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 Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)

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Lili
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MessageSujet: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 15:48

Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Groupe10


Prologue.

Deux ans passèrent depuis la mort d’Anna.
Les Panik continuèrent leur musique et devint célèbre sans y perdre leurs âmes.
Zero Roses continua d’exister mais les membres changèrent. Olivia devint la chanteuse attitrée, Ludmia devint le DJ, Melina prit le rôle de guitariste, Katchina resta à la basse et elles engagèrent un batteur non permanent pour les concerts et certains enregistrements avant de trouver la perle rare qui entrerait dans leur clan fermé.

Te souviens-tu des moments passés à rire et pleurer ?

Timo n’a pas supporté l’absence d’Olivia et a changé sa tristesse par une colère sourde. Il la hait comme il l’aime.

Olivia a enfermé son passé dans un coin de sa tête et refuse d’y repenser. Le téléphone sonne dans le vide sous ses yeux noyés de larmes.

Te souviens-tu des douleurs que je t’ai causées ?

Linke vit dans un passé révolu. Loin de ses sentiments, il s’est emmuré dans sa musique. Il vit sa musique à trois cent pourcents. Il ne veut plus penser à rien. Et certainement pas à ce passé trop lourd à porter.

Melina regardait avec colère et abattement son portable rempli de messages vocaux et écrits. Elle ne l’oubliait pas mais ne pouvait pas revenir en arrière.

Te souviens-tu de ces larmes non extériorisées ?

David regarda la pluie tomber sur la fenêtre de sa chambre. Il pensait à elle. Il pensait à ce qu’il avait manqué. Il ne l’avait pas fait. Il avait pris peur.

Megane regarda le soleil briller. Des bras s’enroulèrent autour d’elle. Elle sourit légèrement. Un goût amer restait au fond de sa bouche malgré son bonheur.

Te souviens-tu d’un vol brisé d’un coup net ?

Juri se taire dans un silence qui ferait peur à un muet. Il est terne. Il ne vit qu’avec ses baguettes en main à taper sa batterie avec sa rage et son désespoir. Il s’en veut de ne pas avoir été là. Il s’en veut d’une faute qu’il n’a pas commise.

Frank, lui, passe son temps de filles en filles. De boîtes en boîtes. D’alcool en alcool. Pour se cacher et espérer autre chose que cette douleur lancinante.

Te souviens-tu de ce sentiment si étrange qui t’a fait peur ?

Ludmia soupira en jetant la lettre qu’elle venait de lire. Enfin, une lettre était un bien grand mot. Un bout de papier griffonné à la va vite pour avouer ses larmes qui ne coulaient pas d’une absence tout aussi silencieuse. Que pouvait-elle y changer ? Recommencer ne changerait rien.

Jan éteignit ses platines. Il soupira. Il ne faisait rien de bon aujourd’hui. Son regard se posa sur un divan et des souvenirs affluèrent. Un désir. Un soupir. Un cœur se brisant.
Tout s’était terminé.


Pourtant…


Pourtant dans tant de sentiments contradictoires, il reste un peu d’espoir.
Chacun l’a gardé au fond de lui.
Comment je peux en être sûre ? Parce que j’y étais et pas vous. Parce que je les ai vus. Parce que j’ai vécu cette histoire.
Qui je suis ?
Lisez donc. Appréciez les mots. Laissez-les vous pénétrer et surtout, envahir votre cœur et votre âme. Il n’y a que de cette façon que vous comprendrez les acteurs de cette histoire.
Ce ne sont pas des ordres mais des conseils.
Je serai votre guide.
Je serai le témoin de loin de leurs vies.
Je serai celle qui répondra à vos questions.
Mon nom ? Je ne crois pas que ce soit important pour l’instant.
Vous voulez vraiment me nommer. Appeler-moi Hope. Ce n’est pas étonnant, je le sais mais c’est tout ce que j’ai en tête pour l’instant.
Mais comme je vous l’ai dit : ce n’est pas important dans le fond de savoir qui je suis.
Par contre, vous, aurez-vous le courage de voir leurs vies ?
Etonnez-moi !


Hope, votre Guide.
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 16:10

Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Groupe11


Chapitre 1: Taurigkeit (tristesse)


Ludmia décrocha son portable en soupirant :

« Que veux-tu ? »

« Ou es-tu ? »

« A quoi cela t’avancera-t-il ? »

« Je veux te voir ! »

« Je t’en pris ! C’est fini ! Terminé ! Ne cherche plus. » Murmura Lud d’une voix lasse. « C’est trop tard. »

« C’est faux ! Tu sais bien que c’est faux. Il ne tient qu’à toi que tout recommence. Que tout reprenne. »

Ludmia soupira.

« Tu te fais du mal. Vous vous faites du mal ! »

« Mais bordel ! » Gueula-t-il à l’autre bout du fil. « Dis-moi où tu te trouves. Il faut parler. Ce silence est tuant… Tu t’en rends compte ? »

Ludmia eut un pauvre sourire.

« Ce n’est pas mon choix. Mais je respecte ma parole, c’est tout ! »

Un long soupire bruyant lui répondit.

« Ce n’est pas le moment ! »

« Mais quand sera-t-il le moment ? Quand ? Ludmia, arrête de me mener en bateau. Tu sais aussi bien que moi, qu’il faut nous expliquer. »

« David, pas maintenant ! »

Et elle raccrocha.
Elle se tourna et croisa le regard sombre de Melina.

« Désolée. »

Melina haussa les épaules.

« Ca va. Ce n’est pas lui. »

Lud eut un petit sourire.

« Je crois qu’il va être temps… »

Melina ouvrit la bouche mais un cri la coupa.

« Seb ! Lilas ! »

Deux enfants de quatre ans coururent dans le salon sans vêtements. Ils riaient aux éclats alors qu’Olivia les poursuivait avec de grandes serviettes.

« Tu te débrouilles ? »

Olivia lui jeta un regard noir en rattrapant la petite fille, en la passant sous ses bras avant d’attraper le bras du gamin et de les tirer à l’étage.

« Allez crever ! » Hurla-t-elle de l’escalier.


« « « « « « « « « « « « « « « «

Les notes s’élevèrent.
Un visage se dessina dans la pénombre.
Une voix retentit.
La scène s’éclaira brusquement faisant hurler les spectateurs.
La voix d’Olivia les fit grimper et ressentir comme jamais.

« Génial ! » Rigola Melina en se laissant tomber dans un des fauteuils de la loge.

Les autres filles sourirent essuyant leurs visages.

« C’est le rappel, les filles ! » Les informa le régisseur.

Elles se levèrent et remontèrent sur scène. Olivia sourit aux fans avant de se bloquer sur un visage.
Il était là !
Un silence tomba. Ou était-ce elle qui ne les entendait plus ?
Ludmia la poussa légèrement à reprendre pied en débutant un solo sur ses platines. Melina et Katchina la suivirent respectivement à la guitare et à la basse.
La batterie les rejoignit assez vite.
Olivia débuta la chanson de fin.
Lui, écoutait et regardait. Il n’avait dit à personne où il se rendait. Il n’avait pas voulu les faires souffrir si elles étaient restées indifférentes. Mais à présent, il regrettait leur absence.
La musique prit fin brutalement. La nuit plongea sur les fans.
Tous pensaient que le concert était fini mais la voix d’Olivia déchira le silence un long moment.
Une voix claire et pure qui rappelait à tous celle qu’ils avaient perdue.
La batterie donna le tempo.
La basse arriva loin derrière comme pour soutenir la voix de la chanson.
Un chœur retentit suivit d’une guitare.
C’était leur chanson à Elles.
Mais seule la voix de la chanteuse retentissait.
Cette musique faisait vibrer la salle. Il l’apprécia. Des souvenirs rejaillirent malgré eux.
Cette chanson avait été écrite pour elles.
Personne d’autre. Elle n’avait été chanté qu’une seule et unique fois pour six personnes. Jamais nulle part ailleurs et pour personne d’autre.
Aujourd’hui, elles la chantaient pour lui.
Et à travers lui, pour eux.
Cette fois-ci, le concert était bel et bien terminé. Il resta au milieu de la fosse, le regard dans le vague.

« Pourquoi est-tu venu ? »

Il se tourna et sourit, les larmes aux yeux.

« Ca fait deux ans. C’est long ! »

Elle aussi, ses yeux brillaient d’émotions mal contenues.
Elle s’approcha et le laissa la prendre dans ses bras.

« Tu m’as manqué. »

« Toi aussi Juri. Toi aussi ! »

Ils restèrent un long moment dans les bras l’un de l’autre. Ils finirent par se séparer et aller se poser sur les gradins plus hauts.

« Votre groupe a l’air de bien fonctionner. »

Elle sourit légèrement.

« Ca a été dur. Certains fans n’ont pas compris que nous gardions le nom du groupe alors que deux de nos membres manquent à l’appel. Et notre style a un peu changé. »

« J’aime autant qu’avant. »
Elle rougit légèrement.
Un léger silence les enveloppa.

« Et toi ? Que deviens-tu ? »

« Toujours la même chose. »

« J’ai crû remarquer. » Rigola-t-elle. « Panik a du succès. »

« On commence doucement. »

« Mais sur le plan personnel ? » Murmura-t-elle.

Juri passa ses mains dans ses cheveux.

« Et toi ? »

Question rhétorique qui la fit rire. Autant dire qu’ils allaient aussi bien l’un que l’autre.

« Et les autres ? » Finit-elle par demander.

Juri prit le temps pour répondre :

« Viens voir toi-même. »

« Juri… » Protesta-t-elle.

« Ca fait deux ans. Il est temps de continuer à vivre, Olivia. Ca vaut pour tout le monde. »

Il se leva et partit sans un regard.
Olivia regarda le dos du jeune homme, un moment, avant de poser son front sur ses avant-bras en soupirant. Elle aimerait les revoir.
Jan et ses habitudes du matin ainsi que sa complicité avec Lud.
David et sa perfection.
Linke et son calme.
Frank et son sourire Colgate ainsi que sa chaleur.
Timo et son réconfort.
Mais elle ne pouvait pas s’imposer. Et c’est ce qu’elle ferait dans l’état actuel des choses.
Elle se leva et partit se doucher.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

« Alors ? »

« Elles n’ont pas changé… » Soupira Juri en se posant sur un fauteuil.

Les deux garçons en face de lui avaient une mine vraiment grave.

« Elle a accepté de nous rencontrer ! »

Ils relevèrent des visages effarés. Et c’était un faible mot.

« Pourquoi ? »

« Parce qu’elle pense comme moi. Il est temps de faire face… D’arrêter de se fuir et de fuir ce qui s’est passé. » Murmura-t-il, les yeux dans le vague.

« Quand va-t-elle venir ? »

« Elle veut bien venir mais sans toi, Linke ! »

Linke eut un sourire résigné. Il s’en doutait depuis le début.

« Ce n’est pas… »

« Tu resteras avec nous. » Décréta le batteur.

« Mais.. »

« C’est la première à avoir accepté, c’est la première à devoir faire face. Point ! »

Linke et Jan se turent. Ils savaient que lorsque Juri était décidé, rien ne le ferait changer d’avis. Surtout pas une discussion.
Depuis le drame, Juri s’était beaucoup endurci et refusait encore moins de compromis qu’avant.
Chacun avait réagi différemment au drame et ses conséquences. Moins bien ou mieux.

« Quant aux autres… Si notre entretien ce passe bien avec Melina, nous devrions les revoir bientôt ! »

Ils hochèrent la tête.

« Doit-on prévenir les autres ? »

« Je crois que ça serait le mieux.. Je m’en charge ! » Assura Juri.

« Tu te charges de quoi ? » Les surprit David en entrant dans le salon avec Frank et Timo.

Les trois garçons pris sur le fait se regardèrent et soupirèrent.

« Melina va venir ici ce soir ! »

C’était une sacré bombe.

« Tu as revu les filles ? » S’étonna David.

« En concert… Dans cette ville… »

Un silence de plomb tomba sur leurs épaules.

« Comment étaient-elles ? » Demanda Frank.

« Changée ! » Soupira-t-il. « Oli a coupé ses cheveux… Lud a les cheveux noirs aux pointes rouges… Melina a reprit sa couleur d’origine… Kat a les cheveux noirs méchés de verts… et elles ont pris un batteur temporaire ! »

« Woua ! » Souffla Jan. « Tu as remarqué tout ça ? T’es très fort !»

Juri lui balança un coussin dans la figure. Cette remarque, très stupide, les fit tous rire et détendit l’atmosphère.

« A quelles heure vient-elle ? »

« Elle devrait arriver d’ici peu ! »

Un mélange d’excitation et de malaise les saisit tous en même temps.
Ils avaient hâte et en même temps peur de les revoir.
Pensaient-elles la même chose ?
Un coup sur la porte les fit sursauter.
Juri alla ouvrir.

« Salut » Lança timidement une voix bien connue.
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 16:11

Linke se raidit imperceptiblement.

La confrontation débutait.
Linke vit Melina entrer et il eut du mal à la reconnaître. Ca devait être la même chose pour les autres vu leurs regards.
Ses cheveux étaient bien plus longs, toujours bouclés mais cette fois avec discipline, châtain clair – sa couleur d’origine- sans aucune autre couleur. Mais un point était très dérangeant : elle était maigre. Pas mince, non ! Maigre.
Linke eut l’impression qu’au moindre coup de vent, elle pourrait s’envoler pour le Tibet.
Elle sourit à tout le monde mais passa ses yeux sur lui comme s’il n’existait pas.
Ca lui fit mal. Plus qu’il n’aurait pu le penser jusqu’ici.

« Comment vas-tu Line ? » Demanda David.

Une pointe de rancœur lui tenailla la poitrine.

« Ca va ! » Sourit-elle mais quelque chose les interpella.

« Et les autres ? » Tenta Jan.

« Si tu parles de Ludmia, ça va… Sauf qu’elle jette tous les mecs qu’elle rencontre. Jeunes ou vieux. » Murmura Line. « Olivia, elle, s’occupe de ce qu’elle peut en essayant d’oublier son passé…. Mais bon, comme Juri a du vous le dire, on a réussi à maintenir le groupe hors de l’eau. »

Un silence gêné tomba.

« Et toi ? » Tenta Linke.

Melina ne le regarda même pas et ne répondit rien. Linke jeta un regard à Juri qui pinça les lèvres.
Ok ! Ca serait plus compliqué que prévu.

« Melina… Il faut arrêter ce massacre ! »

Melina le regarda amèrement mais vaincu.

« Je sais ! Ca a trop duré… Mais comment… »

« Allons chez vous ! Tous ensembles. Mettons les choses au clair ! »

« Si je fais ça, elle va me tuer ! » Ricana Melina.

Juri sourit :

« Tu sais que j’ai raison ! »

Melina soupira en jetant sa tête en arrière.

« Je sais ! Je sais ! Faites donc vos bagages, bande de crevards ! »

Juri eut un léger sourire victorieux.
La première manche était passée. Mais il ne se faisait pas d’illusion sur la suite.
Les garçons sortirent les uns après les autres.

« Tu ne pourras pas m’ignorer indéfiniment, Line ! » Soupira Linke, dos à elle, une main sur la poignée de la porte.

Melina ne répondit rien. Elle se détourna de lui.

« Tu sais… Je t’en empêcherai… Quoi que tu dises contre moi, tu ne te feras plus de mal ! »

Linke sortit en laissant Melina, les yeux écarquillées, les poings serrés, au milieu du salon.
De quel droit se permettait-il de lui parler comme ça ?
Elle essuya rageusement ses quelques larmes.



« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Olivia soupira en voyant les deux petits bouts courir après un papillon dans le jardin de devant. Ca faisait deux ans qu’elle s’occupait d’eux et ils avaient bien grandi. Agés de quatre ans, ils commençaient doucement à trouver leurs marques dans leurs petits mondes et à vouloir pousser encore plus. Olivia regarda le ciel et eut un sourire.
Anna devait se réjouir de les voir si heureux.
Elle fronça les sourcils en voyant deux voitures entrer dans l’allée suivit d’un petit camion. Ludmia sortit de la maison pour la rejoindre et assister à l’arrêt des véhicules.

« Tu attends des gens ? » S’enquit Lud.

« Non ! »

Melina sortit de l’une des voitures. Elle affichait un visage coupable. Lud soupira et la rejoignit.

« Ils sont là ? »

Melina hocha la tête positivement.

« Qui est là ? » Les surprit Olivia.

Les deux filles fuirent son regard.

« Nous ! » Répondit Juri en sortant de la voiture juste en face d’elle.

Olivia vit les six garçons leur faire face. Elle hallucinait.

« Je cauchemarde ! » Souffla-t-elle.

« Ah ben merci ! » Ricana Jan avant de la serrer contre elle. « Tu m’as manqué, copineuh ! »

Olivia ne put s’empêcher de rire.

« ‘MAN ! » Hurla une petite voix derrière elle.

Olivia se détacha de Jan et recueillit une petite fille aux longs cheveux noirs et aux verts gris dans ses bras.

« M 'man, Seb est mézant ! » Bouda-t-elle.

« Lil a cassé mon jouet ! » Chouina un petit garçon en tendant ses deux mains tenant un dinosaure coupé en deux.

Les six garçons, eux, n’en croyaient pas leurs yeux. Ils regardaient la scène comme s’il s’agissait d’un film.
Olivia posa la petite fille à ses pieds et répara le dinosaure du petit garçon qui lui fit un câlin. Elle se releva et leur jeta un regard inquiet.

« Ce sont les tiens ? » Bégaya David.

« Je vous présente, les grumeaux : Sebastian et Lilas. Les enfants d’Anna ! »

Juri tomba le cul par terre. Le souffle coupé. Les autres restèrent plus ou moins normaux. Sauf qu’ils s’étaient rapprochés des uns des autres pour se soutenir mine de rien.
Lilas s’approcha de Juri et le dévisagea :

« T’es qui ? »

« Lilas… » Protesta Olivia.

« Je m’appelle Juri, je suis un ami de ta maman. »

Lilas fronça ses sourcils, s’approcha et le regarda de plus près. Elle sourit brusquement et lui fit un câlin.

« T’es gentil, monsieur ! »

Juri faillit éclater en sanglot mais se retint de justesse. Il allait l’effrayer si jamais il pleurait comme une madeleine.

« Nous allons goûter ! » Décréta Ludmia en prenant Lilas et Sebastian par la main.

Elle s’éloigna et les laissa entre eux.
Juri se releva et s’approcha en passant une main sur son visage.

« Pourquoi ne m’as-tu rien dit ? Je pouvais savoir ! »

Olivia se mordit les lèvres et baissa la tête pour fuir son regard.

« On va rester ici ! Je ne sais pas combien de temps. De toute façon, nos directeurs ont décidé de sortir notre album. Celui que nous devions faire ensemble. Nous devons le terminer une bonne fois pour toute ! »

Juri passa à côté d’elle et rentra dans la maison. Les autres le suivirent.
Melina resta un instant avec Olivia qui pleurait en silence après avoir vu Timo et Frank l’ignorer allègrement.

« Si je vais me terrer en Alaska, tu crois qu’ils vont venir me chercher ? Surtout si je t’amène avec moi pour nourrir les phoques… »

« Excuse-moi, Oli. Mais je crois que Juri a raison, il faut mettre les choses à plat et fermer le livre ! »

Olivia secoua la tête.

« Tu ne te rends pas compte de ce qui va se passer ! » Soupira-t-elle, vaincu d’avance.

Elles rentrèrent dans la maison en silence.
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 16:19

Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Anna_e10


Chapitre 2: les grumeaux...

Ambiance: le passé ne reste jamais le passé...

