cuisses, en s’accroupissant. Personne ne devrait savoir. Il prit les photos et le petit mot et le déchira sans le lire. Il les émietta et les jeta au vent.

Le MC fit volte face et se dirigea directe vers la gare. Il ne voulait plus retourner à sa chambre miteuse. Il s’appuya sur ses talons et continua d’avancer, l’air soucieux.


--

Ludmia se dirigea d’un pas ferme vers la chambre de Lili. Elle avait entendu du bruit toute la nuit, mais n’avait pas eu la force de se lever. Après ses nuits blanches à l’hôpital elle avait horriblement besoin de sommeil. Elle ouvrit grand la bouche en ouvrant la porte.

« Mais qu’est-ce qu’il a fouttu ? » S’étrangla-t-elle.

Son regard se posa tout autour d’elle. La plus grosse moitié des meubles avaient disparu, les vêtements de Lili étaient jetés pelle mêle dans des cartons et lui … Lui il dormait sur le matelas, avec un petit sourire. Elle se sentit largué, elle ne comprenait vraiment pas les raisons qui poussaient Frank à agir aussi cruellement. Sa respiration devint saccadée. Elle sauta presque sur le lit et se mit à secouer le jeune homme.

« Mais réveille-toi !! Réveille-toi espèce d’idiot ! » Brailla-t-elle les larmes aux yeux.

Elle le tira par le bras, le faisant basculer sur le sol.

« Lève-toi ! Lève-toi et rend lui ses affaires … C’est à Lili ! »

Frank la regarda sonné. Il ne s’attendait pas à une telle attaque mais ne dit rien. Il ne comprenait que trop bien les réactions de la jeune rousse. Il aurait peut-être réagit aussi violemment si la situation avait été inversé. Hélas, il ne pouvait pas lui expliquer. Sa priorité était de protéger Olivia.

« TU SORS DE LA TOUT DE SUITE ! » Cria-t-elle, en le menaçant du doigt.
« Non, Ludmia. Je ne sortirais pas et tu le sais très bien. » Déclara-t-il en se levant. Il dépoussiéra ses vêtements.

Elle n’en revenait pas. Lud regarda autour et vit des pots de peintures.

« Tu veux changer la peinture aussi ? Tu es malade ? Va voire un psy je te le paye ! »
« De nous deux, je crois bien que le plus malade ce n’est pas moi Ludmia. C’est fini. C’est fini depuis un bout de temps déjà. »
« Comment ça ? Tu la fous dehors ? » Sanglota-t-elle. « Tu peux pas faire ça. C’était ta Lili, elle t’aimait malgré tout ce que tu as fait. C’est pour cette seule raison que je ne t’ai pas pointé du doigt. A chaque fois que je voulais te blâmer de son état il y avait … » Elle se tut laissant couler ses larmes. « Il y avait ce sourire pour m’arrêter. Il y avait le souvenir de cet amour au quel elle tenait tant, au péril de sa vie. Elle n’a jamais trop supporté tes infidélités mais elle est restée. Tu sais … J’étais avec elle la première fois qu’elle t’as surpris avec cette blondasse. »

Frank roula ses yeux comme des billes. Il enfouit ses mains dans ses poches arrière, ne sachant plus quoi faire avec.

« J’étais dans une colère noire. J’ai crié, j’ai dit qu’on devait aller te crever les yeux mais elle n’a pas bougé. Lili a sourit d’un sourire terne. A vous en fendre le cœur. Elle a tout simplement dit : « Mais je l’aime, moi. » » Continua-t-elle. « Tu lui dois beaucoup, et tu le sais très bien. Alors laisse la tranquille. Laisse-lui son espace encore. »

Il baissa les yeux. Il ne le savait que trop bien. Frank avait cette énorme dette envers sa défunte copine. C’était d’ailleurs l’une des raisons qui le poussait à agir de la sorte. C’était l’une des raisons qui le poussait à activer ce mécanisme de deuil qui était à la traine depuis des mois.

« C’est pour elle que je le fais. » Trembla-t-il. « Crois-mois au moins cette fois. »

Il avait dit cela avec tant de sincérité que le cœur de Lud’ crépita, mais elle secoua la tête. Il était trop doué ! Elle le regarda de travers. Elle mettait tellement de force dans le regard, que Frank se sentit tout petit. Lud’ éclata d’un rire sans joie. Elle le saisit par le col et le plaqua violement contre le mur. Son visage était à quelques cm du sien. Ses lèvres tremblaient en dessous des siennes et ses doigts étaient implantés dans sa chair.

« C’est pour elle que tu ramènes une autre ? Hein ? Tu ne te repentiras donc jamais ? Toujours les femmes … Je ne te blâme pas pour tes faiblesses après tout tu es un homme mais ne met pas ça sur le dos de Lili. Prend ma chambre, ta salope ne dormira pas ici. Tu vois je suis compréhensive ? » Cracha-t-elle.
« Olivia … » Couina-t-il.
« Oui ta salope ! »
« Olivia n’a même pas encore fêté ses neuf ans. » Souffla-t-il.
« Quoi ? »

Ludmia eut le vertige. Elle le lâcha et fit volte face. Elle sortit de la chambre et courut jusqu’à la salle de bain. Des hauts les cœurs violents la secouaient de partout. Elle se tint le ventre accoudée aux WC.

