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 os: Ce jour peut être différent...( Lili / Martin)

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Lili
No hope has gone
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Lili

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Localisation : à la recherche du Cognecogne perdu! XD....

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MessageSujet: os: Ce jour peut être différent...( Lili / Martin)   os: Ce jour peut être différent...( Lili / Martin) Icon_minitimeDim 12 Avr - 0:30

Parce que bon... faut bien ouvrir le bal et que cet os.... Lud l'aime bien Oo

Ce jour peut être différent....


Oui, c’était ça… De la fatigue. Une énorme fatigue qui l’étouffait littéralement.
Après tant de moments intenses… Après tant de larmes versées.
Une simple musique lui avait enfin fait comprendre qu’elle était si…
Si fatiguée.
Etrangement, le vent de mars soufflait à peine sur elle. Quelques mèches de ses cheveux s’étaient détachés de son chignon sévère. Une envie étrange chez cette jeune femme qui détestait attacher sa chevelure. Un soupire passa ses lèvres alors qu’elle continuait de marcher sans but.
Voilà un pays bien étrange que celui dans lequel elle avait élu domicile après avoir tout abandonné derrière elle. D’un certain côté, qu’avait-elle vraiment abandonné à part trop de problèmes ?! Trop de tristesse ! Trop de rêves improbables !
La fatigue…
Pouvoir enfin se poser et poser un dernier regard qui marquerait enfin un long sommeil paisible. Elle s’assit sur le bord du pont.
A trois heures du matin, peu de gens se risqueraient dans les rues de cette ville si lugubre. A ses yeux. En même temps, aucun des lieux qu’elle avait visité jusque là n’avait trouvé grâce à ses yeux. Tous devenaient étouffant au bout d’un temps. Elle cherchait quelque chose…. Mais quoi ? Elle l’ignorait. Cependant, aujourd’hui, ce matin, cette nuit,… elle n’avait plus envie de chercher.
Elle était fatiguée.
Une larme coula le long de sa joue. Sûrement une rescapée de celles qu’elle avait déjà tant versé. Elle leva la tête et vit la lune brillante puis la baissa et regarda l’astre se refléter lentement dans une minuscule flaque. Très loin sous elle. Trop bas sans doute. Un frisson d’appréhension la saisit malgré tout. Foutu vertige qui n’aurait pas raison d’elle. Pourtant, elle se releva et se remit à marcher.
Chaque pas devenait une souffrance. Son corps entier criait sa douleur, sa souffrance, son épuisement. Elle le poussait tant dans ses retranchements. Tout comme son moral.

« Un changement encore ? » Se fit-elle la remarque en se rendant compte que, tel un automate, elle avait pris un ticket et était montée dans le tout premier train du levé du jour.

Elle fronça les sourcils et lu le billet blanc dans le creux de ses mains fermées. Une grimace de douleur déforma les traits de son visage aussi pâle que celui d’un cadavre.
Pourquoi là-bas ? Même inconsciente, elle arrivait encore à se faire du mal. Ils pouvaient bien tous se moquer d’elle en la surnommant la Martyre. Parce qu’ils avaient tant raison au fond. Elle se retourna légèrement en entendant des rires. Des jeunes gens dans la force de l’âge entrèrent dans son compartiment et prirent place non loin d’elle. Elle se rencogna dans son siège pour passer inaperçue d’eux. Ils souintaient la bonne humeur, le bonheur, au point de lui donner la nausée de jalousie.

« Tu es si égoïste. » Retentit la voix de sa mère dans son crâne comme une lame chauffée à blanc.

