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 [Interview] Matthew sur 01men

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Lud'
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MessageSujet: [Interview] Matthew sur 01men   [Interview] Matthew sur 01men Icon_minitimeMar 1 Déc - 17:29

Matt Bellamy : « Je suis peut-être à la limite de la schizophrénie »

Ben Mitchell , 01men., le 01/12/2006 à 14h30

Le leader du groupe Muse revient sur la réussite de son groupe et la genèse de l'album « Black Holes and Revelations ».

Matt Bellamy commande des spaghettis à la tomate et au bacon, une bière, et demande au serveur de lui apporter une bouteille d'huile piquante. Une légère brise souffle sur le lac de Côme, en Italie, lorsque nous rencontrons le chanteur de Muse pour un déjeuner dans un modeste restaurant du village de Moltrasio. L'oeil acéré du fan de science-fiction reconnaîtra peut être dans ce lieu la planète Naboo, du second épisode de Star Wars, l'attaque des clones, tandis que les lecteurs de certains magazines people d'outre-Atlantique se souviendront que c'est ici que George Clooney aime parfois passer du temps pendant ses loisirs.

« Je l'ai vu une fois en montant cette route à vélo, nous confie Matt Bellamy. Il était dans son Riva [marque italienne légendaire de bateaux de luxe, NDLR] accompagné de deux très jolies filles. Je n'étais pas vraiment certain que ce soit lui alors j'ai essayé de m'approcher quand un autre bateau est arrivé avec deux types immenses qui voulaient me faire comprendre que je n'étais pas le bienvenu. Lorsqu'il sort, un service de sécurité maintient en permanence une zone tampon autour de lui. »

L'endroit est très différent de Teignmouth, une ville du Devon en Angleterre où Matt Bellamy, Dom Howard (batteur) et Chris Wolstenholme (bassiste) ont créé Muse il y a maintenant douze ans. Pourtant, malgré cet environnement exotique et un voisinage aussi glamour, Bellamy a choisi ce lieu de résidence pour des raisons essentiellement pratiques, Moltrasio étant la ville natale de sa petite amie italienne.

« J'ai passé beaucoup de temps ici l'année passée et j'ai commencé à convertir quelques caves en un studio d'enregistrement qui était censé être terminé pour l'enregistrement du dernier album mais les ouvriers mettent des années pour faire la moindre petite chose ». Le quatrième album de Muse, Black Holes and Revelations, a en fait été réalisé un peu plus loin. « Nous sommes allés dans le sud de la France [le château Miraval que Pink Floyd avait choisit pour son album The Wall, NDLR], mais en réalité nous y avons juste terminé l'écriture des textes. Nous avons fait le plus gros de l'enregistrement à New York puis nous l'avons finalisé à Milan. Dès que nous faisions un morceau et qu'il commençait à sonner comme quelque chose que nous avions déjà fait nous l'abandonnions rapidement. C'était le challenge. »

Eclectique mais pas ésotérique, le résultat est à ce jour l'album le plus ambitieux et, de loin, le meilleur du groupe. S'étant construit la réputation d'un des groupes britanniques les plus excitants sur scène, Muse semble maintenant parfaitement armé pour devenir un groupe vraiment complet et Matt Bellamy le leader qu'il faut pour cela. Homme de scène plein d'intensité, le chanteur se révèle être en coulisses un personnage délicat et sensible dont les centres d'intérêt vont bien au-delà des préoccupations du musicien typique qui, par exemple, choisit les lieux de tournée en fonction de la qualité des hôtels qui s'y trouvent...

Je suppose qu'attirer les femmes n'a plus été un problème lorsque vous avez monté le groupe ?