« Lud, j’ai essayé de te le dire mais ce n’était jamais le bon moment. » Chuchota Frank qui l’avait suivit. Il tenta de s’approcher d’elle mais elle secoua la tête, sans le regarder.

« C’était prévisible. Tu l’as trompé combien de fois ? » Couina-t-elle. « Il fallait bien la fois de trop. »

Frank se tut.

« C’était avant qu’on se mette ensemble. Lili avait dû travailler pendant un an à l’étranger. »
« Oui je sais. Tu allais la voire souvent, ça t’arrangeais bien hein ? Qu’elle soit si loin ? »
« Lili le savait. »

Le cœur de la rousse rata un battement. Elle tenta de se lever, mais elle était trop sonnée. Elle resta donc à terre.

« Je ne te crois pas une seconde. Elle me l’aurait dit. On s’est toujours tout dis. »

Il resta silencieux. Lud’ était trop têtue pour qu’il tente de la convaincre.

« Il y a une seule chose qui me chiffonne. Pourquoi Olivia ? Pourquoi Olivia comme elle ?»

Frank sourit. Elle lui posait une de ces colles. Il ne savait vraiment pas pourquoi Lili avait choisi de donner son prénom à sa fille. Et la vérité c’est qu’il n’avait pas demandé.

« C’est Lili qui a choisi. »
« SORS ! » Cria-t-elle excédée.
« D’accord. » Souffla-t-il en s’exécutant. « Ma fille dormira dans cette chambre. Je suis toujours chez moi. Le sixième de la villa m’appartient. » Lança-t-il du moins avant de sortir. Il avait prit garde à adopter un ton froid afin de signifier sa résignation à la jeune femme.

Elle n’avait aucun pouvoir.

Aucun.

Lud resta quelques secondes redressée, mais à peine eut-elle sentit qu’elle était seule que son corps se vouta. La jeune femme retomba en arrière et commença à sangloter comme une gamine. Recroquevillée sur elle-même. Mais ou était Timo ? A cet instant elle avait tellement besoin de lui.

« Elle ne l’aimait pas
Elle avait juste

Trop besoin de lui. »


--

« Allo bébé. »
« Stefanie, c’est fini. Ne m’appelle plus. » Lança Linke.
« Tu sais autant que moi que tu ne pourras pas te passer trop longtemps de moi. »
« C’est fini ! »
« Ta copine est revenue, c’est ça ? » Ria-t-elle.
« C’est ma fiancée. »
« Arrête tes délires, chou. Katie et Tatiana aussi tu leur manque. »

Son cœur se serra.

« Non. Elle a besoin de moi. »
« Et ou était-elle quand tu avais besoin d’elle ? Ce n’est pas pour cette raison que tu es venue nous voire ? Reviens-nous. Tu sais que tu es mon client préféré. »

Il frémit. Elle avait raison. Depuis l’enterrement, Lina l’avait rejeté violement. A présent il pouvait avouer qu’il n’avait rien fait pour revenir. Il avait lâché prise au premier obstacle. Il s’en voulait horriblement. Il n’aurait pas dû arborer le visage de la suffisance et la laisser patauger seule dans ses peines.

Il n’avait pas voulu en venir là. Il l’aimait. C’était vrai, mais il avait ressentit le besoin de voire ailleurs au premier rejet. Une façon de soigner la plaie avant même qu’elle ne s’ouvre. Le premier soir, il n’y était allé que pour voire. Le deuxième aussi d’ailleurs. Au bout d’une semaine, Stefanie lui avait tendue une jambe par-dessus la table. Elle lui avait sourit et lui avait glissé une invitation dans la poche.

« Tu as l’air si triste, chou. Ici c’est la maison des braves. Je te ferais tout oublier. » Lui avait-elle promit. Et elle avait un peu trop bien tenue sa promesse. Linke se dégoutait. Pourquoi avait-il manqué de tuer Jan alors qu’il avait fait pire ?

« Linke, chou ? Tu es toujours là ? » Ria, Stefanie provocatrice. « Tu sais que je suis la seule à te faire vibrer. »

Il ne répondit rien. Le bassiste raccrocha. Il éteignit son portable, l’ouvrit par l’arrière et envoya sa batterie valser contre le mur. Il prit sa carte SIM et la balança à son tour. Il devait changer tout cela. Se relever et l’épouser. C’était Lina et personne d’autre. C’était juste qu’il s’était un peu égaré d’elle.

Linke regarda le cadre sur sa table de chevet. Il donnerait cher afin de la revoir faire la pitre comme avant. Il sourit et se leva. Le jeune homme se dirigea vers sa douche et alluma le jet d’eau. L’eau tiède sur sa peau le lavait de ses péchés. Il ferma les yeux et revit le visage souriant de Lina. Tout avait commencé par un grincement de dents … Oui. Tout avait commencé comme ça. Elle l’avait cherché tout de suite, et avait fini par le trouver. Peu à peu, ce grincement évolua et devint un tintement de basse. Il jouait en pensant à elle. Il chantait en voyant son visage dans la foule.