Olivia regarda le jardin avec une certaine amertume. La souper s’était passé dans le silence le plus complet parfois entrecoupé par les rires et les demandes des jumeaux. Une tension quasi palpable les avait envahi jusqu’à ce qu’ils se séparent tous sans un mot. Les garçons avaient pris les trois dernières chambres sans demander l’avis de la propriétaire mais que pouvait-elle bien leur dire ? Juri était décidé et semblait pousser les autres à suivre son chemin sans rechigner. Elle pourrait se rebeller mais elle était tellement fatiguée. Au fond d’elle, elle craignait que leur séjour se termine encore par un « accident ».
Des larmes et des cris puis les fuites.
Elle soupira et se tourna. Lilas et Sebastian dormait dans leur lit. Profondément. Un sourire nostalgique se dessina sur ses lèvres.
Combien de fois s’était-elle glissée dans le lit de sa sœur dans la nuit pour la réconforter ou parce qu’elle avait peur du monstre dans son armoire ?
Quand elle regardait les jumeaux, Anna lui apparaissait. Les souvenirs revenaient en force et lui tenaillaient le cœur pour le couper en petits morceaux.
Il y avait tellement de précisions dans ses moments passés. Sans doute de trop.
Aujourd’hui, il ne lui restait qu’un goût amer au fond de la gorge, une pincée de colère mais beaucoup plus de peine cachée. Elle avait beau avoir rangé les photos dans leurs boîtes, les avoir fermées à clé, rien n’effaçait la présence d’Anna.

« Oli ! Ca va ? » La fit sursauter Ludmia sur le pas de la porte.

Olivia sortit de la chambre, ferma la porte et s’adossa dessus, les yeux fermés. Lud la força à poser sa tête sur son épaule.

« Elle me manque tellement ! » Murmura Olivia, les larmes au fond de sa voix. « J’aimerais tellement la revoir, lui demander pourquoi elle a fait ça… Elle a abandonné sa famille. Ses enfants. Moi. Je ne comprends pas pourquoi. »

Ludmia resserra ses bras autour de son amie.

« Je sais que je vais être cruelle mais ce jour-là, Anna a fait son choix. C’était sa décision. C’est incompréhensible pour nous mais ça ne sert à rien de s’appesantir dessus. Tu as deux enfants à éduquer et six crétins à raisonner. Tu dois te relever, Oli… » Chuchota-t-elle. « Nous devons continuer de l’avant. Nous n’avons pas le choix. »

Olivia releva la tête, essuya ses larmes et sourit.

« T’as toujours les bons mots ! »

« Parce que je te connais bien… » Sourit Lud.

Elles échangèrent un regard complice avant de retourner dans leur chambre après s’être souhaitée bonne nuit.
Ce qu’elle n’avait pas vu, c’était les oreilles indiscrètes qui trainaient dans le long couloir.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

« MAMAN ! MAMAN ! » Hurla une voix fluette dans la nuit.

Olivia se réveilla en sursaut, sauta de son lit et fonça dans le couloir en bousculant deux personnes au passage. Elle défonça quasiment la porte de la chambre pour trouver Lilas en pleure sur son lit, sa peluche toute blanche avec des yeux bleu noir – appelée Wufty ou Tyty- contre elle.

« Que se passe-t-il ma puce ? » S’inquiéta Olivia en la prenant dans ses bras.

« Il est où Seb ? » Renifla-t-elle. « Je veux Seb. »

Olivia fronça les sourcils et chercha Sebastian dans la pièce mais ne le trouva pas. La panique faillit la submerger mais la présence de Lilas l’empêcha d’y céder.

« On va le chercher. Il doit se cacher ! » Se força-t-elle à sourire.

Lilas ne fit pas de remarque mais resserra sa prise sur son Wufty. Elles sortirent de la chambre.

« Lud, tu n’aurais pas vu Seb ? » Demanda Olivia en voyant la jeune femme réveillée dans le couloir.

« Non ! Pourquoi ? »

« Il n’est plus dans sa chambre ! »

Lud fronça ses sourcils mais ne fit aucun commentaire.

« Je vais le chercher ! »

Olivia lui fit un petit sourire que Lud comprit comme étant faux.

« Line, Seb est introuvable. Tu ne l’aurais pas vu ? » Questionna Olivia.

La jeune femme bailla en secouant la tête négativement.

« Va te coucher. On va chercher toutes les deux ! »

« Non ! Non ! Je vous suis ! » Contra Melina en se frottant les yeux pour se réveiller.

Les trois jeunes femmes firent le tour de la maison mais Sebastian restait introuvable. Olivia donna Lilas à Melina qui s’était assise dans un fauteuil.

« On revient ! »

Melina fronça les sourcils mais garda la petite fille dans ses bras.
Olivia et Lud montèrent les escaliers quatre à quatre et entrèrent dans la première chambre des garçons.
Personne.
La suivante était aussi vide.
Olivia faillit éclater en sanglots mais se retint. La troisième chambre lui sembla être à des kilomètres d’elle.
Elle ouvrit la porte à la volée. Son regard se braqua sur le petit bout de chou assis dans le grand lit.
Elle fonça dessus et le prit dans ses bras pour un maxi câlin sans se soucier des nombreux regards sur elle.

« Ne refais jamais ça, Sebastian. Ta sœur et moi avons eu très peur. » Chuchota-t-elle.

« Je savais plus dormir ! Y avait un monstre dans l’armoire et il faisait des grimaces et… »

« Seb. » L’arrêta Olivia. « Qu’ai-je déjà dit sur le fait que tu quittes ta chambre sans me le dire ? »

Sebastian tritura ses doigts en baissant la tête.

« De venir te dire ! »

« Pourquoi ne l’as-tu pas fait ? » Demanda Olivia en le reposant à terre.

Sebastian s’accrocha à ses jambes en essayant de grimper jusque dans ses bras. Il avait les larmes aux yeux.

« Je ferai pus. Je ferai pus. A bras ! »

« Sebastian ! » Menaça Olivia d’une voix grave qui fit trembler le petit garçon.

Il se recula d’un pas, le visage baissé, les yeux mouillés.

« J’ai pas fait exprès ! » Bredouilla-t-il d’une petite voix.

Olivia soupira et le força à le regarder.

« Ne refais plus ça. »

Sebastian hocha la tête et lui tendit les bras. Olivia consentit à le reprendre. Il posa sa tête dans son cou et renifla plusieurs fois.

« Sois pas fâchée… »

« Mais non. Tu m’as fait peur, tu sais. »

Sebastian mit ses mains sur les joues d’Olivia et dit, gravement :

« Moi, ze t’aime, tu sais ! »

Ludmia ne put s’empêcher d’éclater de rire. Olivia, elle, resta ébahie un instant avant de rire.

« Petit monstre ! »

Sebastian rigola avec elles avant de se tourner vers les garçons.

« Dis ! Dis ! Tu joues avec moi… »

« Non, Seb. Il faut dormir ! »

« Mais… » Commença-t-il avant de rencontrer les yeux d’Olivia.

Il se tut et fit la moue.

« D’accord mais demain… »

« Tu pourras jouer avec qui tu veux ! »

Sebastian tapa dans ses mains en rigolant.

« Piscine aussi ! »

« Si tu es sage. »

Très sérieusement, il acquiésça.

« Au revoir ! » Cria-t-il en faisant des signes de mains aux garçons qui lui sourirent en le saluant.

« Je vais le mettre au lit ! » Indiqua Olivia.

Lud hocha la tête.
Olivia sortit.

« Ils ont l’air très attachés à Olivia. » Murmura Juri.

« Ils l’appellent Maman même s’ils ont compris que leur vrai maman ne reviendra plus. » Approuva Ludmia. « Mais que faisait-il ici ? »

« On discutait ici quand on a entendu quelqu’un courir dans le couloir et tomber. » Expliqua David. « Je crois qu’il cherchait Olivia à cause de son monstre… »

« Ca ne m’étonne pas. » Soupira-t-elle.

« C’est normal qu’il ait peur comme ça ? » S’inquiéta Juri.

Ludmia s’assit sur un fauteuil.

« Oui, c’est normal. C’est l’âge où les enfants se font pas mal de film. Ils imaginent beaucoup de choses. Parmi les jumeaux, c’est lui le plus imaginatif. Olivia doit beaucoup le recadrer. »

« Un peu trop à mon goût ! » Intervint Olivia en entrant dans la chambre.

Lud était surprise. Elle pensait que son amie aurait pris la poudre d’escampette en allant coucher le petit garçon.

« Melina a déjà mis Lilas au lit. Elle est partit se recoucher ! » L’informa-t-elle.

Lud lui fit une petite place sur le fauteuil.

« Je crois qu’il faut vous expliquer deux trois choses sur les jumeaux. Ils sont un peu turbulents. Si jamais, l’un d’eux vient vous embêter la nuit, il faut le ramener dans sa chambre en étant ferme. Ils ont tendance à s’inviter un peu partout. »

« Pourquoi ? » Demanda Juri, soucieux.

Lud et Olivia se regardèrent.

« Je crois qu’ils cherchent des figures parentales qu’ils ont du mal à trouver, rien qu’avec nous. » Soupira Olivia. « Même s’ils savent que leurs parents ne reviendront plus et qu’ils m’appellent maman, ils gardent au fond l’espoir qu’un jour, leurs parents entrent ici et les aiment. »

Un léger silence se fit dans la pièce.

« Ils ont quatre ans, ils s’imaginent beaucoup de choses. Il faut souvent les remettre dans la réalité. Même brutalement. » Expliqua Lud.

Ludmia croisa le regard de Jan qui sourit légèrement. Elle essaya de le lui rendre mais se trouva plutôt pathétique.

« Hors de question, de leur servir de la glace et je peux vous assurer qu’ils essayeront avec vous. Ils ont facile d’obtenir ce qu’ils veulent, ces filous. Donc restés vigilants sur leurs demandes. Lud et Melina pourront vous aider si je ne suis pas là. Ce sont de vrais petits cascadeurs, ils sautent partout. Si jamais vous les voyez faire, amenez-les dans leurs salles de jeux à la cave. Elle est proche de notre salle de répétition. »

Les garçons l’écoutaient avec beaucoup d’attention.

« Quant au reste, vous verrez au fil des jours. »

« Bon ! Je vais dodotter moi ! » Conclut Lud en se levant.

Olivia approuva d’un signe de tête.

« Ah oui ! Surveillez vos affaires. Ils ont tendance à prendre les objets des autres et les planquer. Généralement, on ne les retrouve pas après. »

« Tu nous décris des petits diables ou des enfants là ? » Rigola Jan.

Olivia sourit, amusée puis sortit de la chambre.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 16:19

« Entrez ! » Lança Lud en sortant de sa salle de bain.

Elle fut surprise en voyant Linke débarquer dans sa chambre.

« Salut ! » Lança-t-il timidement.

Elle le fixa un moment, interdite avant de se reprendre.

« Bien dormi ? »

Il haussa les épaules. Mais elle voyait bien les cernes sous ses yeux.

« Que puis-je pour toi ? »

« Melina… »

Lud grimaça légèrement en fermant sa garde-robe.

« Oui ? » L’encouragea-t-elle en s’asseyant sur son lit.

Linke prit la chaise du bureau et se plaça dessus.

« Elle est maigre… »

Lud soupira profondément.

« Je peux d’abord te dire un truc ? »

Il haussa un sourcil, en silence.

« Immonde bâtard ! » Lâcha-t-elle d’une voix dure. « Crétin fini ! Crevard ! Salop ! »

Un silence de plomb tomba dans la chambre. Linke n’en revenait pas.
Lud sourit.

« Ca fait du bien ! »

Il ouvrit la bouche puis la referma comme un poisson hors de l’eau.

« Il y a eu votre séparation, pas très diplomate d’ailleurs, puis la mort d’Anna, le silence d’Olivia puis la découverte des jumeaux. Melina n’arrive pas à gérer tout cela correctement. D’ailleurs, je crois que dans cette maison, personne n’y arrive vraiment. Tu as été le dernier des cons, Christian. Vraiment le dernier. Ses remord l’étouffent et la tuent à petit feu. »

« Ses remords ? »

« Le baiser de David. »

Linke baissa la tête.

« Elle n’y est pour rien, je le sais bien. »

« Alors pourquoi ne l’as-tu pas rappelé, pour au moins vous expliquer ? »

Linke garda la tête basse.

« Trop fier n’est-ce pas ? » Soupira Lud. « T’es vraiment con ! »

« Je vais finir par le savoir ! »

« Et bien sache-le ! » S’écria Lud en colère.

Elle se planta devant lui et le força à relever la tête.

« Regarde-moi ! Arrête de jouer au con. Je ne te demande pas de retourner avec si tu ne l’aimes plus mais d’au moins, lui expliquer ton geste de cet époque. Elle ne l’a toujours pas compris. C’était exagéré. Surtout que tu savais qu’elle n’était pas responsable. Tu as été lâche et stupide. Maintenant, sois enfin courageux ! »

« Mais… »

« Tais-toi ! Lève ton cul et va lui parler… Tout de suite ! »

Linke déglutit devant la colère de Lud.

« Pas maintenant. Je vais y aller mais pas encore. C’est trop tôt ! »

Elle leva les yeux au ciel.

« Ne viens pas te plaindre après. »

Et elle le planta là.

Linke passa ses mains dans ses cheveux, désemparé. Il savait bien qu’il avait été le dernier des salops mais il n’arrivait pas à aller s’excuser.
Il n’arrivait pas à avouer qu’il avait juste pris peur. Une bête peur qui l’avait bouffé et qui aujourd’hui, le submergeait de remords.



« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

« Putain ! »

« SEBASTIAN ! »

« Oula ! Dès le matin, c’est fort ! » Grimaça Jan en passant à côté d’un petit garçon en pleure et d’une jeune femme remontée à bloc.

« Timo ! » Cria Melina entrant dans la cuisine.

Le MC se fit tout petit sur sa chaise.

« Plus de gros mots, sinon c’est toi qui finit au piquet ! »

« Titi au piquet ! » Se moqua Lilas.

« Moi, c’est Timo ! »

Lilas lui fourra son Wufty sous les yeux et déclara, très sérieuse :

« Titi c’est comme Wufty. C’est aussi Tyty ! »

« Hein ? » Fit intelligemment le MC en se tournant vers Melina qui se retenait d’éclater de rire.

« En gros, tu es comme son ours. Tu t’appelles Titi ! »

« Mais… »

« Titi ! » Gueula Lilas en lui sautant sur les genoux.

« Mais quel tombeur ! » Ironisa Juri en voyant le rappeur au prise avec la petite fille de quatre ans.

Timo le fusilla du regard mais s’empêcha de jurer. Vu le regard noir de Melina, il n’avait pas intérêt. Il soupira et déjeuna avec la petite sur ses genoux.

« Tu ne manges ? » S’inquiéta Jan.

Melina sourit :

« J’ai mangé avant vous ! »

Jan était sceptique mais préféra se taire. Il venait juste d’arriver, il n’allait pas se disputer avec elle sans preuve de ce qu’ils croyaient tous. Melina sortit de la cuisine puis revint avec une Olivia toute endormie qui avait du mal à trouver sa chaise.

« Ca, ça n’a pas changé ! » Rigola Jan en lui tendant une tasse de café.

Olivia lui tira langue avant de boire le contenu de sa tasse. Elle poussa un soupire avant de regarder ce que mangeaient les jumeaux.

« Merci pour les terreurs ! »

Melina sourit en beurrant une tartine pour Lilas.

« Pas de quoi. Je me doute que Lud et toi avez été couchées bien après moi. »

Olivia eut un petit sourire d’excuse.

« Pour finir où était ce petit monstre ? »

« Dans notre chambre ! » Répondit Juri. « Il errait dans le couloir après avoir cru voir un monstre… »

C’est sur ce mot que Sebastian se réveilla complètement. Il prit David à témoin et se mit à lui raconter comment il avait noyé le méchant sous son lit. David écouta avec attention avant de décrocher au bout de cinq minutes. Il jeta un regard désespéré à Olivia et Melina qui se marraient comme jamais.
Il avait l’air d’être en pleine détresse alors qu’il ne s’agissait que d’un gamin de quatre ans racontant un exploit imaginaire.

« Seb, si tu n’es pas habillé, tu ne pourras pas voir ton dessin animé ! » Lança Olivia en mangeant ses tartines de chocolat.

Sebastian engloutit son cacao et partit comme une fusée dans sa chambre. Il salua distraitement Linke et Lud qui descendaient pour rejoindre les autres.

« Voilà nos retardataires… Vous faisiez quoi ? » S’enquit Jan avec un sourire entendu.

« Retire ce sourire de pervers de ton visage ! Nous avons juste parlé ! » Grogna Lud en prenant place à côté d’Olivia.

« Bien dormi ? » S’enquit celle-ci.

« Ca va. Encore un peu fatiguée. »

« Qu’as-tu donc fait de ta nuit, vilaine ! »

« Jan ! » S’écria Lud en le fusillant du regard.

« J’adore t’embêter ! »

Lud leva les yeux au ciel. Elle feignait l’embêtement mais en réalité, elle était contente qu’il réagisse comme ça avec elle. Il rigolait, la faisait tourner en bourrique et lui souriait. Ca la rendait heureuse. Parce que, quand elle voyait Frank et Timo ignorer Olivia ou Linke ayant peur de parler à Melina, elle n’aurait pas su gérer les crises de Jan.
Elle aurait prit son baluchon et serait partie en courant pour le fin fond du Tibet.
Sans retour, merci !
La cuisine commença à se vider petit à petit. Lud finit par laisser Olivia avec Frank malgré sa légère angoisse. Malgré ce qu’elle montrait, Olivia était devenue bien fragile et Frank était un sujet légèrement tabou… Ok ! Très tabou !
Au point que la première fois que Melina avait mis son nom sur le tapis, elle s’était mangé un pot de fleurs dans la tronche. Heureusement qu’elle avait eu le bon réflexe de tourner la tête de quelques centimètres sinon…
Mais comme disait Juri : il était temps pour eux de regarder la réalité en face… Ou un truc du genre.
Elle rejoignit sa chambre pour mettre les dernières touches à leur chanson.

« Bou ! »

« Très marrant, Jan ! » Soupira-t-elle en levant les yeux au ciel.

Il entra dans la chambre et se pencha au-dessus de son épaule.

« Tu écris ? »

« Je corrige. » Rectifia-t-elle en rangeant les partitions. « Tu veux quelque chose ? »

« Rien ! Les autres s’habillent donc j’attends de voir ce qu’ils proposent pour la journée. »

Un léger silence les enveloppa.

« J’ai cru comprendre que tu étais Dee Jay maintenant ? »

« Oui ! J’ai toujours aimé les platines… »

« Et les Dee Jay qui vont avec aussi ? »

« Jan ? » gronda-t-elle légèrement.

« Mais je rigole. » S’amusa-t-il. « J’ai compris pourquoi t’étais partie… On n’a pas été très sympa avec toi. On t’a poussé à bout au fond. »

Lud ne répondit rien et le regarda simplement.

« Juste… Tu m’as aimé au moins ? Même un tout petit peu. »
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 16:53

Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Oli_et10

Chapitre 3: pause bébé...

Ambiance: presque détendue...

Olivia et Frank se jetait des regards de biais sans vraiment vouloir se fixer. Ils semblaient attendre que l’autre fasse le premier pas.
Connaissant Olivia, il allait encore attendre le Père Noël devant la cheminée.
Frank déglutit et allait ouvrir la bouche quand une furie aux cheveux noirs entra dans la cuisine et s’agrippa aux jambes d’Olivia.

« Lilas ? »

La petite fille releva un visage rond transfiguré par l’amusement vers sa « maman ».