Elle ferma les yeux sous la douleur puis les rouvrit sur le paysage qui défilait. Les rires devinrent juste des échos dans sa tête. Un bruit de fond un brin génant mais qu’elle pouvait facilement étouffer.
Deux heures sans réelles pensées. Deux heures sans vraiment voir ce qui l’entourait. Juste des ombres, des bruits génants, des murmures, des tas de vies qu’elle n’avait pas saisi au vol trop dans son monde à elle. Trop de vie qu’elle n’avait jamais su attraper au vol parce qu’elle avait été usé avant l’âge, parce qu’à cause de cela, elle avait abandonné avant tous les autres.
Au lieu de cinquante ans, vingt cinq avaient suffit.
Se reposer.
Dormir dans la fleur de l’âge. Voilà à quoi elle aspirait.
Le train s’arrêta enfin à sa gare.
Le vent de mars la fit frissonner de froid mais elle n’y prit pas garde. Habillée d’une simple robe bleu ciel et d’un léger châle noir, elle traversa la gare au milieu de fantôme.
Ou était-ce elle le spectre qui les hantait ?!

« Attendez ! » Hurla quelqu’un.

Encore un vague murmure dans sa tête qui ne la fit pas s’arrêter. Qui pouvait la connaître ici ? Voilà bien des années qu’elle n’avait pas remis les pieds ici. Pourtant quelqu’un la força à revenir sur terre. La chute fut rude. Il fallut que l’importunt la soutienne pour qu’elle ne tombe face contre sol.

« Désolée. » Murmura-t-elle d’une voix éraillée par le manque d’habitude.

Depuis combien de temps n’avait-elle parlé avec un être fait de chair et de sang ?! Sans doute de trop à l’écoute de sa voix légèrement rocailleuse. Elle leva son regard voilé vers l’étranger et recula sous le choc mais se reprit bien vite.

« Oui ? » Demanda-t-elle doucement.

Il la sonda sans aucune retenue. La jugeait-il ? Etait-ce important ? Elle lui rendit un regard vide pour signifier que tout lui était égal. Un spectre se soucit peu du quand dira-t-on.

« C’est toi ? »

Elle baissa la tête pour cacher son visage déformé par la douleur. Son cœur se serra douloureusement après tant d’années. Son souffle se coupa mais elle murmura :

« Je ne sais pas. »

Elle tourna les talons et se remit en marche. Petit à petit son cœur reprit un battement à peu près normal, son souffle revint lentement remplissant ses poumons de vent froid.
Les murmures revinrent la calmant petit à petit. Elle ne prit pas garde à son châle qui s’envola la laissant face au vent glacial de mars.
Le gravier du sentier grinça sous ses pas. Ses sandales la protégeaient à peine de leurs pointes mais elle ne sentait plus la douleur.

« C’était ici ta fin. » Pensa-t-elle en se réveillant de son rêve éveillé.

Elle regarda la pierre blanche.

« Ami… Amour… Frère… » Murmura-t-elle très doucement.

Elle s’agenouilla et prit le cadre de la photo. Il commença à pleuvoir. La photo se recouvrit d’eau rapidement.

« Komm und ruh dich auss bei mir!” souffla-t-elle douloureusement en caressant les lettres d’or sur la pierre pâle.

Une étoffe chaude tomba sur ses épaules.

« Je savais bien que c’était toi ! » Fit-il dans son dos.

« On ne se connaît pas. »

« Juste quelques mots. »

« Si peu ! » Soupira-t-elle sans bouger, ses doigts toujours sur les lettres.

Son anglais était sûr. Celui qu’elle utilisait l’était beaucoup moins. Une bien étrange discution dans une situation si spéciale.
Elle retira ses doigts de l’écrit brillant. Elle remit le cadre couvert d’eau. Elle leva la tête vers le ciel.

« Il ne pleut pas. » Fit-elle en fronça les sourcils.

« Tu pleures. »

Elle se leva et porta ses mains à son visage couvert de larmes. Elle regarda les larmes perler sur le bout de ses doigts puis couler le long jusqu’aux creux de ses paumes. Elle les essuya sur sa robe puis le regarda disctrèment du coin de l’œil. Il regardait la pierre tombal sans émotion sur son visage.