Juste, pour cette simple raison. Il savait qu’il n’y aurait pas d’adieu. Il n’y en avait nul besoin. Les autres, Jan et Lud, ne pouvaient peut-être pas le sentir mais cela lui importait peu. Il allait tout faire pour l’avoir une seconde fois.


Dernière édition par Lud' le Lun 31 Aoû - 21:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeLun 31 Aoû - 21:33

--

Juri avait accompagné David ici. Il n’était jamais revenu sur cette tombe depuis l’enterrement. Le pianiste baissa les yeux. Il regard son ami au coin et lui sourit.

« Merci. » Souffla-t-il.

Juri, aussi calme et posé que d’habitude savait qu’il n’avait rien à ajouter. David avait besoin de se recueillir ici. Il avait besoin de confesser ses fautes et de demander pardon pour cette enfant qu’il ne pouvait pas voire. Il resta derrière lui, sans bouger. Un support immobile au cas où il aurait besoin de se laisser tomber. La présence du batteur était imposante et forte, mais c’était une force bénigne, reposante. Une garantie que la chute ne serait pas rude tant qu’il y aurait quelqu’un pour réceptionner.

« Merci d’avoir remplacé Timo. Je n’aurai jamais pu venir seul. » Avoua-t-il en baissant les yeux sur l’épitaphe.
« Ne t’inquiète pas. »

C’était encore plus dur pour lui sans Timo pour lui tenir le bras. David soupira. Revenir sur ses pas était une épreuve affligeante sans son meilleur ami. Tout paraissait surmontable avec le MC.

« Lili … » Commença-t-il.

Il se racla sa gorgé rouillée. Il avait du mal à trouver ses mots. D’habitude, pour parler à une fille il commençait par sourire et les mots venaient plus facilement mais à présent l’envie de rire l’avait quitté.

« Il était temps hein ? » Gloussa-t-il mal à l’aise.

Juri fit un pas en arrière, s’éloignant un peu plus. David aurait surement besoin d’être seul pour parler mais il ne voulait pas que le pianiste perçoive son départ comme un abandon. Il reculait petit à petit.

« Je n’ai pas revu notr … Ta fille. Il parait qu’elle te ressemble beaucoup. C’est … bien. »

Il se sentit tout à coup débile. Il se laissa tomber sur le sol puis commença à se triturer les doigts.

« Lud et Lina savent pas. Y a que moi et les garçons, pas vrai ? Tu avais si honte de moi ? »
Un sifflement strident bourdonna dans ses oreilles. Il se sentait comme un gamin en face d’un puzzle dont il manquait un seule pièce, partagé entre la fierté d’en être arrivé là et le dégout que ses efforts aient été si vain. Un travail incomplet n’était jamais un bon travail.

« Je suis désolé de t’avoir implicitement incité à mentir à tes amies, à leur cacher … Je suis désolé d’avoir profité d’un moment d’égarement pour t’aimer. Tu sais, je crois au fond de moi qu’Olivia est le fruit d’un amour mal jugé. »

Il soupira.

« Voilà. Je pourrais t’écrire une symphonie que ça ne servirait à rien. Elle arrive dans 15 jours. »

Il frissonna. Il avait si peur d’être confronté à cette petite.

« Je suis le tonton David. Hein que je suis le tonton David ? » Souffla-t-il.

Il était terrifié à l’idée d’être père. David se leva et fit volte face. Il s’éloigna à pas pressant de la tombe.

« Merci,

Je ne pouvais espérer mieux
Pour une première fois. »


--

Elle regarda par la fenêtre. Depuis son réveil, Lina passait les trois quart de son temps assise sur une chaise en face de fenêtre. Elle ne bougeait pas ses mains posées sur son ventre plat. Elle ne déviait pas son regard, rivé sur le ciel. Un sourire torturé était figé sur son visage placide.

C’était fini et elle devait faire avec. Se soumettre au destin semblait être la solution la plus facile.

La porte s’ouvrit à la volée. Elle ne fit pas un mouvement, laissant son visiteur se présenter par lui-même. Elle n’était plus pressé de savoir qui entrait ou sortait de sa chambre.

« Lina. » Souffla une voix de gamin essoufflé.

Le jeune DJ fit en face d’elle la rejoignit en deux enjambées. Il tourna la chaise et obligea Lina à le regarder dans les yeux. Jan se mit à genoux en face d’elle. Il la tira et la smacka furtivement. La jeune femme ne réagit pas. Elle se laissa faire, comme une marionnette dont on aurait coupé les ficelles.

« Tu es venu. »
« Oui, je suis venu. Je t’ai laissé le temps d’émerger. Je me doutais que Linke, Lud … Enfin tout le monde allait débarquer. Je voulais qu’on soit seuls. »

Elle tenta un faible sourire.

« Tu es si … fatiguée, ma Lina. »
« Oui. »

Jan se leva et regarda autour de lui. Son regard accrocha un bouquet de fleur blanches, avec un rose jaune au milieu. Linke était revenu à la charge. Il passa une main sur sa joue légèrement bleue.

« Il t’a frappé. » Conclu-t-elle.
« Parce qu’on s’est embrassé. Lina, … Quand on s’est embrassé je … » Il baissa les yeux, timide.