« Ju, il joue avec moi ! »

Le dit Ju, appelé Juri, entra dans la cuisine et attrapa une Lilas morte de rire. Juri les regarda à tour de rôle en plaçant la petite fille en travers de son épaule.

« C’est l’occasion rêvé pour vous avouer votre amour ! »

Il planta les deux pivoines dans la cuisine en rigolant.

« Toujours à rire, lui ! » Bredouilla Frank qui grimaça d’embarras.

Quelle réplique à la con !
Olivia sourit, amusée. Frank soupira :

« Je m’excuse ! »

Olivia sursauta de surprise et le fixa, sans comprendre.

« De quoi ? »

« Ce… »

Frank inspira un bon coup et expliqua :

« Ce jour-là, j’aurais dû te rattraper et t’expliquer que j’avais trop bu. »

« Frank… C’est du passé…. »

Il plongea ses yeux bleus dans les siens. Olivia remarqua la froideur de son regard. Elle ne se souvenait pas qu’ils aient pu être aussi glacials auparavant.

« Ce n’est pas du passé. Nous n’avons pas su en parler. Cette nuit-là, j’étais désemparé, j’étais certain que c’était Timo que tu avais choisi alors je suis sortie et j’ai ramené cette fille… »

« Ca m’a fait mal… » Murmura-t-elle d’une voix à peine audible, le visage baissé.

Même deux ans après, rien qu’y penser lui torturait le cœur.

« Je suis vraiment désolé. J’ai tout foutu en l’air…»

Elle secoua la tête négativement.

« Tu te trompes. Si ce n’était pas toi, ça aurait été moi qui aurais tout foutu en l’air. Quand j’ai compris que les jumeaux seraient seuls, je n’ai pas hésité et je serais partie même en étant avec toi… »

Ils se fixèrent un instant. Frank se leva et la serra dans ses bras.

« Tu m’as manqué, Oli ! Beaucoup trop pour que je t’en veuille. »

Olivia sentit ses yeux la piquer.

« Tu m’as manqué, Franky. »

Ils restèrent un instant dans les bras l’un de l’autre. Leurs larmes ne coulaient pas ou quasi pas.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Ludmia regardait Jan qui attendait sa réponse.

« C’est du n’importe quoi, Jan. Tu sais que tu ne m’aimes plus ! »

« Mais comment peux-tu en être sûr ? » Explosa-t-il.

Lud haussa un sourcil, sceptique. Jan rougit légèrement.

« Je suis une amie et c’est tout ! Une amie que tu désires… C’est ça qui t’embrouilles. »

« On s’est quitté sur un coup de tête, je devrais t’aimer encore… »

« Voyons, Jan. Tu es simplement passé à autre chose. C’est normal. »

« Je ne sais plus où j’en suis. C’est étrange de te voir et de ne pas ressentir ce que je ressentais à l’époque. »

Lud sourit légèrement.

« Moi, je m’en souviens. C’était bien. Tu m’as appris à apprécié la peur de tout perdre…. De se planter. »

« Au moins, j’ai servi à quelque chose. »

« Jan, tu sers à quelque chose. Tu fais parti du groupe Panik. Tu es un excellent DJ. Et tu es mon ami… »

Jan sourit.

« Mais ça ne me dit toujours pas si tu m’as aimé… »

Lud soupira en levant les yeux au ciel.

« SEBASTIAN ! » Hurla Melina.

Lud ouvrit la porte de la chambre et vit passer un petit garçon tout nu poursuivit par une jeune femme blanche comme un cachet d’aspirine.

« Je reviens ! »

Jan soupira. Une simple question prenait des proportions énormes avec elle.
Il se leva et rejoignit les autres dans le salon de la maison.

« « « « « « « « « « « « « «

« SEB SI TU NE REVIENS PAS ICI IMMÉDIATEMENT JE T’ASSURE QUE TU SERAS PRIVE DE DESSERT ! » Hurla Ludmia d’une voix qui fit trembler les fenêtres de la maison entière.

Les garçons se regardèrent en haussant un sourcil.
Le petit garçon de quatre ans entra dans le salon en courant, un lapin en peluche dans les bras et regarda les garçons avant de s’arrêter sur Frank et de lui sauter dans les bras, tremblant de peur.
Ludmia entra dans la pièce. Sebastian se serra contre Frank et couina.

« Tu lui fais peur ! » Intervint Jan en se plaçant devant Frank comme pour les protéger d’une éventuelle attaque.

« Ca fait deux heures qu’il refuse de s’habiller et cours partout. »

« Mais tu as vu comment tu hurles ? » S’enquit Juri.

Ludmia serra les poings et les fusilla du regard :

« Vous me faites chier ! Vu que vous semblez mieux vous y connaître, je vous le laisse… Débrouillez-vous ! »

Et elle sortit brutalement du salon.
Ils soupirèrent puis se tournèrent vers le petit garçon qui avait les larmes aux yeux.

« Elle m’aime plus, Lulu ? » Demanda-t-il de sa petite voix frêle.

« Mais si, elle t’aime toujours. C’est juste qu’elle est un peu fâchée que tu n’obéisses pas. » Lui expliqua David.

« Je voulais juste jouer, moi ! » Se justifia-t-il.

« Allez ! Nous allons t’habiller puis tu iras t’excuser. » Décréta Frank en s’en allant vers la chambre.

Sebastian hocha la tête.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «


Dernière édition par Lili le Jeu 25 Sep - 17:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 16:54

Olivia sourit en voyant Lilas jeter des sorts avec sa baguette de Fée / Princesse. C’était bien un truc de petite fille de se déguiser en princesse en pleine journée et de lancer des sorts gentils sur tout le monde.

« Je vais chercher, Seb pour jouer ! » Lança la petite fille en courant vers la maison.

« Fais attention pour ne pas tomber ! » Cria Olivia de son parterre de fleurs.

Elle essuya la sueur sur son front avec son avant bras, posa ses outils et rangea le tout dans le sceau à ses pieds. Finis le jardinage en plein soleil. Si on lui avait dit, un jour, qu’elle se mettrait à quatre pattes dans la terre pour arranger des fleurs, elle aurait bien rit.
Pourtant…

« Jolies fleurs ! »

Olivia sourit à Juri.

« Ca va ? »

« Bien. Et toi ? »

« Je vais rentrée me changer. Les directeurs vont arriver. »

Juri hocha la tête et la suivit vers la maison.

« Les jumeaux nous ont adopté. »

« Je crois aussi ! C’est bien. » Approuva-t-elle.

« Dis-moi, ça a l’air de s’être arrangé avec Franky. »

« Je crois mais on verra bien. » Sourit-elle.

« Et Timo ? »

Olivia ne répondit rien. Le MC ne lui avait pas adressé la parole une seule fois de la journée. Pas un sourire.
Pas un regard.
Pas une parole.

« Tu devrais aller lui parler. »

« Pour qu’il me jette. Sans façon ! » Ricana-t-elle, désabusée.

Juri soupira.

« Vous êtes aussi têtus l’un que l’autre. »

Elle haussa les épaules en rentrant. Juri resta sur la terrasse. Il prit son portable et l’alluma.
Deux messages. Il les lut. Un sourire apparut sur son visage. Mais quand il regarda le jardin, l’angoisse le prit tel un serpent sa proie. Qu’allaient-ils tous dire ? Il s’en doutait un peu mais préférait se poser la question pour ne pas à voir la réalité tout de suite.
Il répondit aux messages sans tarder en refoulant ses angoisses profondes.
Il verrait en temps et en heure.

« Ca va Juri ? » Lui demanda Linke en s’appuyant sur le balcon en pierre de la grande terrasse.

« On va avoir dur avec Timo et Olivia ! »

Linke hocha la tête. Il avait crû remarquer que ces deux-là s’évitaient comme la peste. Un peu comme Melina et lui. Un peu trop sans doute.

« Tu lui as parlé ? »

Pas besoin du prénom pour savoir de qui Juri parlait.

« Pas encore. »

« Tu devrais… »

« Je sais mais je n’y arrive pas. Je bloque à chaque fois que je suis devant la porte de sa chambre. »

Juri lui donna une tape sur l’épaule.

« Sois un homme ! »

Linke plongea son visage dans ses mains en soupirant profondément.
Juri rentra pour aider Ludmia avec le souper.

« Vous avez réussi habiller le petit monstre ? »

« A six, ça aurait été malheureux ! » Rigola Juri en l’aidant à éplucher les pommes de terre.

Lud ne put s’empêcher de rire.

« En tout cas, je suis content d’être venu. Je te remercie d’avoir envoyé Melina. »

Lud fit une grimace mais ne démentit pas.

« Oli et Line voulaient vous revoir aussi mais les circonstances pour elles ne s’y prêtaient guère… Selon leurs points de vue. »

« Je ne comprends pas pourquoi ! Les jumeaux sont adorables et nous ont adoptés… Enfin, il me semble… »

« C’est vrai. C’est un exploit qu’en une journée et une nuit, ils viennent vers vous comme ils le font. » Approuva-t-elle en mettant une casserole d’eau sur une plaque électrique. « ils sont pourtant très timides et pas très sociables. »

« Pas sociables ? » S’étonna Juri.

« La première fois que je les ai vus, ils ont refusé de me regarder et de ma répondre. Il a fallu trois jours pour arriver à un regard. »

Juri était très étonné.

« Peut-être ont-ils suivi votre exemple. » Hasarda-t-il.

Ludmia éclata de rire mais ne fit aucun commentaire. A part, elles trois, parfois le manager et Gabriel, personne ne venait ici. Pas même leurs familles.

« Je vais mourir ! » Hurla Jan en traversant la cuisine.

Melina passa quelques secondes plus tard avec des produits de beauté en main.
Lud et Juri se regardèrent avant d’éclater de rire.

« Lud, viens m’aider ! » Cria Olivia des escaliers.

Les deux cuisiniers posèrent leurs ustensiles et montèrent voir le massacre.
Lilas était couverte de maquillage et Sebastian continuait son travail sur le mur de la chambre de Jan.

« C’est pas vrai ! » Souffla-t-elle, ébahie.

Sebastian se tourna vers elles, un énorme sourire aux lèvres mais le perdit bien vite en voyant qu’elles, elles, n’étaient pas enchantées.

« Maman ? » Appela-t-il avec crainte.

« Qui t’as donné ça ? » Demanda Olivia en le prenant à bout de bras.

« Jan… » Sourit-il en tendant ses petits bras vers elle.

Olivia l’éloigna un peu plus et le tapa dans la baignoire de la chambre de Jan. Lud revint quelques secondes après avec Lilas.
Les jumeaux regardèrent leur maman arriver avec des bouteilles remplies de liquide blanc.

« C’est froid ! » Cria Sebastian en se débattant.

« Reste tranquille. » Ordonna la maman en lui enlevant le maquillage des mains et de son visage.

Lud s’occupait de Lilas mais c’était pire que son frère.

« Je tombe sur Jan, je l’étrangle ! » Assura-t-elle.

« Je t’aide ! »

Elles rigolèrent.
Une heure plus tard, les jumeaux étaient propres, les jeunes femmes fatiguées mais remontées à bloc.

« Je vais me le faire ! » Grogna Lud avec une boîte en main et un sourire sadique sur le visage.

Olivia suivait avec une autre boîte.

« Je vous ai tous eu ! » Lança Jan en faisant la danse de la victoire dans le salon.

Les garçons avaient installé leur console de jeux et venait passer leur temps dessus.
Jan s’arrêta en voyant les deux jeunes femmes l’entourer.

« A L’ATTAQUE ! » Hurlèrent-elles en le bombardant de talc pour bébé et de produit pour la peau.

Jan vociféra en les pourchassant pour un monstrueux câlin. Il se retrouva en face de Lud, dos à la piscine.
Jan s’approcha et attrapa sa main mais elle réussit à se dégager avant le câlin.

« Touche-moi encore une seule fois et je te fais bouffer tes mains puis je t'écorche vif! Compris? »

Jan lui sauta dessus les faisant tomber dans la piscine.

« ESPECE D’ABRUTIT CONGENITAL ! C’EST GELE ! »

Jan éclata de rire en l’aidant à sortir de l’eau. Lud se retrouva sur la terre ferme rapidement mais elle repoussa Jan à l’eau.

« Méchante ! » Cria-t-il après avoir bu la tasse sous l’effet de surprise.

Elle le snoba et rentra.

« Sympathique ! » Marmonna Timo quand elle passa à côté de lui.

« T’as d’autres réflexions débiles de ce genre ou c’est bon ? » Rétorqua-t-elle.

Timo la regarda de haut et partit rejoindre ses amis.
Lud, elle, alla se changer.

« « « « « « « « « « « « « « «

(Lendemain matin).

« Argh ! Je meurs ! » Couina un jeune homme dans la cuisine.

Lilas éclata de rire suivit de son frère.

« Franky, c’est la confiture de fraise. Je n’en ai plus après ça ! » Se lamenta Olivia en lui enlevant le pot des mains.

Franky rigola en enlevant la confiture de sur sa figure.

« Désolé ! »

Olivia sourit en rangeant le pot dans le frigo puis servit les enfants de chocolats froid et de tartines beurrées. Lilas tendit ses bras vers Franky.

« Kyky ! Kyky ! »

« C’est Franky, Lilas ! »

« Kyky ! » Répéta-t-elle toute fière.

Olivia leva les yeux au ciel avant de faire un sourire d’excuse au chanteur qui rigolait.

« Y a pas de mal. »

Il prit la petite fille sur ses genoux et la fit manger proprement.

« Le Il a un nom, morrue ! »

« Le Il va se faire foutre, crevard ! »

Olivia et Frank se regardèrent en soupirant. Ludmia et Timo venaient juste de se lever qu’ils s’engueulaient déjà pour une raison inconnue.

« Salut ! »

« ‘lut »

« Vous êtes de bonne humeur à ce que je vois ! » Lança Olivia en servant le café.

Elle reçut deux regards noirs en retour ce qui la fit soupirer profondément.
Lu ouvrait la bouche quand la sonnerie de la porte d’entrée retentit.

« T’attends quelqu’un ? »

Olivia secoua la tête négativement en se dirigeant vers le hall.

« Madame Pirson ? » S’étonna Olivia.

« Où est Melina ? »

« Euh… »

« Maman ? »

Melina arriva dans le hall, plus que surprise avant de changer d’expression en voyant ce que portait sa mère.

« Ma fille, j’ai discuté avec ton père, il est temps de prendre tes responsabilités. Tu dois t’occuper d’Adam, tu es sa mère ! »

Elle lui mit dans les bras, un tout petit bout de chou aux cheveux bruns et aux yeux bleu tachés de brun.

« Je serai toujours là pour toi, ma chérie mais c’est ta vie, ton enfant, à toi d’assumer comme une adulte. Tu en as l’âge. »

Et elle partit.

« Quel âge a-t-il ? » Demanda Linke.

Melina baissa la tête, rouge de honte.

« Son âge… » Gronda Linke.

« Un an et trois mois. »

« Ca veut dire… » Souffla Linke.

……
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 17:05

Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Adam11


Chapitre 4: Kind.

Olivia et Lud se regardèrent avec désespoir. Après le passage de sa mère, Melina s’était « débarrassée » d’Adam en le refilant à Olivia. Linke lui avait couru après mais elle l’avait royalement rembarré. Depuis, elle restait enfermée dans sa chambre et refusait de voir qui que ce soit.

« Si elle ne m’ouvre pas, je défonce sa porte ! » S’écria Ludmia en donnant Adam à Olivia.

La jeune femme se précipita vers la chambre de Melina.

« Ouvre ! » Hurla-t-elle en toquant à la porte. « Lina, ne m’énerve pas encore plus que je ne le suis. Ouvre cette putain de porte à la con ! »

« Oh ! Pas besoin de jurer, il y a des gosses. » Rétorqua Melina en ouvrant sa chambre.

Lud s’engouffra dedans en la bousculant et ferma derrière elle.

« Ca y est, tu as décidé de vivre dans une mortuaire ? » Grogna-t-elle en ouvrant les rideaux.

Melina grogna en se laissant tomber au sol. Le soleil l’éblouissait affreusement.

« Bon ! Que t’arrive-t-il ? »

Melina lui jeta un regard noir.

« Je veux que TU me l’expliques… »

Melina se releva et alla s’asseoir sur son lit.

« Adam… Je crois que… »

Ludmia attendit que Melina soit prête à le dire.

« » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »

Olivia pesta contre Ludmia un instant avant qu’Adam ne se mette à hurler.

« C’est une véritable alarme ! » Grimaça Jan en entrant dans le salon.

Olivia le fusilla du regard.

« Occupe-toi de Lilas au lieu de dire des conneries ! » le gronda-t-elle.

Jan leva les yeux au ciel en souriant. Il prit la petite qui criait qu’elle voulait les bras d’Olivia. Lilas se mit à pleurer de jalousie. Jan l’emmena jouer avec ses platines. Sous sa surveillance, hein ! Sinon il était certain qu’il retrouverait son bébé en morceaux.
Olivia soupira de soulagement… Enfin à moitié parce qu’Adam pleurait toujours aussi fort.
Frank la regarda entrer dans la cuisine avec le petit pour préparer un biberon.

« Tu t’entraînes ? »

Olivia le fusilla du regard :

« Nia ! Nia ! Nia ! Va te faire voir ! »

Frank éclata de rire en essuyant la bouche de Sebastian avec une serviette. Il donnait de la glace au chocolat au petit garçon. Adam regarda le pot avec envie mais il reporta son attention sur Olivia qui lui passa son biberon chaud.
Il la fixa en buvant.

« Comment va Melina ? »

Olivia haussa les épaules :

« Lud est partie la voir ! »

Frank ricana.

« J’imagine déjà ce qui doit se passer là-haut. »

Olivia sourit en s’asseyant avec Adam dans ses bras.

« Tu t’en sors ? »

« Tu me prends pour qui Kyky ? »

Frank leva les yeux au ciel en grimaçant. Il détestait ce surnom mais comme Lilas s’était mis en tête de l’appeler ainsi, il n’avait pas trop le choix que de subir en silence.

« Toi au moins aie la délicatesse de ne pas m’appeler pas comme ça ! » Soupira-t-il fataliste.

« Ok Kiki ! »

« T’as de la chance d’avoir le bébé dans tes bras, saleté. »

Olivia lui tira la langue. Frank rigola avec elle.
Elle se pencha sur Adam pour qu’il termine son biberon. Frank la regarda du coin de l’œil. Leur relation avait plutôt bien survécu malgré ce qui c’était passé. Il savait qu’il restait une zone d’ombres à éclaircir s’ils voulaient être encore mieux l’un avec l’autre mais ce n’était pas le moment. L’arrivée d’Adam ne leur donnait pas l’occasion de faire éclater une vérité aussi lourde que la leur en plein jour.


« « « « « « « « « « « « «


« Tu vas t’en remettre quand même ? » S’enquit Jan.

Linke et Timo le fusillèrent du regard. Jan se fit tout petit dans la chambre.

« Tu penses que c’est le tien ? » Demanda Timo.

Linke soupira en posant sa tête entre ses mains. Il ne savait plus quoi penser. Si cet enfant était le sien alors…. A vingt trois ans, il ne pouvait pas être père. Pas aussi vite. Pas comme ça. Il avait sa carrière. Il avait rompu avec la mère de l’enfant.
Il voulait un enfant : oui mais pas dans ces conditions. Il voulait une famille. Pas un truc comme celui qu’il vivait.

« Tu devrais aller lui parler. » Conseilla Timo.

« Ah oui ? Et je défonce sa porte ? »

« Pourquoi pas ! » Répondit Jan, très sérieux devant le regard bovin de ses amis. « C’est elle la fautive, c’est à elle à fournir les explications auxquelles tu as droit. »

« T’es flippant quand tu réfléchis ! » Le taquina Timo, détendant l’atmosphère en les faisant rire.