Matt Bellamy : Cela ne s'est jamais vraiment passé comme ça. Nous avons fait une tournée avec les Red Hot Chili Peppers et, après chaque concert, une trentaine de filles attendaient juste que Flea ou Antony Kiedis [respectivement bassiste et chanteur de RHCP, NDLR] sortent. Il ne semble pas que cela doive se passer comme ça pour nous. Mais on y travaille. On attire plutôt des gens comme en Russie où un couple d'artistes assez impressionnant faisait des peintures de nous dans d'étranges positions. L'un d'eux m'a peint nu avec un faucon sur l'épaule. Je ressemblais un peu à M. Burns des Simpsons. C'était très perturbant.

Avez-vous gardé cette peinture ?

Dom l'a gardée juste pour m'agacer. Elle est encore quelque part chez lui.

Lorsque vous avez terminé vos études, vous avez travaillé comme peintre et décorateur. Etiez-vous doué ?

J'étais très bon, oui. J'étais très fier de faire ce métier. Je l'aimais vraiment bien.

Qu'avez-vous acheté lorsque vous avez reçu votre premier chèque en tant que membre du groupe ?

Un Paramotor [sorte de parapente motorisé, NDLR]. Je l'ai encore, mais le problème est que je n'ai jamais terminé de prendre les leçons. C'est un engin très sympa, une simple machine à voler.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Il y a un moteur de 50 ch, une hélice à l'arrière et une voile de parapente sur le dessus. Je ne l'ai pas beaucoup utilisé depuis que je l'ai acheté. Il coûte environ 6 000 livres sterling (environ 9 000 euros).

C'est quelque chose dont vous rêviez ?

J'avais lu quelque chose au sujet de cet engin. Je pense que je pourrais maintenant lui accrocher une longue banderole publicitaire à l'arrière et survoler des festivals de musique avec une inscription du genre « Achetez Red Bull » ou quelque chose comme ça. A l'époque où nous faisions notre DVD, le producteur m'a proposé 500 livres pour voler au-dessus d'un concert de Jamiroquai, équipé d'une caméra. Ils voulaient des scènes aériennes. Je continue à penser que c'est quelque chose que j'aimerais bien faire.

Etes-vous sportif ?

J'aime le snooker [une variante du billard, NDLR], mais je ne suis pas très doué. J'essaie aussi de jouer au squash mais je me prends toujours les murs.

Comme quand vous conduisez une Lotus ?

Je pense que c'est mon acquisition la plus idiote. Nous devions jouer dans le quartier des docks à Londres pour notre premier concert dans un stade et il y avait juste au coin un concessionnaire qui en vendait. Juste avant de faire la balance [derniers réglages avant le concert, NDLR], j'ai été en acheter une et j'ai conduit dans le stade. C'était très amusant. Le modèle était une Elise, rien de bien méchant. Le seul problème est que j'ai percuté ensuite, à l'extérieur, l'arrière d'une énorme BMW. Nous faisions une séance photo pour le DVD Hullabaloo, nous portions de stupides chapeaux hauts-de-forme et des costumes blancs. Je ne sais pas pourquoi nous étions habillés comme une bande de cons mais on l'était...

Il pleuvait dehors et je m'étais disputé avec ma petite amie, alors je rentrais chez moi. J'ai sauté dans la voiture et j'ai démarré en trombe. Alors que je conduisais, la voiture qui était devant s'est arrêtée à un feu. J'ai freiné brutalement et la moitié de ma voiture s'est littéralement encastrée sous l'autre voiture. Le gars avait l'air furieux mais je suis sorti avec mon chapeau haut-de-forme et ma canne et cela a calmé l'atmosphère. Il s'est juste mis à rire. Heureusement, sa voiture était intacte. L'avant de la mienne était bien fatigué...

Qu'avez-vous comme voiture maintenant ?