Lina éclata d’un rire sans joie. Elle se crispa de douleur.

« Il était temps qu’il se souvienne de moi. Pas vrai ? » Demanda-t-elle tristement.

Elle l’aimait donc. Jan tenta de taire ses réflexions mais s’était peine perdue. Sa langue le brûlait.

« Tu ne connais pas Linke. Où du moins ce qu’il est devenu. Il se joue de toi, Lina. Il ne t’aime pas comme tu le mérite. »

Lina le regarda les yeux ronds. Ses mains toujours crispés sur son ventre.

« Parce que je mérite d’être aimé à ton avis ? »
« Bien sur ! » Sangla-t-il.
« Ah bon ? Et qui va m’aimer comme je le mérite ? Toi peut-être ? » Lança-t-elle en plissant les yeux. « C’est bon Jan. J’ai décidé. Je ne me bâterais plus pour avoir ce que je veux. J’en ai assez. Je suis fatigué. Puis maintenant ça devrait être plus simple. J’ai tout perdu. » Sourit-elle le regard dans le vague.
« Non. Mais ouvre les yeux. Il t’offre un bouquet avec un rose jaune au milieu. Tu es cocue. Tu es cocue Lina depuis 6 mois. » Explosa-t-il.

Son cœur se pinça. Elle ferma les yeux, assaillit par une douleur inconnue. La jeune femme réprima ses larmes. Elle regarda Jan de travers.

« Linke est mon fiancé. » Souffla-t-elle comme une évidence. « Il est la seule chose à laquelle je peux m’accrocher. »
« Il te trompe ! Moi je ne te tromperais jamais … »
« Ça ne veux rien dire. Le jaune est ma couleur préférée. » Couina-t-elle en sentant les larmes lui monter.

Jan la regarda sans comprendre.

« Je veux t’aider. »
« C’est trop tard maintenant. Il fallait m’aider avant quand je ne mangeais plus et que mon corps était devenu trop faible pour garder mon bébé. »
« Lina … » Se lamenta-t-il.
« C’est bon Jan, merci pour ta visite. »

Le jeune blond ne rétorqua pas. Il sortit de la chambre, les nerfs à vif. Lina le regard faire le cœur gros. Elle avait si mal de le remballer lui. Elle éclata en sanglots puis se dirigea vers le vase qui contenait le bouquet. Elle sortit les fleurs et les jeta à la poubelle après les avoir effrités les unes après les autres.
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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeLun 31 Aoû - 21:38

Merci Ludiii

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{ Il faudrait de l'expérience pour apprivoiser
les différences et se reconnaitre enfin.
Il faudrait. Maintenant , c'est trop tard.
On tente de se reconnaitre et on finit
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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeLun 31 Aoû - 23:49

Crying or Very sad j'ai relu encore.. j'en ai toujours les larmes aux yeux... c'est prenant! C'est trop nous... C'est.... epoustouflant ^^

I love you I love you

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le chemin de croix que je traverse....
Couvert de ce sang...
Mon sang...
Frappez tant qu'il m'en reste encore!
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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeMer 2 Sep - 19:24

Chapitre fourteen

Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Img-182423rb6oy

« 19 décembre. »

« Le jour de mon anniversaire. » Souffla-t-elle en regardant le calendrier.
Lina sortait aujourd’hui. Un sourire terne barrait son visage. C’était idiot de le dire mais elle ne voulait pas quitter l’hôpital. Elle avait toujours été attirée par cet endroit stérile. Elle aimait l’odeur de l’eau de Javel qui flottait un peu partout. Elle aimait la quiétude et le calme, quand elle n’avait aucune visite. Lud était venu tôt le matin pour l’aider à ramasser ses quelques vêtements, puis elle était repartie à la villa. Trop rapidement. La connaissant, elle devait sûrement lui préparer une petite fête. La jeune brune soupira. C’était gentil de penser à lui changer les idées mais elle n’avait aucune envie de s’amuser. Le temps des conneries avait passé son tour à celui des lamentations.
C’était Linke qui devait passer la chercher. Lui, aussi elle n’avait pas très envie de le voire mais elle le faisait quand même. Elle l’aimait quand même.
La porte s’ouvrit à la volée. Lina se surprit à espérer que ce soit Jan, mais ce fut Linke qui vint à elle, les deux bras tendu en avant. Il la prit dans ses bras et lui embrassa la joue. Ça aussi ce n’était pas dans ses habitudes. Il n’avait jamais été doué pour les excès d’affection. Elle avait toujours été celle à l’embrasser, à le câliner, à avoir envie de lui … Cela la blessait tellement à l’époque. Elle enviait la complicité de Frank et Lili. Ils avaient des échanges équilibrés, eux. Lina avait toujours eu l’impression d’être la seule à donner. Linke lui rendait toujours, elle ne le niait pas. Il répondait à ses baisers avec fougue, il suivait ses caresses avec tendresse, mais parfois elle voulait tellement que l’initiative vienne de lui. Alors pourquoi … Pourquoi cela ne lui faisait-il plus rien ?