Jan lui balança un coussin.
Linke sortit de la chambre discrètement et se dirigea vers celle de Melina. Il s’arrêta à deux pas et entendit :

« Je ne sais pas de qui est l’enfant, Lud ! » Se lamentait Melina d’une voix brisée.

Linke sentit son cœur tomber dans ses chaussures.

« Comment ça ? »

Linke s’approcha un peu plus.

« Je…. Il peut être de David… » Soupira-t-elle avant d’expliquer. « Quand Linke m’a dit que c’était fini, je suis allée voir David pour qu’il explique à Linke ce qui s’est vraiment passé. J’étais hors de moi. David n’était pas très bien… Enfin… »

« Ok ! Je vois ! » Grogna Ludmia.

Linke lui en avait assez entendu. Il se précipita dans la chambre de David. Maintenant il comprenait mieux pourquoi le guitariste s’était éclipsé aussi vite quand Melina était apparue avec le bébé. Il ne toqua pas, entra comme une furie mais prit quand même le temps de refermer derrière lui.

« Tu es au courant, n’est-ce pas ? » S’écria-t-il.

David ne le regarda pas. Il hocha simplement la tête. Ses cheveux formaient un rideaux devant son visage, empêchant Linke de voir son expression.

« Pourquoi ? » Gueula Linke en l’attrapant par le bras pour qu’il lui fasse face.

« On était tous les deux mal. Tu l’avais largué. Moi, j’avais fait une connerie.Ca a dérapé. C’est tout ! » S’expliqua David d’une voix morne.

Linke faillit lui coller une beigne mais se retint.

« Il est peut-être de toi ! » Lâcha-t-il simplement.

David écarquilla les yeux d’étonnement et de frayeur.

« Toi aussi, tu penses que nous sommes trop jeunes… » Ricana Linke en grognant.

« On fait quoi ? »

Un silence s’abattit entre eux.

« On ne peut pas le laisser comme ça quand même… » Murmura David.

Linke se laissa tomber à côté de lui sur le bord du lit.

« Oui mais on ne sait pas qui est le père ! »

David le fixa dans les yeux.

« Ca fait vraiment une différence que ce soit toi ou moi ? On peut se partager les tâches un jour sur deux ou comme on le veut… »

Linke hocha la tête avant d’avoir un rire sans joie.

« Si les journaux s’emparent de nos affaires, ça va jaser ! »

David ne fit aucun commentaire. Il était plutôt d’accord avec le bassiste sur ce coup-là.

« Tu m’en veux ? » Lui demanda David.

Linke réfléchit.

« Un peu… » Finit-il par avouer. « Mais bon… t’es mon meilleur ami, non ? Je vais faire avec. »

David lui sourit en lui donnant une accolade.
Ils sortirent de la chambre pour entendre des cris dans tous les sens.
Ils se rendirent dans la salle à manger où Adam et Lilas rivalisaient en hurlement strident.
Olivia avait prit le plus jeune et essayait de la rassurer mais les cris de Lilas n’arrangeaient pas les choses. Linke s’approcha, prit Adam avec une certaine crainte et le berça. Olivia le regarda faire avec étonnement avant de sourire, attendrit. Elle prit Lilas sur elle qui se calma.
Etonnement Adam s’était calmé et regardait Linke avec de grands yeux surpris. Il rigola.
Linke ressentit une petite pointe de panique saisir son cœur et le lui serrer mais il refusa d’y céder. Ce gamin n’avait pas demandé à être là. Père ou pas, il devait s’en occuper vu que le doute subsistait. David le regarda. Ils échangèrent un regard entendu. Adam ne vivrait pas ce que eux avaient vécu même si pour cela, ils devaient étouffer leur rancœur, leur doute et leur panique. Linke cala l’enfant dans ses bras en une position plus confortable pour eux deux.
Melina entra dans la pièce à ce moment et le regarda faire. Ludmia la tira par la main et la força à faire face. Elle baissa la tête.

« Je sais tout. » Soupira Linke, amèrement malgré lui. « Je sais que tu as couché avec David. Je sais qu’il y a un doute sur le père… »

Melina écarquilla les yeux pour s’empêcher d’éclater en sanglot.

« David et moi allons assumés. Tous les deux… Avec toi. »

Linke lui tendit le petit garçon qui posa son regard étrange sur elle. Il tendit ses bras mais elle recula vivement en le fixant, épouvantée.

« Pourquoi le fuis-tu ? » Demanda David qui commençait à être en colère après elle.

Elle évita son regard et serra les poings :

« Je ne l’ai pas voulu… je ne le veux pas ! » Murmura-t-elle, la voix acerbe.

« Comment peux-tu dire ça ? » Souffla Linke, ébahie. « C’est ton fils. Tu l’as mis au monde… Tu l’as porté. »

« J’ETAIS TOUTE SEULE… UN ENFANT D’UN AMOUR PERDU… UN ENFANT D’UNE RELATION SANS AMOUR…JE LE REFUSE ! NON ! » Hurla-t-elle en pleurant.

Elle s’enfuit dans sa chambre qu’elle ferma à clé. Elle se laissa tomber sur son lit.
Adam se mit à pleurer bruyamment dans les bras d’un Linke désemparé.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 17:06

Ludmia prit Adam dans ses bras en voyant que Linke était en mode pause. En plus, le petit s’égosillait et c’était excessivement pénible.
Linke se tourna vers David, aussi ébahi et choqué que lui. Ils ne savaient pas comment réagir. Ils fixèrent les deux amies qui se jetèrent un regard entendu.

« Elle a accouché d’Adam deux mois avant le terme, elle a failli le perdre… Durant les deux mois qu’il a passé en couveuse, elle n’a pu le voir qu’à travers une vitre en plastique… Elle s’en est détachée. » Expliqua Ludmia en berçant Adam.

« En plus, elle accepte mal qu’il puisse être issu d’une union sans amour ou même d’une union qui a mal tourné… » Ajouta Olivia qui posa Lilas par terre.

Celle-ci sortit du salon. Malgré son jeune âge, elle sentait bien qu’elle devait laisser les grandes personnes parler entre elles. Jan, en plus, devait être sur ses disques… elle monta à l’étage et entra dans la chambre du Dee Jay. Ce dernier lui sourit en la prenant sur ses genoux et en lui montrant ses platines. C’était quand même plus drôle que les grands qui se disputaient en bas.

Linke et David gardèrent le silence un moment.

« Je peux comprendre mais de là à rejeter ce petit bout ! » Souffla David en chatouillant la joue d’Adam qui rigola en lui attrapant le doigt qu’il mit en bouche.

David retira son doigt pour lui tendre une tétine qu’Adam plaça dans sa bouche, un grand sourire aux lèvres. Il posa son regard bleu tâché de brun sur David. Ce dernier se sentit fondre. Comment sa mère pouvait-elle le renier comme ça ? N’importe qui craquerait sous son regard mais d’un côté, il comprenait qu’elle ne puisse pas le fixer sans ressentir une pointe amère. Un mélange de bleu et de brun... Un mélange de Linke, elle et lui… Un mélange de leur passé et de leur faute en un seul être. Un petit bout qui n’avait rien demandé si ce n’est l’attention de ses parents qu’il peinait à posséder.
David prit Adam dans ses bras. Dans leur groupe, la plupart avait vécu avec un parent en moins… A défaut de les avoir réuni, ce petit ne vivrait pas le même manque qu’eux. Il se le promit.

« Que comptez-vous faire ? » Demanda Ludmia.

Linke passa une main dans ses cheveux, en soupirant :

« Nous allons nous occuper de lui… »

Ludmia sourit, soulagée.

« Ici ? » Questionna Olivia, les sourcils froncés.

Ils hésitèrent.

« Si tu le permets. » Chuchota Linke.

Olivia leva les yeux au ciel.

« Vous êtes cons ! » Sourit-elle. « Bien sûr que vous devez rester ici. »

« Devez ? » répéta David, un sourire aux lèvres.

Olivia et Lud le lui rendirent.
Adam bailla subitement.

« On voit tes amygdales mon bonhomme ! » Rigola David.

Adam n’avait sans doute rien compris mais le sourire de David le fit rire. Il bailla une nouvelle fois.

« Je crois que le voyage en voiture a du beaucoup le fatiguer ! » Expliqua Ludmia.

David hocha la tête.

« Je vais aller le mettre dans la chambre. »

« Il y a des barrières de protections dans la chambre des jumeaux ! Il vaut mieux que tu en places sur le lit pour éviter qu’il ne veuille faire de l’escalade. »

David acquiesça et partit avec le petit après un câlin de Linke.

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David posa le petit bout de chou sur son lit après avoir placé les barrières de protection. Adam ne fixait de son regard étrange. David lui sourit. Il prit le biberon qu’avait préparé Olivia et le lui tendit. Adam cracha sa tétine et engloutit celle du biberon sans le quitter des yeux.

« Serais-tu sous le charme de ce petit bout ? » S’enquit Timo en entrant dans la chambre.

David sourit.

« Regarde-le. Il est adorable… »

Timo rigola.

« Comment peut-elle le rejeter alors qu’elle est sa mère ? »

« Tu sais ce que je dis dans ce genre de cas : ce n’est pas parce que tu as été donneur de sperme ou d’ovule que ça fait de toi un père ou une mère… » Soupira Timo.

David hocha la tête. Il le savait bien mais ce genre de comportement le dépassait complètement.

« Je ne sais même pas si c’est mon fils et pourtant, je l’ai déjà adopté. »

«David, tu as vu à travers mon enfance ce qui se passait quand un enfant vivait sans parents… Tu sais ce qu’il vivra quand il sera en âge de comprendre.»

David sourit à Timo.

« Tu as sans doute raison. J’aimerais lui épargner tout cela. »

Timo posa une main sur l’épaule de son meilleur ami.

« Linke et toi, vous allez lui épargner tout cela. »

« Mais sa mère devrait être là. »

Timo soupira ;

« Tu ne peux pas l’obliger à le prendre. »

David finit par se relever quand le petit avait lâché son biberon et dormait la bouche ouverte. Il lui remit sa tétine dans la bouche qu’Adam referma.

Ils sortirent de la chambre sans bruit.

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Melina s’assit sur son lit. Les yeux plissés par la douleur. Elle l’entendait. Elle le sentait au fond d’elle-même qu’il avait besoin d’elle.
Mais elle ne pouvait pas. C’était trop dur. Elle se retrouva debout dans sa chambre sans trop comprendre comment. Les cris redoublèrent. La douleur aussi. Elle ne voulait pas ça mais le voir était trop difficile pour elle. C’était la mettre devant son acte répréhensible… Devant son amour perdu injustement… devant l’amertume que recélait son cœur.
Elle ferma les yeux, essaya de ne plus l’entendre mais les cris de son enfants, même silencieux, lui broyaient le cœur et l’âme.
Une mère… Elle était mère… Malgré elle, certes mais elle l’était.
Elle ouvrit la porte de sa chambre et se dirigea à pas feutré vers la chambre dans laquelle Adam dormait. Elle vit Linke bercer l’enfant de sa voix grave mais douce. Il faisait les cents pas en lui chantonnant une mélodie et en lui donnant le biberon. Elle les regarda un instant avant de revenir à sa chambre.
Peut-être que si elle partait, ça irait mieux ?
Elle secoua la tête négativement. Que lui prenait-il de penser de cette façon ? C’était elle qui avait insisté pour les faire revenir dans leurs vies. Oui mais voilà, Adam lui était revenu brutalement, sans préparation. Mais même si elle l’avait su à l’avance, au fond, elle savait que ça n’aurait rien changé à son état d’esprit. Elle ne pouvait tout simplement pas le voir, el tenir contre elle. Les yeux de ce bébé lui rappelait l’énormité de son passé.
Son acte fou et démesuré.
Melina se releva et se rendit dans une chambre plus loin.

« Lina ? » S’exclama la jeune femme dans son lit en se réveillant au son de la porte s’ouvrant.

Melina la regarda, les larmes aux yeux.
L’autre jeune femme soupira et ouvrit la couette pour qu’elle se glisse dessous.

« Que se passe-t-il ? »

« Je suis une monstre n’est-ce pas ? »

L’autre sourit dans la pénombre.

« Juste un petit peu. Il est innocent, Lina ! »

« Mais je n’arrive pas à le regarder sans y penser. »

L’autre soupira légèrement :

« ca va venir mais ne rejette pas tout en bloc. Ce n’est ni bon pour toi, ni pour lui. Souviens-toi de tes larmes quand tu as cru l’avoir perdu. »

Melina se tut et repensa.
Oui, quand elle avait cru qu’il allait mourir, c’était une part d’elle-même qui avait failli s’éteindre avec lui. Son cœur lui rappela son expérience si douloureuse, en se tordant dans sa poitrine.
Elle finit par s’endormir main dans la main avec une Olivia inquiète comme jamais. Son amie maigrissait encore.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Ludmia bailla en se levant. Elle passa devant la salle de musique ; heureusement qu’elles avaient eu la bonne idée d’insonoriser toute la maison. David jouait au piano une mélodie bien triste de si bonne heure. Elle passa devant la porte sans oser entrer. Il avait tellement concentrée dans ce qu’il jouait. Elle descendit dans la cuisine où elle se servit un café puis alla s’asseoir à la terrasse. Le soleil chauffait déjà l’herbe et les fleurs. Il réchauffa sa peau encore froide d’être sortie de son cocon de chaleur. Elle aimait se retrouver un peu seule le matin, sans les cris, les rires, les paroles de chacun. Un calme apaisant avant la tempête fatigante.

« Déjà debout ? » S’étonna-t-elle en voyant Timo s’asseoir sur une chaise à côté d’elle.

« Adam m’a réveillé… »

Ludmia ne répondit rien. Le petit avait pleuré une bonne partie de la nuit pour une raison inconnue. David et Linke avaient fini par dormir avec lui. Ludmia soupçonnait Adam, malgré son jeune âge, d’avoir peur d’un abandon maintenant qu’il se sentait accepté par des gens.

« Tu comptes reparler un jour à Olivia ? » Demanda-t-elle pour une raison obscur.

Un silence pesant tomba sur eux prenant par surprise Ludmia qui dévisagea le jeune homme.

« Non ! »

« Pourquoi ? »

« Qu’est-ce que ça peut te foutre ? » Cracha-t-il en la fusillant du regard.

Ludmia fronça les sourcils :

« Tu l’as aimé non ? Tu en souffres… »

« T’es dans ma tête, toi, maintenant ? »

« Pas besoin d’être cynique. » Grogna-t-elle, le regard noir. « Je ne fais que faire un constat. »

« Garde tes constatations pour toi. Personne ne t’a rien demandé. » S’énerva-t-il.

« Oh ! Tu baisses d’un ton, tu veux ! » S’écria-t-elle, hors d’elle. « Je n’en peux rien si t’es trop immature pour te rendre compte que tu joues les cons. L’eau a coulé sous les ponts depuis que nous sommes parties. Arrête de faire la gueule et ça ira mieux après ! »

Elle le planta sur la terrasse pour rentrer à pas de charge. Juri se dépêcha de s’éloigner de sa trajectoire.

« Qu’as-tu encore fait ? » Soupira-t-il en rejoignant Timo dehors.

« Elle m’a traité de gamin. »

Juri eut un petit sourire moqueur.

« Un petit peu. »

Timo le fusilla du regard.

« L’eau a coulé sous les ponts, Timo. »

« Vous vous êtes passés le mot ou quoi ? Je n’irai pas lui parler. POINT BARRE ! » Eclata-t-il en rentrant à son tour.

Juri leva les yeux au ciel puis s’assit sur un transat pour mieux profiter du soleil.

Ludmia rangea avec rage ses affaires. Ce crétin l’avait foutu de mauvaise humeur maintenant.

« Ca ne va pas ? » Demanda Olivia en entrant dans sa chambre portant Sebastian dans ses bras.

Ludmia sourit en voyant le petit bonhomme complètement mort, la tête ballotant sur l’épaule de sa « maman ».

« Il n’a pas dormi ? »

« Avec Adam qui hurlait dans la chambre à côté, ils n’ont pas eu une bonne nuit. » Répondit Olivia en replaçant la tête du petit garçon dans son cou. « Je pensais transformer la deuxième salle de musique en chambre pour les jumeaux. Tu en penses quoi ? »

Ludmia hocha la tête positive.

« Ca n’est pas une mauvaise idée. Au moins, ils feront des nuits complètes. »

Olivia sourit.

« Je vais le coucher dans la chambre de Juri, c’est la plus éloignée. »

Ludmia acquiesça et la laissa sortir avec son fardeau. Olivia se donnait à fond pour les enfants de sa sœur. Elle admirait ça chez son amie.
Elle ressortit quelques instants plus tard pour trouver Lilas assise dans le couloir avec sa peluche.

« Ca ne va pas, puce ? » Demanda Lud en se mettant accroupie devant elle.

Lilas sourit.

« J’attends Jan. »

Ludmia sourit. Lilas avait trouvé un copain de jeux amusant et elle ne le lâcherait pas de si tôt vu son regard décidé.

« Ok ! Mais s’il n’arrive pas, descend manger ! »

« D’accord ! » Sourit la petite fille.

Ludmia se rendit dans la cuisine où se trouvait Nouha.

« Tu es sortie de ta tanière ? »

Melina lui tira la langue les faisant rire.

« Ca fait plaisir de te revoir heureuse… » Souffla-t-elle en se servant une tasse de café. « Tu vas manger avec nous ? »

Melina baissa la tête.

« Lina ! » Soupira Ludmia.

« Je ne peux pas ! » Grimaça la jeune femme en sortant de la pièce.

Ludmia la regarda partir sans un mot. Elle savait de toute manière que ça ne servirait à rien de la forcer à manger. Vomir était aussi facile qu’ingurgiter de la nourriture quand vous étiez dans son état à elle. Ludmia regarda le fond de sa tasse à café.
Que leur restait-il de leur rencontre si joyeuse, de leurs moments hilarants ? Elle se souvenait de leur rencontre, de leurs délires, de leurs larmes mais aussi de tout ce qui les avait liés les uns aux autres. Tout avait volé en éclat quand l’une d’elles avait décidé que rien n’avait plus de sens.

« Lud ! Lud ! » S’écria Lilas, morte de rire en courant se cacher dans ses jambes.

Jan entra à sa suite et la prit dans ses bras pour la faire voler dans les airs. Ludmia les regarda faire, un sourire aux lèvres. Jan s’arrêta et la dévisagea :

« Lilas, tu peux m’attendre dans ma chambre ? »

Lilas posa son regard sur Ludmia puis Jan et acquiesça en silence. Elle retomba sur ses petites jambes et prit la poudre d’escampette.
Les adultes étaient vraiment étranges.
Jan s’approcha de Ludmia et la prit dans ses bras.

« Ca va aller. Courage ! » Murmura-t-il en enfouissant son visage dans les cheveux de Lud.

Celle-ci lui rendit son étreinte avec un peu de désespoir au fond d’elle.

« Tu t’inquiètes de trop. Laisse-nous le temps de nous retrouver tous ensemble. Rien n’est perdu. »

« Tu crois vraiment ce que tu dis ? » Marmonna-t-elle sans se détacher.

Jan soupira :

« Je le crois. Sans détour. »

Ludmia se détacha de lui et le regarda dans les yeux. Il n’y avait aucun doute dans son regard couleur ciel. Aucun signe de faiblesse. Une sureté qui lui amena un sourire.

« Je suis ravi de voir que je garde une petite place dans ta vie ! »

« T’es bête. » Le sermonna-t-elle, amusée.

Ils se sourirent.

« Tu m’as manqué, bêtasse ! »

Ludmia lui sourit chaleureusement.