J'ai deux vieilles américaines. J'ai acheté une Mustang Fastback de 1966, dont les pneus sont dégonflés, et une T-Bird de 1962, qui était la voiture des Beach Boys. Je n'ai rien d'autre. On m'a enlevé des points sur mon permis de conduire. Rien de grave, juste quelques virages à droite interdits. En ajoutant à cela quelques problèmes de bonus, le montant de ma prime d'assurance est devenu exorbitant. C'est pour cela que j'ai acheté des voitures aux Etats-Unis. Elles sont anciennes et donc pas très chères à assurer. Lorsque je suis ici, j'utilise une Beetle, mais elle est au garage en ce moment.

Comment avez-vous rencontré votre petite amie ?

Elle faisait des études de psychologie à Londres. Elle prépare maintenant un doctorat dans un hôpital de Milan. Elle porte une blouse blanche très sympa. C'est intéressant, ils montrent à des patients la vidéo d'une femme qui installe un store dans une maison et une autre femme qui lui dit « Je n'aime pas ce store, il est pourri ». Alors ils interviewent les schyzophrènes en leur demandant ce qui s'est passé selon eux. Ces derniers répondent « Cette femme est très jalouse de l'autre et elle veut la tuer. »

Comment l'interprétez-vous ?


Ma petite amie dit qu'apparemment les patients interprètent les choses de la mauvaise manière, car il n'y a rien qui puisse laisser penser cela dans la vidéo. Les schyzophrènes interprètent mal les choses, ils sont paranoïaques, donc quoi que puissent dire les gens, ils le prennent mal. Dom me dit parfois que je suis un peu comme ça, je suis peut-être à la limite...

Qu'aviez-vous à l'esprit quand vous avez écrit les paroles de cet album ?


Peu de choses en fait. J'étais en train de lire Traverser le Rubicon de Michael Ruppert. Cela parle des enjeux pétroliers aujourd'hui et de l'effritement de l'empire américain. Cela a changé ma façon de voir l'actualité. Quand par exemple le FBI, la CIA ou la NSA annoncent quelque chose comme « Ce pays a l'arme atomique », vous n'avez aucun moyen d'en être sûr. Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un lavage de cerveau, mais c'est en tout cas un bon massage...

Mais ce n'était pas la seule chose. Parfois vous prenez conscience que de faire partie d'un groupe - avec la vie que cela implique - peut vous emmener très loin de ce que vous êtes vraiment. Notre dernière tournée a connu des hauts et des bas. Nous avons traversé une mauvaise passe quand le père de Dom est mort après un de nos concerts à Glastonbury. Cela a été un moment vraiment stressant pour chacun de nous. Surtout quand vous faites des choses qui vous échappent en tournée...

Qui vous échappent ?

C'est très simple de tomber dans la vie facile mais, quand quelque chose de dur arrive, c'est un choc terrible qui vous met plus bas que terre. Vous avez alors le sentiment de vouloir revenir à ce que vous êtes vraiment. Parfois, vous avez l'impression que vous êtes entouré de beaucoup de personnes, mais elles ne vous parlent pas réellement. Vous pouvez perdre le sens des réalités. Black Hole and Revelation est vraiment le reflet de mon état d'esprit à cette période. Une révélation au sujet de moi-même, quelque chose de personnel, ma nature profonde. Les trous noirs sont ces chansons qui viennent des régions les plus... inconnues de mon imagination.

Jouez-vous un rôle sur scène ?

Je pense que je suis vraiment moi-même sur scène. C'est en dehors que je joue un personnage. On a la possibilité d'exprimer des choses que l'on serait incapable d'exprimer dans la vie normale. Des sentiments plus profonds, des émotions plus intenses et toutes sortes de choses qui ne sont peut-être pas acceptables en société. Quand vous êtes bousculé dans un aéroport, vous avez envie de dire « Va te faire voir ! Ne me touche pas, connard ! » Vous ne pouvez pas faire ça dans la vraie vie parce que vous seriez probablement interpellé aussitôt. Mais vous pouvez le faire dans une chanson. C'est une version inédite de ce que vous êtes. Pour moi, il y a quelque chose de pur dans cela.
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