« On change…
Les gens changent.
»

« Bonjour, ma puce. » Sourit-il, comme si de rien n’était. Il la regarda du haut de ses 1m 87 et se pencha légèrement pour lui ébouriffer le dessus de la tête. Lina avait une sainte horreur qu’on lui touche les cheveux, mais elle ne dit rien. Elle se contenta de relever la tête, et de sourire. Christian, était si grand comparé à elle. Elle se mit sur la pointe des pieds et l’embrassa à son tour sur la joue.

« Tu dois être contente, on rentre chez nous. »

Elle esquissa simplement de la tête. Elle fit lentement volte face et partie prendre sa petite valise rouge. Linke la rejoignit rapidement et lui tendit une main.

« Je te la porte. »

Elle le laissa faire sans un mot, sans aucune objection. Cela lui faisait si bizarre de ne pas ressentir le besoin de le fusiller du regard et de lui brailler à la gueule qu’elle n’avait pas besoin de lui. Elle rit légèrement.

« C’est bête. » Souffla-t-elle.

« Quoi ? »

« Rien. »

Linke lui sourit. Il lui prit la main et passa devant, la tirant derrière lui. Lina le suivit en baissant les yeux.

--

Lud retira ses converses devant la porte et posa ses provisions sur la table de la cuisine. Les garçons étaient encore entrain de prendre leur petit déjeuner. A 11h. Elle soupira, exaspérée. Leur fénéantise ne l’amusait plus beaucoup. La jeune femme lança un regard septique à Frank. Depuis quelques jours elle ne savait plus faire semblant avec lui. Elle le détestait tant, que prétendre le contraire la tuerait à coup sûr. C’était comme avec Timo mais dans le sens contraire … Elle le chercha du regard mais ne le vit pas. Il n’était toujours pas rentré. Elle baissa les yeux. Pourquoi ne répondait-il pas à ses appels ? A ses SMS ?

« Dites les garçons, vous pourriez m’aider avec les courses ? Il faudrait que l’un de vous aille chercher le gâteau vers 16h. Il y a une robe aussi à aller chercher de chez Etam, et plein de rangement à faire. »
David la regarda avec de gros yeux.

« Moi, je veux bien t’aider mais … C’est pourquoi tout ce remue ménage ? »

« Rho, incorrigible ! » Ria Frank. « Aujourd’hui Lina rentre de l’hôpital. C’est bien ça ? »

Lud ne lui répondit pas.

« C’est son anniversaire, aussi. » Compléta Jan qui était resté silencieux depuis le début. Il fit un petit sourire, avant de rougir.

« Jan … » Souffla Lud. Elle avait de la peine pour le DJ.

« Ben alors c’est Linke qui se démerde ! » Proposa David, en se levant. « Ça lui fera les pieds, et j’adore le voire courir dans tous les sens. »

« J’ai rien dis à Linke et je m’en fous ! » Grinça Ludmia. « Il est pas invité ! »

Les garçons haussèrent tous un sourcil, sauf Jan. Apparemment elle en voulait toujours au bassiste pour la fausse couche de sa meilleure amie.

« Ludmia, ce n’est la faute de personne. » Tenta Frank.

« Ce n’est pas pour ça, Frank. » Résonna la voix grave de Juri. « C’est entre eux que ça se passe. » Il se tourna vers Ludmia qui le gratifiait d’un sourire.

« J’irai chercher ton gâteau et la robe. J’ai rien à faire cette aprèm. Ça me fera une ballade. »

« Merci, Juri. »

La jeune rousse s’assit sur la table, puis baissa les yeux. C’était trop dur de se battre mais elle devait être forte au moins pour Lina. Au moins pour Lili aussi. Ludmia était une fille du cœur, sensible mais jamais fragile. Elle avait prit l’habitude d’arborer la figue de l’humilité pour se protéger, mais parfois c’était pénible de tenir le coup. Surtout quand il s’agissait de personnes qu’elle aimait. Elle pouvait bien supporter ses peines mais celles de ses L, c’était autre chose. Elle avait encore plus de mal. Lud soupira.
La serrure de la porte tourna. Elle releva ses yeux humides pour découvrir le visage angélique de Timo. Il poussa la porte et entra. Le MC jeta son blouson à terre et salua à peine les garçons. David le toisa du regard sans rien dire. Lud, elle, se leva et se jeta presque dans ses bras. Son corps avait été mû par le désir de le sentir contre elle. Il lui avait tant manqué, et elle ne pouvait plus attendre le moment où elle tomberait enfin amoureuse de lui. Ses larmes coulèrent le long de ses joues, à peine son visage eut-il frôlé en le T-shirt bleu roi du MC. Son odeur l’apaisait, autant qu’elle l’enivrait. Elle loucha des yeux pour se reprendre.

« Timo… »

Le jeune homme ne réagit pas. Ses deux bras restèrent étendus de part et d’autre son corps svelte. Il les releva doucement et les posa sur les épaules de Ludmia qu’il décala sans un regard. Il la poussa de coté et monta directement à l’étage, sans un mot.
Elle se sentit dépérir. Son corps se brisa au creux de ses oreilles. Elle l’avait entendu craquer, ce n’était pas un effet sonore. Elle se tourna vers les garçons et les regarda un à un, toute tremblante.