« Bêtasse toi-même. Dee Jay qui sert à rien va ! »

Jan fit semblant d’être choqué et vexé mais ils rigolèrent bien vite.

« J’espère que tu as raison. » Finit-elle par souffler.

« Aie confiance. Jan le Magnifique ne se trompe jamais. »

Ludmia haussa un sourcil.
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 17:10

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Chapitre 5: L'amour c'est des grands mots avant, des ptits mots pendants et des gros mots après.

Olivia devait avouer que retrouver les Panik et avoir les petits monstres près d’elle la rassurait un peu plus et lui redonnait foie en la vie.
Sebastian et Lilas étaient ravis d’avoir des amis avec qui jouer. Franky les mettait de bonne humeur dès le petit déjeuner avec son humour étrange. Juri les gâtait à la moindre sortie. David leur apprenait le piano et les aidait à en jouer. Lilas appréciait énormément Jan et ses platines. Sebastian affectionnait un peu plus la basse de Linke ou les batteries de Juri. Adam adorait Linke et David et le faisait savoir dès qu’il allait se coucher. Il refusait de dormir si l’un des deux ne venait pas le bercer.
Par contre, un point chiffonnait le groupe : il ne prononçait pas le moindre mot. Pourtant vers douze mois, un enfant n’arrête jamais de parler même si ce ne sont que des sons sans queue ni tête.

« Dites, j’ai pensé à un truc… » Lança David.

« Tu sais penser toi ? » Se moqua Juri.

« Attention, tu vas faire mourir ton dernier neurone. » Ajouta Jan.

« Demi-neurone. » Rectifia Timo.

« Hilarant, les mecs. Vraiment. Vous êtes toujours aussi pas drôle ! » Grogna David. « Non, sans rire. Vous avez pensé que nous reprenons la scène dans une semaine ? »

Un silence s’abattit sur l’assemblée. Même les enfants avaient arrêté d’être bruyants, sentant sans doute que quelque chose n’allait pas chez les adultes.

« Merde ! » Jura Juri.

« J’aurais pas mieux dit ! » Approuva Frank. « Qu’allons-nous faire ? Si la presse s’empare de nos histoires, les enfants ne seront plus tranquilles. »

« Et les filles doivent nous accompagner en plus ! » Renchérit Jan.

Ils se regardèrent, inquiets et perdus. Qu’allaient-ils faire ?

« Aman ! » Lança Adam en tendant les bras vers la porte.

Melina s’arrêta et regarda avec horreur l’enfant tendre les bras vers elle en répétant :

« Aman ! »

Melina fit demi-tour en courant presque. Adam regarda la porte vide. Les larmes remplirent ses yeux. Linke le prit dans ses bras pour tenter de palier la future crise de larmes mais rien ne l’empêcha. Adam se débattit dans l’étreinte de Linke en pleurant et hurlant comme jamais. Chacun regarda Linke tenter de le consoler mais rien n’y faisait. Qu’y avait-il de plus cruel que le rejet d’une mère quand son enfant dit son premier mot ?

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Melina étouffa ses sanglots. Elle aurait dû être heureuse de voir son enfant l’appeler maman mais ça lui avait arraché le cœur plus qu’autre chose. Il l’avait appelé devant les deux hommes qu’elle fuyait. Il l’avait appelé de sa voix de bébé quémandant de sa mère de l’attention.
Une attention qu’elle ne saurait lui donner même avec toute la volonté du monde.
C’était impossible.
Elle avait beau faire, Olivia avait tord : ça n’irait pas mieux. Elle le regardait et c’était sa faute qu’elle voyait. Elle ne voulait pas sa disparition mais elle ne pouvait pas non plus s’en occuper. Le prendre. L’entendre. Tant de cruauté pour elle.
Etait-elle égoïste ? Sans l’ombre d’un doute mais elle ne pouvait agir autrement. C’était au-dessus de ses forces.

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« Il s’est calmé ? » S’inquiéta David en voyant Linke revenir dans le salon.

Linke avait les traits durcis par la colère. Il hocha simplement la tête. S’il parlait, il avait peur d’hurler sa rage sur la mauvaise personne ou de dire une bêtise plus grosse que lui.
Il se laissa tomber dans le fauteuil mais se releva aussitôt. Les autres le regardèrent étrangement. Cette situation aurait pu les faire rire mais l’évènement passé ne leur prêtait pas l’occasion. Linke se mit à faire les cents pas dans la pièce.

« C’est incroyable. Comment peut-elle agir ainsi ? » S’écria-t-il, hors de lui.

Il sortit du salon comme un fou.

« Euh… On ne l’arrêterait pas ? » S’enquit Jan.

« Après toi ! » Rétorqua David, un sourcil levé.

Jan ne se leva pas. Il savait comme les autres qu’un Linke énervé valait tous les éléphants enragés de la cambrousse. Autant dire qu’il ne fallait pas se trouver sur son chemin à moins de ne pas tenir à sa peau. Linke ne s’énervait que très rarement mais les seules fois restaient mémorables.
Ils entendirent sa voix raisonner dans toute la maison.

« David, à mon avis tu devrais aller voir Adam. S’il se réveille et qu’il entend Linke hurler comme un possédé, il va prendre peur ! » Soupira Olivia.

David hocha la tête et monta dans la chambre d’Adam. Et bien entendu, le petit bout était bel et bien réveillé, les yeux écarquillés par la peur et l’interrogation d’un tel bouquant effrayant.

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Linke entra dans la chambre de Melina la faisant sursauter mais il n’y prit pas garde, aveuglé par sa colère.

« RENIE-LE ! » Hurla-t-il.

« Quoi ? » S’étrangla-t-elle.

« Abandonne-le ! » S’écria-t-il. « Je l’adopterai… Mais tu vas arrêter cette connerie. »

« de quel droit… » Comment Melina mais Linke la coupa aussitôt

« Une mère se doit d’être près de son enfant. Quand il l’appelle, elle répond. » Cracha-t-il. « Toi, tu le renies, tu fuis. Tu le fais pleurer. »

Il se plaça devant elle, la surplombant de toute sa hauteur et sa colère.

« Tu le fais souffrir. Ca te plait de l’entendre pleurer ? »

Les larmes de Melina commencèrent à envahir son regard.

« NE PLEURE PAS ! » Lui hurla-t-il dessus. « Tu n’en as pas le droit ! »

Melina recula légèrement. Linke était effrayant.
Il la saisit par les bras et serra.

« Renie-le ! Laisse-moi l’adopter. A défaut d’une mère, il aura un père aimant. Pas quelqu’un qui le fuit alors qu’elle est censée l’aimer. »

« Non… » Murmura Melina, le visage baissé. « Tu me fais mal. »

Linke la lâcha, dégoûté.

« Je te laisse jusqu’à ce soir pour réfléchir. Si tu décides de le garder, tu auras intérêt à le prendre dans ta chambre, dans tes bras et l’aimer. Si tu en es incapable, je t’assure que tu le regretteras. »

Il la laissa ébahie dans la chambre. Il savait qu’il avait été dur mais il devait agir ainsi. Cette situation ne pouvait plus durer. Il croisa le regard de David.

« Tu le ferais vraiment ? Adopter Adam. »

Linke hocha la tête.

« Oui ! Il ne mérite pas ça. »

David soupira mais il était d’accord avec son ami.

« Je t’aiderai… »

Linke eut un sourire sans joie. Ils regagnèrent la chambre d’Adam qui sourit en voyant ses deux amis venir lui tenir compagnie. Il tendit ses petits bras vers Linke qui le prit contre lui. Il lui fit un grand câlin qui fit rire Adam.

« Je ne te laisserai pas, poussin ! » Souffla Linke, douloureusement.

Il n’avait peut-être que vingt trois ans mais il pourrait s’occuper d’un enfant même si un doute sur la paternité subsistait. David l’aiderait aussi et il connaissait suffisamment son ami pour savoir que sa parole donnée, il la tiendrait.
Il soupira en recouchant Adam dans le lit. Ils le regardèrent s’endormir un sourire rassuré aux lèvres.

« Il ne prend pas conscience de ce qui se passe. » Souffla David en caressa du bout de son doigt la joue satinée du bébé.

« Moi, je crois que si. Il le sent. »

Ils gardèrent le silence. Ils profitaient du calme les entourant.

« Nous prenons la bonne décision. » Murmura Linke.

David et lui échangèrent un regard entendu.
Bien sûr qu’ils prenaient la bonne décision.


« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

« Ma chérie, ma puce, mon canard en sucre, si tu m’aimes un peu… ARRETE DE HURLER ! » S’écria Jan en posant ses doigts sur ses tempes pour se les masser.

Lilas le regarda en pleure mais arrêta de hurler en voyant son copain faire une grimace de douleur.

« Mais… Mais je veux toi… Pas lui ! »

Timo leva les yeux au ciel.

« Lilas, ma chérie, Timo n’est pas méchant, il va juste t’emmener chez le docteur. Jan n’a pas le temps…» Tenta Olivia.

Lilas secoua la tête négativement. Il y avait des signes qui ne trompaient pas chez un enfant et ses yeux larmoyants ainsi que ses lèvres tremblantes en faisaient partie. Malheureusement.
Jan faillit se jeter par la fenêtre de la salle de musique en l’entendant hurler à la mort.
Olivia lui fit un petit sourire d’excuse en tentant de calmer la petite fille.
Sebastian entra avec Frank et Juri.

« T’as quoi ? » Demanda-t-il à Lilas qui s’arrêta de hurler.

« Je veux Jan pour le docteur. » Sanglota-t-elle. « Pas lui ! »

Sebastian regarda sa sœur étrangement puis haussa les épaules.

« T’es bête parce que Titi, il m’a donné une glace hier ! »

Et il partit prendre place devant la batterie de Juri avec un sourire immense collé sur son visage tout rond.
Lilas dévisagea Timo :

« Moi aussi, j’aurai une glace ? »

Timo haussa un sourcil mais sourit :

« Si tu es sage chez le docteur, oui. »

Lilas essuya son visage d’un revers de main et sourit :

« D’accord alors mais Jan devra jouer avec moi après.. »

« Promis mon canard. »

« Suis pas un canard ! » Protesta Lilas en suivant Timo dehors.

Jan rigola mais finit par soupirer de soulagement quand elle fut sortie avec le MC.

« Ca fait du bien quand ça s’arrête. »

Olivia leva les yeux au ciel, amusée.

« Désolée, je n’avais pas pensé au coup du chantage. »

« On ne peut pas penser à tout avec ces petits monstres. » Ricana Juri en montrant à Sebastian comment taper sur la batterie.

Olivia sortit de la salle, un peu lourdement.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 17:11

Quelques heures plus tard, Timo rentra avec une Lilas qui avait des tas de choses à raconter à son copain Jan. Heureusement pour lui parce qu’il avait eu l’idée saugrenue, plusieurs fois en trois heures, d’enfermer la petite dans le coffre de la voiture pour voir combien de temps elle tiendrait sans oxygène.
Une véritable pipelette… Un jouet bloqué sur le bouton On…

« Ca a été ? » S’enquit David qui portait Adam dans ses bras.

Timo haussa les épaules.

« Timo… Pourquoi ne me parles-tu plus ? » Demanda David au bout d’un instant interminable de silence.

Depuis quelques mois déjà, Timo parlait beaucoup moins avec David et ce dernier s’inquiétait énormément. Timo et lui étaient liés par les doigts des mains depuis qu’ils étaient hauts comme trois pommes. Ils s’étaient toujours tout dits.

« Je n’ai plus rien à dire ?? » Soupira Timo en se posant sur une chaise de la salle à manger.

« Essaye autre chose, tu veux ! » Contra le guitariste, sans aucune colère, sans aucune amertume juste de la curiosité mais une pointe d’inquiétude derrière tout de même.

Timo soupira. Il se leva.

« On va marcher ? »

David regarda Adam qui s’endormait dans ses bras.

« J’arrive. »

David déposa Adam dans son lit et rejoignit Timo au bout de cinq minutes. Ils sortirent dans le jardin.

« Je ne peux faire comme vous. » Souffla Timo au bout d’un moment.

David le dévisagea. Timo regarda le ciel.

« Elle est partie en silence, sans rien dire… Une simple question en suspend… Un mot de trop. » Expliqua-t-il d’une voix blanche. « Et quand je la vois rire, s’occuper d’enfants qui ne lui appartiennent pas, mener sa petite vie comme si deux ans de silence n’avaient jamais existé, je ne peux pas pardonner. J’ai envie de la secouer et de lui hurler cette question. »

David soupira. Il comprenait parfaitement même s’il ne s’agissait pas du même amour brisé en vol.

« Je ne sais pas quoi te dire, Timo. » Avoua-t-il. « Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un pardon de notre part mais… je crois que chacun essaye de reprendre là où nous nous sommes arrêtés. »

Timo garda le silence puis plongea son regard dans celui de David :

« Moi, je ne peux pas faire ça. »

David sourit légèrement.

« Personne ne te le demande. »

« Même pas elle… » Cracha-t-il, amèrement.

« Je crois qu’elle aimerait bien mais qu’elle ne sait pas comment s’y prendre. »

« Tu crois beaucoup de choses, toi ! » S’amusa Timo, moqueur.

David rigola en secouant la tête.

« Il faut bien que l’un de nous deux croit en quelque chose non ? »

Timo haussa les épaules.

« Mais… »

Il reporta son attention sur son meilleur ami. David prit un air grave :

« La question est : l’aimes-tu encore ou la hais-tu trop pour pardonner ? »

Timo ne répondit rien. David n’attendit même pas une réponse. Il posa une main sur l’épaule de son ami d’enfance puis rentra dans la maison.
Timo ne savait pas répondre à cette question. C’était sans doute un mélange des deux.
En partant, il y a deux ans, elle avait brisé tout ce qu’il avait éprouvé. Sa mémoire n’avait pas oublié. Sa raison s’y était faite. Mais aujourd’hui, quand il la regardait, il repensait à leurs moments volés, à leurs questions sans réponses. Ils avaient pensé être pareils mais ils étaient complètement différents. Jamais il ne serait parti comme un voleur. Jamais il n’aurait abandonné les personnes qu’il affirmait aimer. C’était trop facile. Il n’était pas comme ça.
Au fond, peut-être lui en voulait-il d’être différente et d’avoir cru un moment qu’elle et lui ne faisaient qu’un. Un rêve un peu trop doux qui s’était transformé en cauchemar trop rêche.

Il rentra au bout d’une petite heure de méditation. Il vit Olivia préparer la table dans la salle à manger. Il passa à côté d’elle sans un mot, sans un regard.

« Tu vas m’ignorer longtemps ? » demanda-t-elle dans un souffle.

Il ne répondit pas et passa son chemin.

Olivia le regarda partir à l’étage, le cœur lourd. Il ne lui pardonnerait jamais et ça faisait mal.
Une main se posa sur son épaule. Elle se retourna pour tomber dans le regard bleu de Frank. Elle tenta un sourire mais ne réussit qu’une grimace étrange. Frank la serra dans ses bras.

« Excuse-moi ! » Murmura-t-elle au creux de son cou.

« De quoi ? »

Elle hésita un instant puis se détacha :

« Me revoilà entrain de pleurer pour lui, deux ans après. Tu dois m’en vouloir. »

Le visage de Frank resta neutre. Il finit par répondre :

« J’ai compris lors de ton départ que tu ne cesseras jamais d’être lié à lui comme je suis lié à toi. »

Elle le dévisagea ce qui le fit sourire :

« Tu ne crois pas qu’il est temps d’en parler ? »

Elle soupira légèrement :

« Si ! Je le sais bien mais que dire ? »

« Que dire qui ne fasse pas mal… » Approuva-t-il.

Il lui prit la main et l’emmena dans sa chambre à elle pour être au calme et seule à seul.
Ils se firent face sans un mot, le regard un peu tremblant.

« Pourquoi ? » Demanda-t-il simplement.

Olivia eut un sourire sans joie. Elle aurait aimé ne pas répondre à cette question mais elle savait qu’elle lui devait la vérité.

« Parce que j’ai pensé que c’était la meilleure solution… »

« Pour toi ? »

« Pour tout le monde. » Soupira-t-elle.

Elle regarda par la fenêtre.

« J’étais perdue… Anna… »

Une pointe de douleur la transperça. Des années après, elle n’arrivait toujours pas à dire son prénom à haute voix sans en souffrir.

« Anna était morte… Une part de moi avec elle. Tu m’avais trahi… J’ai cru qu’en partant loin de vous, toute cette souffrance s’atténuerait. Et je devais m’occuper des jumeaux. Si j’étais restée, j’aurais du te faire face et je ne le pouvais pas… C’était trop dur. »

Frank s’approcha d’elle et la força à le regarder.

« Pourquoi as-tu refusé de garder contact ? »

Ses yeux se remplirent de larmes malgré elle. Elle détourna la tête.

« Ne me demande pas ça. » S’étrangla-t-elle.

« Réponds-moi ! J’ai droit à une réponse, Oli… »

Elle ferma les yeux douloureusement et secoua la tête négativement.

« Pourquoi ne veux-tu pas répondre ? »

Elle finit par le regarder dans les yeux.

« Tu crois que je n’ai pas voulu garder contact avec vous ? Tu crois que je suis assez cruelle pour m’éloigner des gens que j’aime ? »

Elle se leva et sortit dans le couloir.

« Alors pourquoi refuses-tu de répondre ? Ne me dis pas que tu nous as aimés vraiment parce que tu répondrais. » Cria-t-il, en colère en la suivant.

Olivia s’arrêta et se retourna vers lui, les larmes coulant sur son visage.

« Parce que je vous ai vraiment aimé… Que ça n’a pas changé…. Que ça ne changera jamais mais que vous avez changé ça en haine, en colère, en désespoir et que je ne veux pas que ça m’arrive.» S’écria-t-elle. « Ca aurait été mentir de rester près de vous mais refusez tout ce que je ressens. Tu m’as blessé… Ce jour-là, c’est mon cœur que tu as brisé de tes mains, Frank. Peu avant, Timo a prit mon âme et l’a piétiné. Pourtant, j’y croyais dur comme fer. Je vous ai aimé à juste titre. Plus que tout au monde. »

Frank l’écouta en silence, le cœur déchiré parce qu’il ne comprenait que trop bien.

« Aujourd’hui… Maintenant… Rien n’a changé. Ma page n’est pas tournée. Ni pour moi ni pour Melina ni pour Ludmia. Parce que nous ne voulons pas vous trahir. Je sais que le silence peut être pire que tout mais c’était la seule solution que nous avons vu à ce moment. Sans doute y avait-il autre chose à faire mais nous ne l’avons pas vu. »

Elle reprit son souffle, désespérée. Frank s’approcha mais elle recula.

« Si je te disais que je n’ai rien ressenti durant ces deux ans, que je ne sais pas ce que vous avez fait pour oublier, ça serait un mensonge. Je sais tout. J’ai tout vu. Mais je vous aime toujours plus que tout. » Murmura-t-elle, les sanglots plein la voix.

Frank la rejoignit en deux enjambées sans qu’elle s’y attende. Il la serra contre lui, le visage dans ses cheveux. Ils ne virent pas Timo derrière eux, les observant. Il avait tout entendu. Il rentra dans sa chambre, le cœur envolé de sa poitrine. Il avait oublié la souffrance qu’il lui avait apportée bien avant celle qu’elle lui a infligée. Pouvait-il dire qu’ils étaient à égalité sur l’échelle des souffrances ?

« Tout n’est pas perdu. » Murmura Frank.

« Ne me dis pas ça. » Sanglota-t-elle. « Je t’en pris. Ne le dis pas. »

« Tu dois l’entendre, Oli. Ecoute-moi. »

Olivia serra ses mains sur son dos pour ne pas sombrer. Ses yeux étaient fermés mais ses oreilles, son cœur et son âme étaient bel et bien présents et avides de savoir, de comprendre, de ressentir.