« Pourquoi m’as-tu suivit ? » Finit-elle par demander. « On ne se connaît pas. »

« Oui, c’est vrai mais je t’ai reconnu. »

Elle fronça les sourcils.

« Et alors ? Il y a des tas d’autres gens que tu pourrais reconnaître. »

« Mais pas de gens qui vivent aussi loin que toi. » Sourit-il.

« Martin Kilger, vous êtes trop étrange pour moi ! » Rigola-t-elle.

Elle se détourna brusquement en se rendant compte qu’elle venait de rire. Comme avant.
Son corps fut pris de tremblement.

« Non !Non ! » Murmura-t-elle, choquée.

Elle ne devait pas se laisser aller. Non ! C’était aujourd’hui. Pas encore reculé. Pas encore.

« Comment t’appelles-tu ? » Demanda-t-il.

« Tu ne te souviens plus ? »

Un léger silence s’installa.

« Dis-le moi ! » Insista-t-il.

Elle reprit sa marche hors du cimetierre. Il la suivit deux pas derrière elle.

« Alors ? »

Elle ne lui répondit pas mais à la porte, elle se tourna vers lui, le prenant par surprise.

« Ca n’a aucun importance. Rejoins ton monde et laisse-moi ! » Souffla-t-elle sans le regarder. « Tu l’as fait ce soir-là, tu peux encore le faire. »

Aujourd’hui, comme deux ans plus tôt, tout devait s’arrêter parce qu’il n’y avait rien de bien à tirer de sa vie.

« Tu étais comme les autres. » Lui lança-t-il.

Elle se tourna vers lui, intriguée.

« Ces soirs-là.. Tu étais comme les autres. »

Elle sourit platement.

« Ce soir ne sera pas différent. »

« Nous sommes le matin. »

« Jouer sur les mots pour gagner du temps est stupide. »

Il secoua la tête.

« Non, jouer sur les mots pour comprendre n’est en rien stupide ! »

Elle sentit son visage se fermer. Il lui donnait envie de parler, d’expliquer et de croire. Encore une fois.
Elle s’y refusa. Il l’arrêta une nouvelle fois la faisant soupirer lourdement.

« Ne fais pas ça. »

« Pourquoi ? » S’impatienta-t-elle.

« Parce que tu vis encore. »

Elle leva les yeux au ciel.

« Tu ne me connais pas. Ca s’arrêtera ici comme ces jours-là ! »

Il ne répliqua rien. Elle partit sous le silence sentant son cœur protester. Avait-elle, au fond, envie de croire encore une fois ? Une dernière ? mais si elle se disait oui, elle savait que ce ne serait pas La dernière mais Une dernière. Il y en aurait encore tant d’autres après celle là.
Trop d’autres.
Elle traversa, les bruits redevenus des murmures d’un monde qui ne la touchait plus mais encore une fois, la réalité la rattrapa. Elle se retrouva contre un torse solide, des bras l’encerclant et des bruits de klaxon assourdissant ses tympans.
Elle voulut protester, l’engueuler, hurler sa colère mais le soupir de soulagement qu’il poussa la rendit muette. C’était un soupir qui signifiait une importance. Son importance à elle.

Il murmura :

« Ces jours-là n’étaient que des jours comme les autres… Mais ce jour-ci peut être différent. »

« En quoi ? » S’étrangla-t-elle, touchée malgré elle.

« Savoir que quelqu’un tient à ta vie peut-être…. Lili ! »

Les larmes dévalèrent ses joues mais cette fois, elles furent chaudes.

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MessageSujet: Re: os: Ce jour peut être différent...( Lili / Martin)   os: Ce jour peut être différent...( Lili / Martin) Icon_minitimeMer 2 Sep - 16:05

J'adore, tes mots, ta facon d'écrire I love you
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os: Ce jour peut être différent...( Lili / Martin)
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