« Qu’est-ce qui se passe ici bordel ? Linke qui fait ma meilleure amie cocue, Frank qui a une fille cachée, Jan qui se mange un poing alors qu’il a rien fait et maintenant ça … Quelle mouche vous a piqué ? J’en ai marre !! Ou étais Timo pendant une semaine ? » Cria-t-elle, les yeux emplis de larmes de colère. « David ! Dis-le-moi. » Fit-elle en le désignant du doigt.
Le pianiste baissa les yeux. Il n’allait rien dire, elle le savait. David considérait trop son amitié pour Timo pour le « vendre ». Son regard se posa sur Frank, mais elle changea tout de suite de cible. Elle préférait mourir mille morts plutôt que de le supplier.

« Jan ! »

« Je ne sais pas. » Répondit le DJ.

« Je croyais que tu étais mon meilleur ami. Dis le moi Jan, s’il te plait. »

Elle menaçait de tomber à même le sol à n’importe quel instant, tellement son corps était tremblant. Lud était secouée de spasmes sur toute la longueur de ses bras.

« Je ne sais vraiment pas Ludi. Je te le jure. » Couina-t-il.

« Tu es qu’un traitre ! »

« Il ne sait pas Ludmia. » Lui répondit Juri d’une voix calme. « Timo nous a demandé de lui cacher parce qu’il savait que vous étiez trop proches. Jan aurait vendu la mèche. »

« Sympa. » Fulmina Jan.

Lud ne lui prêta pas attention, elle se dirigea vers Juri comme un automate. Elle plongea son regard azur dans le sien puis soupira.

« Juri, dis-moi. » Renifla-t-elle désemparée.

Le batteur posa une main ferme sur son épaule.

« Timo a été à Marseille, voire un certain Andrea. »

« Quoi ? » Fit-elle à bout de souffle. Ludmia fut comme coupé du monde extérieur. Elle n’entendait plus rien, que les hurlements de son cœur. C’était donc pour cela qu’il l’évinçait de sa vie ? Elle fit volte face, et se dirigea en titubant vers les escaliers. Des mains se posèrent sur son dos, mais elle se fouttait de savoir qui c’était. Elle monta les marches une à une. Elle n’en revenait pas. La jeune femme toqua à la porte de Timo. Elle devait lui parler….

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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeMer 2 Sep - 19:24

Le vent frais vint ébouriffer ses cheveux bouclés. Ça faisait si longtemps qu’elle ne s’était pas sentie baignée par la fraicheur de l’extérieur. Lina ferma les yeux et respira à plein poumons. Elle voulu
s’arrêter un moment, faire une halte et contempler n’importe quel paysage mais Linke continuait à la guidait. Il marchait trop vite pour elle. Ses pieds le suivaient sans qu’elle y puisse quelque chose. C’est
quand l’amour éternel ne dure plus que quelques secondes, que ça fait si mal. Elle sentait cette douleur gronder en elle. La lassitude avait prit possession de son corps, elle ne savait plus crier son désarroi. Elle en savait plus s’arrêter et dire « STOP ! ».
Sa main libre ne quittait plus son ventre. Elle regarda le dos de Linke puis tenta un soupir.

« C’était un petit garçon. » Déclara-t-elle la voix nouée.

Linke continu d’avancer vers la voiture, ne lui prêtant plus attention. Son visage crispé, témoignait de sa détresse. Ça lui faisait mal d’avoir perdu cet enfant mais il ne savait pas encore trouver les mots pour la consoler. Il préférait feindre le silence. Lina continua à avancer, bien résolue à ne pas craquer mais la vision du fœtus sur ses draps lui revint. Elle s’arrêta et lâcha la main de Linke.

« Linke … C’ETAIT UN GARÇON ! » Cria-t-elle pour qu’il l’entende.

La bassiste fit volte face et la regarda avec peine.

« Je t’ai entendu. » Répondit-il calment.

Elle baissa les yeux, honteuse. Lina sentait sa gorge se serrait et le gout de son propre poison monter en elle.

« J’aurai voulu l’appeler Iyad comme mon arrière grand-père mais tu aurais ronchonné en disant que c’était trop bizarre. Toi tu voulais un prénom moins lumineux. Tu aurais voulu Matthew. Alors j’aurai crié et pleuré … A la fin on aurait opté pour Adam parce que c’est notre premier et que DADAM c’est trop drôle ! » Couina-t-elle en plaquant douloureusement ses mains contre son ventre. Elle gémit de douleur. Ses larmes menaçaient de couler, elle renifla pour se retenir.

« Lina … »

« IL EST MORT ! JE L’AI ABANDONNE PARCE QUE JE VOULAIS PLUS MANGER CORRECTEMENT ! »

« Tu me l’as aussi caché. Tu t’es renfermé dans ta douleur et tu ‘nous’ as mis de côté tout les deux. » Continua-t-il. « Maintenant tu dois être à moi pour qu’on recommence à nouveau ensemble. Je te donne une seconde chance comme un dernier espoir. »

Le cœur de Lina rata un battement. Elle hocha la tête. Pourquoi ? Pourquoi avait-elle attendu un peu de sa clémence ? Pourquoi avait-elle attendu qu’il la prenne dans ses bras et la berce en frôlant son ventre ? Elle se dégoutait, encore plus qu’il ne la dégoutait.