« Merci ! » Déclara-t-il dans un souffle. « Merci pour tout cela. Merci. »

Il se décala un peu d’elle et ravit ses lèvres lentement. Il posa son front contre le sien et plongea ses yeux dans les siens :

« On s’est mal aimé. »

Elle hocha la tête positivement.

« Laisse-moi te guider. Nous guider. » La pria-t-il.

Olivia le regarda, incertaine.

« Me choisirais-tu si je te le demandais sans détour ? »


« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Juri soupira. Depuis une heure, Sebastian faisait fausses notes sur fausses notes. Le petit s’en rendait parfaitement compte mais n’arrivait pas à se concentrer correctement. Juri s’assit sur un tabouret à côté de l’enfant et prit celui-ci sur ses genoux.

« Que se passe-t-il ? »

Les yeux bleu de Sebastian se noyèrent de larmes.

« Maman, elle sera comme Lina ? »

Juri resta deux petites secondes sous le choc mais se reprit bien vite.

« Qu’est-ce qui te fait croire ça ? »

« Ben Lina c’est la maman de Dam… »

« Adam… » Rectifia Juri.

Sebastian le dévisagea.

« Adam… » Répéta-t-il difficilement. « Sa maman, c’est Lina mais elle l’aime pas. Ma maman, elle va m’aimer hein ? »

Juri sourit, attendrit par tant de naïveté.

« T’en fais pas, Seb. Ta maman t’adore. Lina… c’est une histoire de grands. »

Sebastian sécha ses larmes et regarda Juri sans comprendre :

« Pourquoi elle l’aime pas ? »

Juri soupira :

« C’est compliqué, Seb. Mais ta maman, elle, elle t’aime fort. »

Sebastian hocha la tête même si sa curiosité n’était pas étanchée mais il demanderait à sa maman plus tard.

« Tu veux arrêter ? »

Sebastian regarda Juri puis hocha la tête positivement. Le petit garçon sortit de la salle en courant pour aller retrouver sa maman.
Juri resta devant sa batterie avec les doutes que l’enfant avait laissés derrière lui. Il les adorait ces mômes… Son portable vibra. Un sourire se dessina sur ses lèvres en voyant le numéro s’afficher.

« Bonjour, jolie princesse. Comment allez-vous ? » Lui répondit-il d’une voix douce et légèrement rêveuse.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Melina regarda avec amertume Adam dormir profondément dans le lit de David. Il était si petit, si innocent.
Elle se savait si égoïste… mais ses blessures restaient les plus fortes. Que faire ? Quoi faire ? Elle n’avait aucune réponse à ces questions. Des larmes dévalèrent sur ses joues. Des larmes d’amertume, de moments brisés en vol ou volés tout simplement. Elle aimerait retourner en arrière, éviter cette nuit, ces heures. Elle avait donné la vie à un être qu’elle brisait par son égoïsme. Elle avait donné naissance au fruit de son geste impardonnable.
Elle rabâchait sans doute mais c’était plus fort qu’elle.
Elle prit son sac et sortit de la chambre. Elle descendit les marches jusqu’à la porte de la maison.

« Où vas-tu ? » la fit sursauter une voix grave chargée de colère.

Melina se figea mais ne se retourna pas.

« Où vas-tu ? » Répéta Linke en descendant les marches deux par deux pour se planter devant elle.

Elle évita son regard.
Linke ferma la porte à clé. Elle leva son regard écarquillé par la surprise et l’amertume vers lui. Il la fusilla du regard.

« Tu penses pouvoir fuir ? »

« Si je disparais, tu pourras l’adopter… et il ne souffrira plus. »

« Tu es si égoïste. » Cracha-t-il.

Melina détourna le visage.

« Personne ne fuiras ses responsabilités dans cette maison. C’est clair ? »

« Mais qui es-tu pour faire ta loi comme ça ? » S’écria-t-elle hors d’elle. « Laisse-moi partir. Tu voulais une réponse, tu l’as. Que te faut-il de plus ? »

Linke la dévisagea froidement.

« Je suis le père de ton enfant, voilà qui je suis. »

« Tu n’en sais rien. Personne ne le sait ! »

« Moi, j’ai envie de l’être. Ca suffit amplement ! »S’énerva-t-il en la saisissant par le bras.

Melina ne pensa même plus à se débattre. Elle le laissa l’emmener vers la chambre de David.
Adam était assis sur le lit et regarda dehors. Il se tourna vers les arrivants, sourit en voyant Linke mais perdit sa bonne humeur en voyant Melina, pour une expression plus incertaine. Il les regarda l’un après l’autre sans savoir quoi faire.

« Regarde-le ! » Ordonna Linke en la poussant devant le lit.

Mais Melina gardait la tête basse.

« REGARDE-LE ! » Hurla Linke vraiment hors de lui.

Adam sursauta et commença à avoir les larmes aux yeux. Il ne comprenait pas pourquoi son copain criait comme ça.
Melina secoua la tête négativement, les larmes sur ses joues.

« C’est ton fils. La chaire de ta chaire. Ton sang. C’est une part de toi. Comment peux-tu le renier ? »

« J’ai déjà répondu. »

« Regarde-le et redis-le ! »

Un silence pesant s’installa. Melina releva le visage et regarda le petit garçon assit dans les draps, incertain, tremblant de peur.
Il se mit à sangloter. Son copain allait aussi l’abandonner ? Comme sa maman ?
Il pleura un peu plus fort.

« Prends-le ! Console-le ! »

Melina secoua une nouvelle fois la tête.
Linke serra les poings. Adam pleura plus fort cette fois.

« Pourquoi ? C’est ton fils… Tu n’as pas le droit ! » Déclara-t-il d’une voix légèrement étranglée.

Melina n’osait pas les regarder en face.

« P’pa ! » Hurla Adam en se tenant à quatre pattes dans le lit.

Il s’approcha du bord et tendit ses petits bras vers Linke.

« P’pa ! » Recommença-t-il, le visage et le corps secoué de sanglots.

Linke sentit ses yeux le piquer. Il ne s’était pas du tout attendu à cela.

Adam hurla de pleure. Pourquoi il voulait pas de lui, lui aussi ? Il se leva difficilement et tendit ses bras, menaçant de passer la rambarde et de tomber sur le sol.
Linke l’attrapa avant la catastrophe, complètement déphasé entre la joie et les larmes de douleur parce qu’il était là, ce foutu doute.

« Comment peux-tu rester si égoïste en voyant ça ? » Demanda-t-il à voie basse.

Melina regarda Adam appeler Linke Papa avec désespoir tout à s’agrippant au cou du bassiste. Elle détourna le regard et sortit de la pièce.
Linke la laissa partir en soupirant. Il consola comme il le put le bébé en manque d’amour parental, en manque de sa maman, en manque de reconnaissance. Adam finit par se calmer mais refusait de lâcher le bassiste.

Nouha fait la remarque que Melina n'est pas elle hein! XD
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 17:19

Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) David_10


Chapitre 6.

Aimer est le verbe le plus difficile à conjuguer.
Son passé n'a jamais été simple.
Son présent est imparfait.
Son futur sera toujours conditionnel.


David soupira en regardant sa partition. Il était passé au studio pour la terminer parce que l’atmosphère de la maison lui pesait un peu trop pour pouvoir faire de la bonne musique. Il traversa au vert après un furtif regard mais se retrouva les quatre fers en l’air après avoir percuté quelque chose…

« Je suis désolée. » S’exclama une voix féminine.

David releva la tête et tomba dans deux yeux verts qu’il connaissait parfaitement bien.

« Megane ? » S’exclama-t-il, surpris.

Ils se relevèrent ensemble sans se quitter des yeux. Megane le fixait comme s’il s’agissait d’un revenant.

« David ? »

Ils se regardèrent fixement un long moment.

« Alors… Que deviens-tu ? » Demanda-t-il très calmement.

Ca lui faisait étrange de la revoir après deux ans.
Megane évita son regard :

« Je suis ingénieur du son maintenant. »

« Je savais bien que tu y arriverais ! » Sourit-il avant de perdre son sourire en voyant le regard vert de Megane si blessé.

Il déglutit.

« Meg ! » S’exclama un homme sortant d’un magasin.

Des dreads… Une casquette… Des vêtements trop grands… Tom Kaulitz s’avança jusqu’à Meg et la prit par la taille en dévisageant David. Ce dernier fronçait les sourcils puis grimaça légèrement.

« Tu es David Bonk, je me trompe. »

David ne répondit rien. Il jeta un regard noir à Megane qui évita une nouvelle fois son regard.

« Ravie de t’avoir revu ! » Lâcha-t-il avant de continuer son chemin, ses partitions serrées dans son poing.


« David, attend ! » L’arrêta Megane en lui courant après. « Tu m’en veux ? »

« Pourquoi t’en voudrais-je ? » Demanda-t-il sans se retourner. « Je ne t’ai pas rappelé. »

« Moi non plus ! » Souffla-t-elle.

David se tourna vers elle et lui sourit :

« On a raté le coche. Ca arrive ! »

Et il s’en alla sans un regard en arrière. Megane le regarda disparaître dans la foule. Deux ans après, elle ressentait toujours cette flamme brûler au fond d’elle. Cette flamme qui l’avait consumé quelques années plus tôt d’un regard, d’une parole. Deux bras encerclèrent sa taille.

« C’est lui alors ? »

Elle ne répondit rien. Elle posa simplement ses mains sur les siennes.
Il était temps de fermer le bouquin et d’ouvrir le second. Elle se tourna vers Tom et l’embrassa.

« Allons-y. »

« Tu es certaine ? »

Elle hocha la tête et le tira vers leur voiture.

Le passé est le passé et parfois, déterrer des morts ne sert pas à grand-chose si ce n’est accumuler encore plus de douleurs inutiles.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

« Quelqu'un a vu Juri? Je le cherche partout... » Demanda Olivia.

« Dans sa chambre? » Répondit Jan qui jouait avec Lilas sur ses platines.

« Non! » Soupira-t-elle.

« Dans la cuisine? » Essaya Frank en levant son visage de son texte.

« Ca, c’est ton domaine. » Sourit-elle.

Frank lui tira la langue en lui souriant en retour.

« Je vous dis que j'ai regardé partout... »

« Même à la cave? » Rigola David.

« Pourquoi la cave? » s’étonna-t-elle.

« Le vin! » S’exclamèrent-ils en chœur.

« MA RESERVE! » Hurla-t-elle en courant hors de la pièce de musique sous leurs rires.

Elle descendit les marches jusqu’à la cave. Elle s’approcha d’un Juri accablé devant une bouteille de vin.

« Tu as de la chance que c’est la bouteille la plus dégoutante de mon stock. »

« Si tu revends tout ça, tu n’auras plus aucun problème financier jusqu’à la fin de ta vie. »

Olivia rigola en prenant place à côté de lui sur une chaise poussiéreuse

« Que t’arrive-t-il ? Depuis hier, tu es étrange. » Souffla-t-elle.

Juri soupira.

« J’aime ces gosses… »

Olivia sourit.

« Qui ne les aime pas ? »

Il acquiesça en silence.

« Mais ils sont tellement elle… tellement que parfois ça en est douloureux. »

Olivia ferma les yeux avec une certaine douleur mais les rouvrit pour le regarder.

« Tu l’aimais… »

« Je l’aime toujours ! » Rectifia-t-il. « Mon plus grand regret est de ne jamais lui avoir dit vraiment, sincèrement… peut-être… »

Olivia secoua la tête négativement.

« Elle était dans son rêve… Elle ne voyait plus personne. Ni notre amour ni nos douleurs… »

Juri soupira en débouchant la bouteille.

« Tu bois avec moi ? »

« C’est mieux que tout seul non ? »

« Ca fait moins égoïste ! » S’amusa-t-il en servant deux verres.

Ils trinquèrent, un sourire aux lèvres.


« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «


Linke soupira en regardant Melina écrire dans un carnet sur la terrasse de la maison.
Lilas jouait avec Jan à il ne savait trop quoi. Sebastian appréciait beaucoup la partie de mini foot avec Frank, David, Timo et Ludmia. Olivia n’était pas en vue mais il savait qu’elle devait être occupée à préparer le repas de midi.
Il reporta son attention sur Melina. Peut-être avait-il été trop dur avec elle.
Oui mais en même temps, elle n’avait pas à renier son fils ainsi.

« ‘Pa ! » Le surprit Adam, assit sur le lit, un pouce en bouche.

Linke s’approcha de lui, s’assit au bord du grand lit et lui plaça la tétine à la place du pouce dans sa bouche. Il prit le petit garçon dans ses bras. Ce dernier sourit en s’accrochant au cou de son papa. Linke sourit et descendit dans le salon avec lui.

« Je me doutais que tu descendrais maintenant. » Lança Olivia en lui tendant un biberon chaud.

Linke la remercia et donna la boisson du gamin qui l’engloutit, un sourire aux lèvres
Olivia le regarda donner le biberon, amusée.

« Tu t’y prends magnifiquement bien avec lui. »

Linke rougit légèrement.

« Si tu le dis.. »

« J’ai appris qu’il t’appelait Papa. »

Linke se sentit de suite mal à l’aise.

« Ca ne te dérange pas ? »

Linke la dévisagea :

« Pourquoi ça me dérangerait ? »

Olivia haussa un sourcil. Il paraissait tellement nerveux :

« Peut-être parce que tu ne sais pas s’il s’agit de ton fils… ou celui de David. »

Un silence s’installa. Linke prit place sur un des fauteuils après avoir posé le biberon vide sur la table de la salle à manger.
Il se mit à jouer avec Adam qui souriait en lui attrapant les doigts qui le chatouillaient.

« C’est le plus beau cadeau que je n’ai jamais reçu… Tu n’imagines pas. »

Olivia s’assit sur la table basse en face de Linke et du petit.

« Tu l’aimes ce gosse, n’est-ce pas ? »

« Je me moque de savoir s’il est de David ou moi… ca n’a pas d’importance. Dav est mon meilleur pote… Il s’en occupera au même titre que moi. »

Olivia hocha la tête. Elle comprenait parfaitement. Ces six-là étaient des frères de cœur, liés dans toutes les situations bonnes ou mauvaises. Comme elle et les filles. S’ils n’avaient pas été là pour Adam, Lud, Melina et elle s’en serait occupée comme pour les Grumeaux.

« Et pour Melina ? Tu veux vraiment lui faire renier Adam ? »

Linke haussa les épaules.

« J’étais énervé. » Expliqua-t-il simplement.

Olivia attendit qu’il fasse le tri dans ses pensés et ses sentiments.

« Je ne la comprends pas que moyennement… Mais je vais essayer de rester focaliser sur la partie que je comprends pour accepter. Peut-être finira-t-elle par s’occuper de son fils comme une mère. »

Olivia sourit puis affirma :

« Tu ressens encore quelque chose pour elle. »

Linke ne répondit rien. Il la regarda simplement dans les yeux. Olivia eut un petit sourire triste. Pas besoin de voyance pour comprendre ce qu’il pensait et ressentait.

« Bon... Le diner est presque prêt. » Souffla-t-elle en se levant.

Linke la laissa partir. Il posa Adam dans le par et se posta devant la porte vitrée. Melina n’avait pas changé de place. Ressentait-il encore quelque chose pour elle ?
Sans doute sinon il n’aurait pas voulu accepter qu’Adam soit de lui aussi rapidement…
Il soupira. Mais elle… que ressentait-elle maintenant ? Elle devait être perdu et il ne l’aidait guère en la mettant aussi prêt du mur.
La rage l’avait aveuglé plus que de raison… Comment rattraper la bourde.

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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 17:19

Ludmia jeta un regard noir à Timo.
Frank, Juri et Sebastian s’étaient éloignés d’eux en les voyant s’accaparer le ballon pour se disputer. Sceptiques, ils les regardaient « jouer ». Parce qu’il fallait avouer qu’ils se tapaient plus dans les jambes que dans le ballon.

« T’es vraiment nul ! » S’exclama Ludmia en le driblant.

Mais Timo lui piqua la balle assez rapidement.

« Tu peux parler… » Grinça-t-il.

Ludmia le fusilla du regard en lui reprenant la balle un peu violemment l’envoyant rencontre le sol de près.

« Va te chercher des muscles, gringalet. »

Frank et Juri grimacèrent en le voyant se relever. Timo était furieux.
Le match devint violent à souhait.

« Je vais rentrer le petit avant qu’il ne voit l’un ou l’autre arracher un membre à l’adversaire. » Décréta Juri.

Frank eut un sourire crispé. Il hésitait sur une intervention possible mais il avait bien trop peur que les deux monstres ne se retournent sur lui pour étancher leur soif de sang. Il finit par décider de prendre la fuite.
Ludmia regarda avec rage Timo. Tous les deux étaient essoufflés mais ne lâchaient pas l’affaire.
Timo regarda Ludmia avec toute sa colère. Il ne s’agissait plus de football en cet instant.

« On peut savoir où est ton problème ? » Cracha-t-il.

« Tu n’es qu’un con prétentieux ! » Répliqua-t-elle sur le même ton.

Timo serra ses poings.

« Tu t’es déjà regardé ? »

« C’est justement pour ça que je le dis, crétin ! »

La rage submergea Timo mais il resta statique. S’il avançait, il ne donnerait pas cher de la peau de cette petite peste.

« T’es qu’une emmerdeuse ! »

« Et fière de l’être, petit plouc. »

Ils rentrèrent à cinq mètres l’un de l’autre mais Timo finit par rentrer dans Ludmia quand elle s’arrêta brusquement.

« Non mais t’es pas bien dans ta petite tête, toi ! » S’écria-t-il.

« Ta gueule ! » Murmura-t-elle, rageusement.

Elle le poussa loin de la porte de la cuisine.

« On fait le tour ! »

« Et je peux savoir pourquoi ? »

Les joues de Ludmia prirent une teinte légèrement rouge :

« Parce que deux de nos camarades sont occupés. »

Timo haussa un sourcil.

« Dans une cuisine, on cuisine, andouille. » Râla-t-il en prenant le chemin de la cuisine.

A un mètre de la porte, il s’arrêta puis fit demi-tour, rouge pivoine. Ludmia afficha un sourire moqueur.

« Tu disais. »

Il la fusilla du regard en passant à côté d’elle et rentra par l e salon.
Ludmia le suivit complètement blasée par tant de crétinerie.

« « « « « « « « « « « « « « « « «

Après avoir regardé les deux gamins s’arracher la tronche, il rentra et trouva Olivia occupée à cuisiner. Il resta un moment contre la porte à la regarder s’affairer. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Il avait été un peu déçu de voir qu’elle avait coupé ses cheveux mais en fait, ça lui allait plutôt bien sa coupe courte. Les souvenirs revinrent dans sa mémoire.
Combien de temps l’avait-il cherché deux ans plus tôt ?
Pourquoi certains amours ne peuvent-ils pas se dérouler au moment où eux le choisissent ?
Deux ans avaient passé… Mais ses sentiments restaient les mêmes… Non, ils s’étaient fortifiés tout en s’adoucissant.
Il ferma la porte derrière lui, la faisant sursauter. Il rigola.

« Tu ne joues plus avec les petits ? » Demanda-t-elle en lui jetant à peine un regard alors qu’elle plaçait le plat dans le four.

Il ne répondit rien, se plaça derrière elle et enroula ses bras autour de sa taille.

« Frank ? » L’appela-t-elle, surprise.

« Chut ! » Souffla-t-il en posant sa tête sur son épaule droite.

Olivia se tut mais était un peu sceptique. Il la retourna vers lui et emprisonna ses lèvres dans les siennes.
Il n’avait pas le droit, il le savait.
Il ne devait pas mais c’était plus fort que lui. C’était juste au-dessus de ses forces.
Il la souleva et la plaça sur le plan de travail.
Olivia le regarda avec surprise mais il ne lui laissa pas le temps de poser des questions qu’il repartait prendre possession de sa bouche.
Ses mains se faufilèrent sous sa blouse.

« Frank… »

Il la fit taire d’un regard. Olivia déglutit en essayant de résister à ses mains sur sa peau, ses caresses lentes mais soutenues et son regard…
Frank se mit à mordiller la peau de son cou et placer des baisers papillons un peu partout sur elle. Un gémissement finit par lui échapper. Frank eut un sourire victorieux en continuant sa tache avec lenteur.

« C’est la cuisine quand même… » Bégaya-t-elle difficilement.

Il ne répondit rien. Il la fit descendre de la table et la plaça sur le sol.

« C’est mieux ? » Demanda-t-il avec un sourire légèrement moqueur.

Olivia fronça les sourcils mais il repartit aussitôt à la découverte de son corps.

« Trois ans… » Souffla-t-il en lui ôtant sa blouse. « Trois longues années…. Un jour de plus me tuerait ! »

Le cœur de la jeune femme sous lui rata un battement. Elle finit par se laisser emmener jusqu’à lui. Sans refus. Sans volonté.
Il n’y avait pas eu de réponse entre eux mais celle-ci valait bien tous les mots non ?
Il n’y avait aucun romantisme… Aucune envie d’arrêter pour se rendre ailleurs… C’était eux… Là… tout de suite… Parce que les heures prochaines leur paraissaient bien trop incertaines. Parce que certains sentiments se doivent d’être extériorisés au moment même pour garder leur authenticité.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « «


Melina détourna son visage de la fenêtre fermée couverte de buée. Aucune larme ne coulait plus sur son visage. Seul un grand vide se peignait dessus.
Des cris de joies la firent frissonner de l’intérieur. Elle s’assit à sa table de bureau et se mit à écrire. Pas une lettre… Une partition. Depuis combien de temps n’avait-elle touché une feuille avec sa plume ? Sans doute trop longtemps.
Les mots se couchèrent sur le papier avec une facilité étonnante… Ahurissante.
Elle releva la tête en entendant une mélodie. Elle se leva et sortit de sa chambre.
Elle trouva Linke dans la salle de musique, grande ouverte, à jouer un morceau qui l’attira bien malgré elle.
Sa voix se mêla à la mélodie.
Linke la rejoignit aussitôt d’un son plus grave mais plus mûre que le sien.
Les larmes lui vinrent aux yeux.
Comment pouvait-il connaître les paroles de sa chanson ?
Comment pouvait-il créer une musique qui colle aussi bien à ce qu’elle ressentait ?
Etait-il magicien ? Télépathe ? Ou simplement trop empathe pour son bien à elle ?
La fin de la musique les fit redescendre sur terre avec une brusquerie qui les laissa choqué chacun de leur côté. Melina se détourna et voulut sortir.

« Attends ! » Lança-t-il d’une voix forte.

Elle s’arrêta machinalement, dos à lui. Il ne la rejoignit pas. Il ne s’en sentait pas la force ni le courage.

« Excuse-moi ! »

Elle se tourna vers lui, brusquement. La surprise s’était peinte sur son visage.

« Pardonne-moi de t’avoir jugé comme je l’ai fait… »

Elle secoua la tête négativement.

« Tais-toi ! » Souffla-t-elle à bout de force. « Tes mots n’auront pas d’impact sur moi. Tu ne me changeras pas avec de simples phrases… »

Linke la regarda sans émotion sur son visage.

« Tu ne comprends pas… Tu as le droit de fuir… de t’arrêter… Juste… »

Il se détourna :

« Si tu as besoin d’aide, viens me voir. Je serai heureux de t’aider. Je ferai ce que je peux pour te soulager… »

Et il la laissa seule dans la salle de musique en sortant dans le jardin.
Des larmes noyèrent le visage de Melina.
De peines ou de joies ? Un peu des deux sans doute.

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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 17:28

Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Lud_et10


Chapitre 7: l'amour... sentiment bien compliqué.

Olivia regarda dehors avec nostalgie puis reporta son regard sur l’homme au milieu de son lit. Ils n’avaient pas discuté une seule fois. Après le moment dans la cuisine, ils s’étaient séparés pour mettre la table et manger. Leurs yeux s’étaient rencontrés plusieurs fois jusqu’au moment pour eux de se coucher.
Olivia soupira. Aucun mit ne leur avait été permis. Peut-être parce qu’il ne fallait pas. Leurs corps s’étaient trouvés par eux-mêmes après tout.
Deux bras l’encerclèrent. Une bouche se posa sur sa nuque.
Elle frissonna.
Comment avait-il réussi à la faire revivre ? A rallumer son cœur qu’elle avait longtemps cru mort ?
Il la fit se tourner vers lui et plongea son regard dans le sien.
Non, il ne fallait pas de mots entre eux. Il lui ravit les lèvres avec tendresse. Comme la nuit qu’ils venaient de passer.

« Laisse-moi t’emmener. » Murmura-t-il à son oreille la faisait frissonner.

Un murmure qui fit brûler cette flamme quasi éteinte. Olivia serra son corps contre le sien. Une réponse commune. Bien à eux. Frank la souleva comme une jeune mariée la faisant rire et la replaça dans le lit. Il couvrit son corps du sien.
Ce n’était pas un poids mais bien la preuve qu’il était là.
Avec elle.

« « « « « « « « « « « « « « « « « «

Ludmia grogna en voyant cet idiot de MC donner à manger à Adam. Il en mettait plus autour de la bouche du petit que dedans.

« Mais tu es un boulet. » Craqua-t-elle en lui arrachant la cuillère des mains.

« Non mais de quoi je me mêle. » S’énerva Timo en lui faisait face.

Ses yeux lançaient des éclairs.

« C’est dans sa bouche que tu dois lui donner à manger. Pas dans le nez, les yeux ou les oreilles. »

« Mais vas-y ! Donne-lui à manger si tu es plus maligne. » Se moqua Timo.

Ludmia lui jeta un regard supérieur et commença à donner la béquée à Adam qui les fixaient de ses grands yeux étranges, sans trop savoir ce qui se passait.
Pas une seule fois, Ludmia ne dérapa.
Timo fulminait.
Ludmia se releva tout sourire le provoquant d’avantage. Timo prit l’assiette d’Adam et la lui écrasa dans la figure.
Il lui fit son plus beau sourire : mi amusé, mi furieux.
Ludmia le fusilla du regard et lui rendit la pareille. Ils se retrouvèrent à se balancer de la nourriture à la figure.
Adam les regarda faire en serrant ses petits poings de bébé et devenant rouge tomate. Il hurla de rire brusquement et tapa son biberon sur la petite table, aspergeant de lait tout autour de lui et sr lui.

« BORDEL ! Vous êtes devenus fous ? » Hurla Melina. « Si Lili et Frank voient ça, ils vous coupent en morceaux et nous vous aurons au déjeuner ! »

Ludmia et Timo se regardèrent méchamment.

« Lavez tout cela. » Hurla-t-elle en prenant Adam à bout de bras, dégoûtée de le voir recouvert de nourriture de la tête aux pieds.

Elle sortit avec le bébé qui la fixait craintivement. Ludmia prit son seau et une éponge puis se mit à tout laver. Timo la suivit, en silence.
L’air devint lourd.
David qui passait par là n’osa même pas couper le silence de peur qu’ils lui sautent dessus pour lui arracher la gorge.

« T’es un boulet ! » Gronda Ludmia en épongeant le sol.

Timo mordit sa langue mais la fusilla du regard. Ils épongèrent en silence.

« T’as juste eu de la chance. » Murmura-t-il.

Les yeux de Lud s’éclairèrent dangereusement.

« C’est toi qui n’est pas doué. »

Timo arrêta d’éponger et lui fit face.

« Entre crétins vous vous reconnaissez. »

« Adam est un bébé, laisse-le en dehors de ça. A moins que tu ne sois trop lâche. »

Timo prit son éponge et la lui mit dans la bouche.

« Comme ça, tu arrêteras de dire des conneries. » Ricana-t-il.

Ludmia prit le seau et le lui balança à la figure.
Timo se retrouva tremper.

« Non mais c’est pas vrai. De vrais gamins. » S’écria Melina sur le pas de la porte. « Vous voulez un bavoir et un biberon peut-être ? »

Lud et Timo la fusillèrent du regard.

« Au moins là-dessus vous êtes d’accord. » Ironisa-t-elle. « Séchez tout ça ! »

« Séchez quoi ? » Demanda une voix grave.

Ludmia, Timo et Melina se figèrent.

« Mais… »

« Je rêve ! » Souffla Olivia.

Frank serra les poings.

« Explication ! » Grogna-t-il.

« C’est Lui/Elle. » S’accusèrent Timo et Lud en se pointant du doigt.

Frank leur jeta un regard mauvais.

« Si dans une heure tout n’est pas propre, je me sers de vos vêtements pour tout nettoyer ! » Gronda-t-il en tirant Olivia par la main. « Je t’emmène au restaurant ! »

Melina sourit en les voyant partir.

« Je sais que vous ne l’avez pas fait exprès mais tout compte fait, c’était une bonne idée. Une petite sortie nous fera du bien. Bon courage ! » Rigola-t-elle en partant.

Ludmia et Timo soupirèrent en entendant Melina appeler tout le monde pour une promenade.

« C’est de ta faute ! » Dirent-ils en même temps.

Ils se tournèrent le dos et s’occupèrent chacun d’une tâche précise dans le silence le plus complet.


« « « « « « « « « « « « « « « « « «

Melina posa ses yeux sur le petit garçon qu’elle poussait dans sa poussette. Depuis que Linke lui avait parlé, elle avait un peu moins de mal à la regarder sans souffrir. Il lui restait un pincement au cœur quand il posait sur elle son regard. Mélange d’un amour perdu et d’une folie.
Elle regarda derrière elle et surprit le regard de Linke poser sur elle. Il était étrange de le voir aussi neutre. Elle se détourna pour continuer la promenade.

« Alors, ça fait quoi de s’occuper de lui ? » Sourit Olivia qui arriva à sa droite.

« Et ça fait quoi d’être dans les bras de Franky ? »

Olivia grimaça. Melina haussa un sourcil.

« Vous n’avez pas… »

« Parler ? »

Elle secoua négativement la tête.

« Mais ce matin… »

« Ca va entre nous mais aucun n’a envie d’aborder le sujet. Vraiment, je veux dire. »

« Tu te rends compte que… »

« Ca ne mènera nulle part si nous ne parlons pas ? »

« T’arrête de finir mes phrases ? »

Elles rigolèrent puis restèrent silencieuses.

« Et toi ? Ca va ? » Demanda finalement Olivia.

« J’ai encore un peu de mal. »

« Sans indiscrétion : qui t’a fait changé d’avis ? »

« C’est indiscret en effet. » Sourit Melina.

« Désolée. » Murmura Olivia.

« Je te taquine, Stupidas. » Se moqua Melina.

Olivia rougit de gène faisant redoubler le rire de son amie.

« Devine qui c’est. »

Olivia regarda dans la même direction qu’elle.

« Toujours ? »

« Je crois. » Soupira Melina. « Malheureusement. »

« Tu crois que ce sont des sorciers ? » Rigola son amie.

« Et bientôt tu me diras que ce sont des extraterrestres venus nous étudier… »

« Pourquoi pas ? » Rigola Olivia. « Tu trouves notre dépendance à eux normal ? »

« Ce n’est pas une dépendance mais des sentiments. » Rectifia Nouha. ?

« C’est ce que je dis. »

Melina leva les yeux au ciel.

« Kyky serait ravie de t’entendre. »

Olivia haussa un sourcil.

« Kyky ? »

« Quoi, tu n’aimes pas ? »

Olivia éclata de rire.

« Ca lui fera plaisir je crois. »

Elles rigolèrent ensemble en imaginant la tête de Frank à l’entente de ce surnom.


« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Juri trépignait sur place devant sa commode. Il ne savait pas quoi mettre pour son rendez-vous.

« T’as un soucis ? » Le surprit Olivia en rentrant dans la chambre du jeune homme.

Il sourit, légèrement gêné.

«Oh ! Tu as un rendez-vous peut-être ? » S’enquit Olivia tout sourire.

Juri rougit furieusement. Olivia en rit.

« Je vais te filer un coup de main. » Décréta-t-elle en prenant place devant l’armoire.

Elle fronça les sourcils et pinça les lèvres dans une intense réflexion.
Elle prit un t-shirt et un pantalon qui se coordonnaient plutôt bien.

« Voilà… ni trop chique ni trop je m’en foutiste. » Sourit-elle en lui tendant les vêtements.

Juri rougit légèrement, gêné qu’elle choisisse pour lui.

« Merci. » Souffla-t-il.

« Et il porte un nom ce rendez-vous ? »

Juri rougit furieusement et n’osa la regarder.

« Disons que… »

Il hésita.

« Tu préfères garder ça secret ? »

Juri s’engouffra dans la brèche.

« Je préfère pour l’instant. »

Olivia secoua la tête positivement. Elle se leva et lui déclara :

« Passe une bonne soirée, Juri… J’espère que ça te fera du bien. »

Juri lui sourit. Elle le laissa s’habiller tranquillement.

« Je pourrais me faire des films. » Lança une voix grave derrière Olivia qui leva les yeux au ciel.

« Mais bien sûr ! » Ironisa-t-elle. « Tu ne le savais pas mais j’entretiens une relation avec Juri depuis des mois… »

Frank sourit en s’approchant d’elle. Il la prit dans ses bras en se dandinant sur ses pieds.

« Tu fais quoi là ? Tu danses ? » Rigola-t-elle.

« Pourquoi pas ? » S’amusa-t-il en la faisant tourner dans le couloir.

Olivia éclata de rire en le suivant. Ils se retrouvèrent à danser dans le couloir sur une musique qu’eux-seuls entendaient.

« Ma parole, cette maison abrite des fous ! » Grogna David en les séparant pour passer.

Olivia rougit légèrement, gênée de s’être fait prendre. Frank la rejoignit quand David fut descendu. Il la reprit dans ses bras mais cette fois-ci pour l’embrasser.

« Non mais vous avez des chambres pour ça. » Les coupa Juri.

Frank soupira lourdement en posant sa tête contre l’épaule d’Olivia qui rigola.

« Et ça t’amuse toi ! » Grogna-t-il en la chatouillant.

Elle partit dans un grand rire en s’échappant de ses bras. Frank lui courra après.

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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 17:29

« « « « « « «

Juri arrêta sa voiture devant un immeuble assez récente. Il inspira profondément. Une jeune femme sortit de l’immeuble habillée d’une robe bleue ciel, ses cheveux longs noirs attachées au sommet de sa tête en une coiffure complexe mais sublime. Et cette jeune femme portait le doux prénom de Naya… Une véritable sirène qui faisait battre son cœur avec force.
Juri sortit de sa voiture et sourit.
Elle le regarda, un peu étonnée de le voir à l’avance mais un sourire se dessina bien vite sur son visage. Elle s’approcha, un peu intimidée. Il l’était tout autant. Ils se regardèrent un long moment en silence avant qu’elle ne lui saute dans les bras. Il la fit tournée dans ses bras en riant avec elle.

« Je suis heureus de te revoir. Tu m’as manqué… » Déclara-t-il.

« Toi aussi, tu m’as manqué. » Sourit-elle en l’embrassant aux coins des lèvres.

« Et c’est tout ? »

« Ha ! C’est ma punition pour ton silence trop long ! » Bouda-t-elle.

Juri sourit.

« Oui mais je vais me faire pardonner. »

« Voyons voir comment ! » Le taquina-t-elle.

Juri lui ouvrit la porte côté passager et l’invita à s’y asseoir. Elle s’y plaça en souriant.
Juri démarra la voiture et l’emmena au restaurant.

« Voici le restaurant le plus chic de cette ville… »

Naya rigola en voyant la pizzeria.

« Allons-y ! »

Il lui tendit son bras qu’elle prit et ils entrèrent.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « «

« Putain mais tu fais chier ton monde avec ton portable ! » Hurla Timo en se levant comme un fou de son siège.

Jan avait les yeux écarquillés et le regarda s’approcher de lui comme une furie sans réagir.
Timo lui prit le portable des mains et lut le nom du destinataire.

« Ludmia ? » S’étonna-t-il. « Tu discutes avec cette enragée ? »

« Elle n’est pas une enragée. »Protesta Jan en reprenant son téléphone.

« Mais je pensais que c’était fini entre vous ? » S’étonna David en sortant sa tête de son ordinateur.

« On n’est pas ensemble. On est amis. C’est différent. » Se défendit Jan mais vu le regard de ses amis, aucun d’eux ne le croyait. « Allez voir ailleurs si j’y suis. »

Ils se moquèrent de lui un long moment avant de reprendre le boulot.


« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

« Mais pourquoi nous ? »Se lamenta Melina.

Ludmia leva les yeux au ciel.

« Parce que ….. » Répondit-elle.

« C’est pas une réponse ! » Gronda Melina en la suivant jusqu’à la porte.

« Amusez-vous bien ! » Lança Olivia de la voiture.

« Va crever ! Sorcière ! » Hurla Melina alors qu’ils démarraient.

Melina rentra dans la maison en claquant la porte.

« Je les hais ! Je les hais ! » Marmonna-t-elle en tapant des pieds par terre et en faisant des gestes brusques pour ranger.

« C’est pas la mort non plus ! »

« Parle pour toi. Moi, je voulais aller danser. » Pleurnicha-t-elle.

« On ira la semaine prochaine. »

« Mais je veux maintenant…. »

Linke leva les yeux au ciel en retirant le biberon des mains d’Adam qui fixaient ses parents d’un drôle d’œil.
Melina s’approcha de l’enfant et le prit dans ses bras. Adam ne pleurait jamais quand elle le prenait mais il ne souriait pas non plus. Il la fixait comme si un clignement des yeux ou un geste de trop la ferait disparaître.
Linke la regarda mettre le petit au lit.
Melina soupira en entendant les cris de Lilas et Sebastian. Linke monta à l’étage pour voir ce que les jumeaux faisaient. Il les trouva sur le lit de Frank à sauter en riant.

« Il est temps d’aller vous coucher. » Déclara-t-il.

« Ici ! » Lancèrent les petits en se plaçant sous la couette.

« C’est la chambre de Frank… » Protesta-t-il.

Deux sourires innocents lui répondirent. Il leva les yeux au ciel.

« C’est bon. Couchez-vous ! » Capitula-t-il.

Il n’avait pas du tout envie de se prendre la tête avec les petits ce soir. Lilas et Sebastian se couchèrent en riant. Lilas avait même pris sa peluche. Sebastian prit un t-shirt à Frank comme doudou. Linke était surpris de voir comment les jumeaux avaient adopté Frank dans leur vie.
Il ferma la lumière et ferma légèrement la porte juste pour laisser un petit filet de lumière entrer.
Il descendit et trouva Nouha devant son portable.

« Que fais-tu ? » S’enquit-il en s’asseyant sur le divan en face d’elle.

Nouha ne releva pas ses yeux de son portable.

« J’écris… »

« Ca je m’en doutais un peu. »

Un silence légèrement pesant s’installa entre eux.

« Tu n’as pas mangé ce soir. »

« Pas faim. »

Linke sentit la colère monter en lui. Il n’y avait qu’elle pour le sortir de ses gonds.
Il prit le portable de ses mains et le posa plus loin.