« Je suis désolé Linke. » Pleura-t-elle en se nichant dans ses bras.

Ses lèvres firent une demi-courbe. Une grimace plus qu’un sourire. Il la serra un peu contre lui avant de la repousser. Linke, posa sa main sur le dessus de sa tête et la caressera comme on caresserait un petit chien obéissant.

« Rentrons. »

« Oui. » Fit-elle en lui tendant sa main en signe de soumission. Christian la saisit et avança
devant elle. Lina ne se demanda pas, pourquoi il ne marchait pas à son rythme. Elle monta dans la voiture, sans un mot.

--

Lud frappa à la porte une seconde fois mais Timo ne semblait pas décidé à lui ouvrir. Son cœur battait à présent dans sa gorge. Sa raison vacillait. Elle sentit une boule de terreur se former dans son bas
ventre. La jeune rousse sautilla d’impatience et de douleur. Elle ouvrit la porte sans ménagement.

« Timo, il faut qu’on parle. »

Elle balada son regard partout dans la pièce mais Timo n’y était pas. La jeune rousse n’eut pas le temps de faire volte face qu’un souffle se fit sentir dans son cou. Il était derrière elle, ses yeux injectés de noir baissé, sure sa peau. Lud sentait bien son regard.

« Oui. Parle, Julie. »

Elle ne le supportait pas. Elle détestait ce prénom de ton son être.

« Je m’appelle Ludmia. »

« Peu importe. Je sais maintenant. »

« Tu avais promis de m’attendre, quitte à y passer toute ta vie. Tu avais dit que tu te moquais de mon passé ! » L’accusa-t-elle d’une voix tremblante. Ludmia manquait d’assurance et cela se voyait .

« J’avoue. »

« Alors pourquoi tu me repousses ? » Pleura-t-elle.

« Je ne sais pas. Je suis un homme, avec tout ce que cela entraine de faiblesses. »

Elle fit un pas en avant.

« Tu es un garce, Ludmia. » Lâcha-t-il.

Ludmia cru suffoquer. Une lamentation s’échappa d’entre ses lèvres souillées par le passé. Timo s’approcha d’elle les yeux emplis de souffrances. Elle le vit tout de suite. Ce n’était pas un reproche qu’il lui faisait mais plutôt, son cœur jaloux qui se plaignait. Il la regarda avec un mélange de haine et de désir. Jamais encore elle n’avait vu autant de noirceur dans son regard chocolat. Son cœur accéléra ses battements.

« Tu as appartenu à combien d’hommes avant moi ? Juste pour lui ? Juste pour satisfaire Andrea… »

S’en était de trop. Elle n’avait pas besoin de l’écouter narrer son histoire. Elle la connaissait hélas par cœur. Ludmia, voulu répondre à ses agressions mais sa gorge se fit sèche. La jeune brune s’approcha
dangereusement de lui. Elle le gifla de toutes ses forces puis plaqua violemment sa bouche contre la sienne. Elle avait mit tant d’agressivité dans ses gestes qu’elle avait cogné ses dents. Elle
l’embrassa maladroitement. Lorsqu’elle le lâcha ses yeux étaient encore plus rouges. Timo la dévisagea puis s’approcha d’elle. Elle venait de tenter le diable. Le MC la tint par la nuque et l’embrassa goulument, voracement. Il la tira par le bras et la fit basculer sur le lit.

« Qu’est-ce que tu fais ? »

« Je t’aime ? » Hasarda-t-il.

Elle le regarda sans comprendre, puis elle soupira à son tour.

« Aime-moi alors. »

Le jeune homme s’approcha d’elle en s’extasiant. Il posa son corps sur le sien avec douceur, cette fois. Ludmia pouvait sentir son souffle chaud sur ses joues, son nez puis sa bouche. Elle l’empoigna comme une guitare et le fit se retourner. Elle se pencha et ravit ses lèvres. Désormais, seul le son de leurs respirations saccadées résonnait dans la chambre. Plus aucun bruit autre que celui de leurs désirs. Il enfouit sa tête dans son cou et sentit son parfum à plein nez. Il
n’avait encore jamais eu l’occasion de l’avoir si près de lui, et il fallait avouer que les battements de son cœur étaient au-delà de ses attentes. Il ressentait presque une légère douleur au torse. Il passa
ses mains sous son T-shirt noir imprimé ROCK puis le lui ôta sans bouger d’une semelle. Il ne voulait pas risquer de la perdre, ou de se détacher d’elle. Les réactions de Ludmia étaient si imprévisibles.
C’était ce qu’il aimait le plus. Elle soupirait à chacune de ses caresses. Un sourire mesquin se traça sur son visage. Il aimait cet effet qu’il avait sur elle.

« Timo … » Supplia-t-elle.

La jeune femme posa sa main sur l’avant de son pantalon et fit descendre sa braguette. Il éclata de rire.

« Ce serait plus pratique si tu commençait par les boutons. »

Elle rougit furieusement. Timo la perturbait tellement. Lud croisa son regard. Ses lèvres tremblèrent de froid. Ses baisers la grisaient, de l’intérieur. Elle fit remonter ses deux mains et encadra son visage.
Elle l’embrassa à en avoir des crampes au cou. La jeune rousse l’avait chevauché, ses jambes s’élançaient de part et d’autre le corps courbé du MC. Il avait un sourire carnassier, digne des hommes qui avaient envie. La Julie qu’elle avait été l’avait vu tellement de fois avant. Son cœur sonna creux. Elle ferma les yeux chassant ces idées sombres. Cette fois elle avait envie. Elle le voulait comme elle n’avait jamais désiré personne. Elle posta ses mains sur son torse, déjà nu puis s’accroupit afin de le bisouter. Sa peau était si chaude, et pourtant elle tremblait à son contact.

« Tu me coupes le souffle. » Laissa-t-il échapper entre deux soupirs. Le jeune MC rougit. Ils en
étaient encore au préliminaires et il se sentait déjà au bout de l’extasie. Elle était cette brindille d’herbe séchée spécialement pour le droguer. Elle était cette légende personnelle à laquelle tout homme devait vouer son existence, et enfin elle était le néant qui suivait l’échec de cette quête. L’échéance de moins, le halètement de plus … Voilà tout ce qu’elle représentait. Tous les plaisirs de la terre fusionnés à la spiritualité d’un sentiment qu’il n’osait plus définir amour.

« Comme un ange.
Elle est comme un ange déchu ;
Un rêve fauché en plein vol
Saisis-là je t’en supplie.
Protège là de tout et de moi, qui ne suis plus là.
Si seulement elle pouvait voire à quel point elle est spéciale.
A quel point elle est précieuse.
Lud’. »


Rien ne pouvait changer ni altérer la magie du moment. Ludmia fit glisser le jean de Timo, puis elle tira sur l’élastique de son caleçon. Il se souleva afin de l’aider à le retirer puis la refit basculer. C’était un
jeu de combat soft, où chacun désirait monter l’autre à son tour, sans jamais dominer ni commander juste pour contempler la beauté de haut. Ludmia laissa échapper un sourire qui ressemblait plus à un éclat de rire. Pouvait-il palper son bonheur ? Le jeune rappeur se demandait s’il devait se fier à son cœur ou à son esprit. Tout se passait avec tant de rapidité, qu’il avait du mal à assimiler ses propres gestes. Lud’ lui sourit l’invitant à entrer en elle, mais la sincérité qui émanait de son visage lui inspira un instant de doute. Il ralentit la cadence de ses caresses puis l’interrogea du regard.

« Tu es sur de me vouloir … Uniquement … moi ? »

Son sourire s’élargit, lui donnant un petit air démoniaque. Après tout les démons étaient les seuls êtres sur terre à savoir ce qu’ils voulaient posséder ? Le corps de Timo lui semblait une très bonne altérnative.
Elle se cambra et frôla ses lèvres, sans les sceller. Il sourit et combla la distance. Il avait beau mettre toute la passion qu’il avait en lui, il avait l’impression de ne jamais en donner assez. Son cœur
était un moulin qui ne cessait de tourner au gré de ces instants avec elle. Lud ouvrit les bras et le serra contre sa poitrine nue. Timo hésita avant de la toucher. Il redevenait un adolescent, pudique et
maladroit, pour elle. Il posa ses lèvres fines sur son épaule puis sur son omoplate droite. La rousse frémit, mais il ne comptait pas s’arrêter là. Il lui bisouta le cou puis descendit entre ses seins. Lud
posa ses mains sur la nuque de Timo, puis enfouit ses fins doigts dans ses cheveux courts et pourtant soyeux. Elle voulait le retenir encore un peu. Il soupira. Sa poitrine se souleva au gré des baisers de Timo. Il lui lécha les tétons puis descendit à son nombril. Il mordilla son piercing. C’était assez drôle comme effet. Cela la chatouillait. Elle pouffa de rire, tandis qu’il ouvrait le scratch de son pantalon trois quart. En temps normal, elle détestait être trop dépendante aux gens mais avec lui cela était presque un plaisir. De le coller. De se coller à lui. Il releva ses yeux chocolat, devenus plus marron sur elle une dernière fois puis il la pénétra.

« Timo… Ô encore …TimoH … » Quémanda-t-elle, au fur à mesure de ses va et viens.

Il était un amant doux, très doux. Il faisait attention à ne pas la brusquer ou lui faire mal. Timo refreinait ses envies, en évitant d’être trop rapide. Ses abats avec Lud n’étaient pas des bons coups.
C’était plus que ça. Et elle pouvait même s’appeler Jean-Claude si cela lui chantait, il l’aimerait toujours autant. Autant.

« Hey, et pourquoi pas plus ?
Bon je me tais. »

« Je … T’aime. » Déclara-t-il entre deux gémissements.

Elle lui sourit.

« Mais,
Il n’empêche que même les morts ont le droit
De faire chier le monde !»


Lili !
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MessageSujet: Re: Au temps suspendu [Fiction en cours]   Au temps suspendu [Fiction en cours] - Page 3 Icon_minitimeMer 2 Sep - 21:12

Meric Ludii de poster^^

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