« Tu n’as rien mangé, ni ce matin, ni à midi, ni au soir. Tu trouves ça normal ? »

Nouha le fusilla du regard.

« Ca te regarde ? Non ! Alors laisse-moi tranquille. » Cracha-t-elle.

Linke soupira.

« Je pensais que tu ne m’en voulais plus. »

Nouha se tut et baissa les yeux, mal à l’aise.

« C’est pas ça mais laisse-moi tranquille là-dessus. Je n’ai pas faim. »

« Tu vas tomber malade, Nouha. »

Elle se leva et lui fit face.

« Mais ça ne te regarde pas ! » Explosa-t-elle. « Tu n’es pas mon père, ni mon petit copain. Tu n’es rien. »

Linke sentit une multitude de lame lui transpercer le cœur.

« Tu es mon amie… Et ça, ça compte pour moi. »

Nouha émit un petit soupire ironique.

« Laisse tomber ok ! »

« Non ! » Trancha-t-il. « Non, tu as Adam, tu dois être plus responsable ! »

Nouha fulmina. Elle serra ses poings de rage.

« Laisse Adam où il est tu veux ! »

« C’est ton fils, tu dois faire attention à ta santé. »

Nouha s’éloigna, les nerfs à vif.

« Tu me laisses tranquille, c’est clair. Ne t’avises plus jamais à essayer de guider ma vie. Je fais ce que je veux. »

Elle sortit de la pièce mais cette fois, Linke décida de ne pas lâcher le morceau.
Il la suivit.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Ludmia ouvrit un œil, puis l’autre. Sa tête tournait comme jamais. Elle grimaça en se retournant dans son lit mais buta contre un corps chaud. Elle se releva d’un coup.
Mauvaise idée.
Elle se leva et fila droit dans la salle de bain à côté de sa chambre pour vomir dans les cuvettes.

« La vache ! » Grimaça-t-elle en se relevant.

Elle prit un cachet et décida de retourner se coucher. Elle traina sa carcasse jusqu’à son lit mais se figea en voyant qui dormait dedans. Un cri lui échappa.

« Quoi ? Quoi ? » S’écria le jeune homme en se relevant.

« Mais… tu fous quoi là ? » S’étrangla-t-elle en le détaillant.

Ouf ! Il portait encore son pantalon.

« Oh la vache ! » Soupira Ludmia en se laissant tomber sur le lit. « On a rien fait hein ? »

Il se regarda puis la regarda ;

« Non ! »

Un silence s’installa entre eux.


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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 18:07


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Chapitre 8: nouvelles arrivantes


Olivia bailla à s’en décrocher la mâchoire en donnant à manger aux enfants. Cet abrutit de Frank dormait encore lui. La colère la submergea malgré elle. Ils étaient rentrés à 6h du matin et il était…Elle crispa les mains sur le pot et la cuillère.
8h pile !
Olivia leva la tête et trouva en face d’elle une jolie rousse aux airs complètement coincés.

« Euh… Bonjour ! » Souffla-t-elle, incertaine.

« Kathia ! » Lâcha la rousse d’une voix pompeuse.

« O… »

« Je sais. »

Olivia fronça les sourcils et fusilla du regard Timo qui entrait dans la cuisine. Timo évita son regard. Elle donna une seconde tartine aux jumeaux et la panade à Adam.
Timo s’assit à côté de Kathia en lui faisant la bise. Ca ne plus pas à la rousse qui l’embrassa à pleine bouche. Les jumeaux les regardèrent la bouche ouverte.

« Beuh ! C’est dégoutant ! » S’écria Lilas en faisant une grimace assez comique.

« Bark ! » Ajouta Sebastian.

Kathia les regarda de haut.

« Vous êtes trop petits, taisez-vous ! » Cracha-t-elle en représailles.

Olivia lança un regard à Timo pour qu’il dise quelque chose mais il resta silencieux. Elle le fusilla du regard.

« Venez, les grumeaux. L’air devient irrespirable ici ! » S’énerva-t-elle en se levant et en prenant Adam suivit des jumeaux qui tirèrent la langue à Kathia.

« Bande de petits morveux ! » Grinça-t-elle.

« Kathia… tais-toi ! » Soupira Timo en fondant dans son bol de café.

La rousse ouvrit la bouche outrée mais se tut enfin.

« « « « « « « « « « « « « « « « «

Juri sourit en caressant les cheveux de Naya. Celle-ci remua légèrement en fronçant les sourcils. Ce simple geste le fit fondre littéralement. Elle était splendide. Tout en finesse, en douceur. Il posa ses lèvres à la base de sa nuque et descendit tout le long de son dos. Naya rigola en se tortillant légèrement. Elle ouvrit les yeux et le regarda en souriant.

« ‘jour ! »

« Epouse-moi ! » Chuchota-t-il.

Naya écarquilla les yeux de surprise.

« Quoi ? »

« Epouse-moi ! »

Naya se releva et le regarda, surprise.

« Tu rigoles ou quoi ? »

« Naya, je t’aime. Je ne veux pas te perdre. Jamais. Alors épouse-moi. »



« « « « « « « « « « «

« Maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaamaaaaaaaaaaaaaaan ! » Hurla Lilas, en pleure.

Sebastian la rejoignit quelques secondes plus tard.

« MAIS VOUS ALLEZ VOUS TAIRE BANDE DE MIOCHES SANS CERVELLE ! » Hurla la rousse.

Olivia arriva en trombe dans le salon, vit les jumeaux en pleure et leurs biberons renversés par terre. Elle lança un regard noir à Kathia qui la regarda de haut.

« Qu’est-ce que tu as fait ? » Cracha-t-elle.

« Rien du tout ! Ils étaient dans le chemin. »

Olivia voulut se jeter sur la rousse pour lui en coller une mais Frank la retint calmement.

« Pourquoi les jumeaux pleurent-ils ? » Demanda Timo en baillant.

« Demande à ta copine. » Répondit Frank.

Olivia lui jeta un regard intrigué. Il était si calme et si posé.
Timo les dévisagea puis se tourna vers Kathia qui se pendit à son bras en papillonnant des yeux. Olivia allait ouvrir la bouche quand elle croisa le regard de Frank. Elle se tut.

« Tu es ici, dans notre maison… Tu es une invitée, Kathia. » Déclara Frank en prenant Lilas dans ses bras. « Si jamais, l’un de nous te reprend à faire du mal à quelqu’un et surtout aux enfants, tu finiras dehors… »

« Je suis avec Timothy… Tu ne peux pas… »

« Timo te rejoindra dehors s’il n’est pas content ! » La coupa-t-il en regardant le rappeur.

Ce dernier était trop choqué pour répondre. Frank était sûr de lui et intraitable. Olivia pinça ses lèvres en regardant les deux jeunes gens se mesurer du regard. Timo fut le premier à fuir la bataille. Il prit Kathia par la main et s’en alla dans leur chambre.
Olivia regarda Frank calmer les petits. Elle s’approcha et prit Sebastian dans ses bras.

« Tu… »

« Désolé si je t’ai blessé en disant notre maison mais… »

Olivia sourit.

« Il n’y aucun problème. »

Ils se regardèrent en souriant.

« « « « « « « « « « «

Ludmia regarda Jan qui était revenu de la salle de bain. Ils n’osaient pas se parler.

« Tu ne te souviens vraiment de rien ? » Demanda Jan.

Ludmia secoua la tête négativement faisant soupirer Jan.

« Ne t’en fais pas. Il ne s’est rien passé. On a trop bu et on a dormi ensemble, c’est tout. »

Ludmia était dépitée. Jan se posa à côté d’elle.

« Ca serait si moche que ça si on avait recouché ensemble ? »

Lud le regarda, surprise.

« Mais non c’est pas ça… » S’emporta-t-elle subitement les surprenant tous les deux.

Ils se sourirent, amusés.

« Non ! C’est juste que… Ca serait trop bizarre. »

« Tu ne m’aimes plus ? »

« Ce n’est pas ça ! » Soupira-t-elle. « Je t’aimerai toujours, Jan. »

Le jeune homme lui prit la main.

« Alors pourquoi ne pas réessayer ? »

Ludmia le regarda se lever et faire les cents pas.

« Je t’aime, Ludmia. Tu m’aimes aussi. Donnons nous une autre chance… »

« Ce n’est pas aussi simple, Jan. »

Le DJ la regarda à peine.

« Excuse-moi, je me suis emportée. » Déclara-t-il en sortant de la pièce.

Lud n’essaya pas de la retenir contre son grès. Elle devait aussi réfléchir.


« « « « « « « « « « « « « «

Melina se leva avec difficulté. Ses jambes tremblaient comme jamais. Son regard se posa sur le bracelet blanc posé sur sa table de nuit. Elle le prit dans ses mains. A chaque fois, qu’elle posait son regard dessus, elle se revoyait deux ans plus tôt à cette sortie dans ce marché de nuit où il l’avait acheté en cachette pour lui offrir le lendemain. Elle savait que ce n’était pas bon pour elle de le garder mais elle n’avait jamais réussit à s’en débarrasser. Elle sursauta aux coups donnés sur la porte. Elle cacha le bracelet sous l’oreiller en vitesse alors que Linke apparaissait avec un plateau couvert de toasts et d’un bol de lait chaud.
Plus surprise qu’elle, ne devait pas exister sur terre en cet instant.

« Bonjour ! » Sourit-il.

Melina fronça les sourcils. Avait-il oublié leur dispute de la veille ?

« Je sais que tu ne mangeras pas en face des autres alors je t’ai monté tout cela. On va prendre notre petit-déjeuner ensemble. » Expliqua-t-il.

Elle ouvrit la bouche pour protester mais il la fit taire d’un regarde stricte.

« J’ai bien réfléchi hier soir. Je tiens toujours à toi, Lina… »

Son regard rata un battement en l’entendant.

« Je tiens à toi comme jamais. Je t’aime toujours. J’ai envie de prendre soin de toi. Même si je suis maladroit et un peu lourd. J’ai envie de prendre soin d’Adam. »

« Linke… » Soupira-t-elle.

« Je sais que ce n’est pas réciproque. Je t’ai fait beaucoup de mal. Tu as dû accoucher seule, l’élever du mieux que tu le pouvais et faire face à tout, toute seule. Maintenant je veux être là. » La coupa-t-il. « Je sais, c’est facile de revenir après tout ce temps mais mieux vaut tard que jamais non ? »

Il lui sourit un peu timidement. Melina se retrouva sans réplique à lancer. Elle ne savait plus quoi dire en vérité. Elle était submergée par le doute et la joie. Elle voulait le revoir. Elle voulait redevenir ce petit bout de lui comme à l’époque. Même si elle savait que cette idée était utopique. La douleur avait saccagé les souvenirs.

Elle s’assit devant la table sur laquelle il avait posé le plateau et commença à émietter un croissant chaud. Linke se posa devant elle et la rejoignit pour manger. Ils ne parlèrent pas mais s’observèrent de loin comme pour s’apprivoiser lentement.


« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Juri rentra dans la maison, en milieu d’après-midi, un sourire immense aux lèvres. Olivia, qui passait par là, éclata de rire en le voyant.

« Ca a l’air d’être l’amour fou dis donc. »

Juri sourit sans vraiment reprendre pied dans la réalité.

« Elle a dit oui. »

Olivia fronça les sourcils, intriguée.

« Dis oui à quoi ? »

« On va se marier ! » S’écria-t-il en la faisant valser dans ses bras.

Olivia poussa un cri de surprise en se retrouvant dans son étreinte.

« D’accord ! D’accord ! Mais pose-moi. Pitiez ! »

Juri la lâcha en rigolant.

« En tout cas, tu l’aimes à la folie. » Sourit-elle, heureuse pour lui.

« Je nage en plein bonheur. C’est la femme de ma vie. »

Olivia éclata de rire.

« Et tu comptes nous la présenter quand ? »

Le sourire de Juri se fana légèrement.

« Bientôt. »

Olivia haussa un sourcil, sceptique mais ne fit aucun commentaire. Elle regarda Juri monter dans sa chambre.
Juri se posa sur son lit et pianota sur son portable. Il l’invitait à venir à la maison ce soir même. Il était temps de faire face à ses amis et à Olivia.
Il descendit dans le salon et trouva Olivia devant la cuisine et Frank lui bisoutant le cou en rigolant. Il toussota légèrement pour leur signaler sa présence. Le couple rougit légèrement de gêne mais cela le fit rire.

« Oli, tu m’as demandé quand je vous la présentais… Ca sera ce soir. »

Olivia le regarda, surprise mais hocha la tête positivement.

« Je rajoute un couvert alors… »

« Ca ne sera pas nécessaire, je crois ! » Répondit-il, crispé.

La jeune femme le dévisagea mais ne fit aucun commentaire.
Juri remonta dans sa chambre. Le stresse montait en lui comme un ouragan.
Dans quelques heures, le souper serait prêt.


Dernière édition par Lili le Jeu 25 Sep - 18:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 18:07

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Ludmia vit Timo avec une rousse sur les genoux. Il avait ramené la pouf de la boîte. Une rage sans nom prit possession d’elle. Une rage et de la douleur sourde. Jan prit sa main. Il avait compris directement en voyant le regard de la jeune femme.

« Ca va aller ! »

Ludmia lui sourit piteusement. Elle devait se contrôler. Il la guida jusqu’à la table. Timo les regarda arriver et les fusilla du regard. Il se tourna sur Kathia et l’embrassa longuement. Ludmia sentit son cœur tomber dans ses chaussures.
Une tension quasi palpable planait autour de la famille Panik. Les enfants étaient silencieux comme s’ils comprenaient qu’au moindre cri tout allait exploser.
La sonnette retentit tout à coup alourdissant un peu plus l’atmosphère. Juri se précipita sur la porte et l’ouvrit à la volée. Il prit la jeune femme dans ses bras et l’embrassa longuement.

« Ca va aller ? » Lui demanda-t-il à l’oreille.

Naya hocha la tête fébrilement.

« S’il faut y passer un jour, autant que ce soit aujourd’hui. » Chuchota-t-elle.


Frank regarda Olivia s’activer autour de la cuisine.

« Tu devrais aller mettre tes chaussures maintenant, Oli ! » Déclara-t-il, inquiet de la voir marcher pieds nus.

« Je vais y aller. Je pose le plat et j’y vais. » Assura-t-elle en sortant le plat du four et se dirigeant vers le salon.

« Je vous présente Naya ! » Déclara Juri en présentant une jeune femme aux cheveux très longs noirs et aux yeux verts émeraude.

Un bruit de plat se brisant sur le sol les surpris tous. Olivia avait les bras ballant, le plat éclaté à ses pieds, les yeux écarquillés par la surprise.

« Naya ! » Souffla-t-elle, d’une voix brisée.

La jeune femme sourit piteusement à Olivia. Les larmes montèrent aux yeux de la chanteuse.

« Oli… » Commença Naya.

« C’est elle que tu vas épouser ? » Demanda Olivia d’une voix blanche.

Juri serra Naya contre lui, peu rassuré des réactions d’Olivia. Frank essaya de la retenir mais elle traversa les morceaux de verre sans se soucier des brûlures et du verre se plantant dans ses jambes.

« Tu prends une copie d’Anna pour te rassurer ? » Cracha-t-elle, folle de douleur et d’égarement.

Juri fronça les sourcils hésitant entre la colère et l’indifférence parce qu’il pouvait comprendre le comportement de son amie.

« T’a-t-il dit qu’il avait aimé Anna ? » demanda-t-elle à Naya.

Celle-ci hocha la tête positivement en s’accrochant à la main de Juri. Les yeux d’Olivia se foncèrent encore plus en voyant ça.

« Tu me dégoûtes ! » Hurla-t-elle sur Juri. « Tu insultes sa mémoire en prenant une pâle copie d’elle comme…. »

Olivia se tut et se mordit les lèvres au sang.

« Ecoute-moi Oli. J’ai aimé Anna mais c’est du passé. J’ai fait mon deuil. » Expliqua Juri.

Olivia prit chaque mot comme un coup de poignard en plein cœur.

« Je suis amoureux de Naya et je veux l’épouser… »

Olivia lui jeta un regard plein de haine et de peine.

« Tu… Tu ne seras jamais qu’une simple copie de ma sœur… Rien d’autre. Même si ce connard te dit le contraire ! » Lança-t-elle méchamment à Naya dont les yeux se noyèrent de larmes.

Juri la serra contre lui.

« Ca suffit Olivia ! » S’écria-t-il, cette fois, bel et bien en colère.

« Dis le contraire ! » Hurla-t-elle, folle de rage. « Dis-le. Hier encore tu regardais les photos d’Anna en disant que tu l’aimerais toujours ! Je peux tout supporter mais pas ça. Pas que tu ramènes un clone de ma sœur pour aller mieux et te voiler la face ! Tout ça pour avoir un trou dans lequel te vider…»

La main de Juri partit toute seule et s’écrasa sur sa joue. Olivia resta ébahie sous le choc. Elle ne sentit même pas les larmes de douleur couler sur ses joues. Frank et David se placèrent entre eux.

« Tu la touches encore une fois, ami ou pas, tu as mon poing dans ta tronche ! » Cracha Frank, ses yeux bleus devenus presque noirs de colère.

Il prit Olivia dans ses bras. Celle-ci était trop sous le choc pour réagir.

« Je monte ! » Souffla Juri en tirant Naya derrière lui.

Un silence de plomb tomba dans la pièce.

« Celle-là, tu ne l’as pas volé… » Ricana Kathia en jetant un regard méprisant à Olivia.

Elle hurla de douleur en se retrouvant au sol.

« Dehors de cette maison. » Cracha Ludmia en se tenant le poing de son autre main.

Kathia gémit de douleur en se relevant et se mit à paniquer en voyant le sang couler sur ses mains.

« Tu dégages de cette maison. » Cria-t-elle en l’empoignant par les cheveux et en la tirant vers la sortie.

« Ludmia, calme-toi ! » S’écria Jan en essayant de la retenir.

« Non ! Elle dégage d’ici cette connasse. Elle ne fait pas partie de la famille. »

« Ce n’est pas à toi de décider. » Contra Timo en la faisant lâcher prise.

« Dégage avec ! Ca nous fera des vacances. » Répliqua Lud. « Elle n’a rien à faire ici avec nous. Rien du tout ! »

« Lud a raison. Kathia devrait partir pour cette nuit ! » Intervint Melina. « Qu’elle se prenne un hôtel dans le coin en attendant que ça se calme ici. C’est une affaire de famille. »

« Mais… Timothy.. » Essaya de plaider la rousse, le visage couvert de sang et les cheveux en pétard.

Elle avait l’air bien misérable en cet instant. Timo lui tendit des billets et soupira :

« Va te trouver un hôtel, je t’y rejoindrai demain… »

Piquée au vif, Kathia se redressa et lui jeta un regard peu amène.

« Va te faire voir. Je rentre chez moi. »

Timo leva les yeux au ciel en soupirant.

« Si tu veux. »

Kathia pinça les lèvres de mécontentement.

« Je croyais que tu m’aimais… » Couina-t-elle.

Timo haussa un sourcil, surpris.

« Je ne t’ai jamais dit ça que je sache. »

Kathia pesta et sortit par la porte.

« Bon débarras ! » Soupira Melina en la fermant à clé.

Linke vint la prendre dans ses bras.

« Quelle soirée ! » Soupira-t-elle en lui rendant son étreinte avant d’aller chercher Adam.

« Je vais refaire quelque chose à manger ! » déclara Olivia en se détachant de Frank.

Tous la regardèrent se rendre dans la cuisine, le regard hagard. Frank la suivit, inquiet au possible.
Elle voulut prendre une casserole mais elle s’effondra aussitôt sur elle-même et se mit à pleurer. Frank la reprit dans ses bras.

« Tu vas aller te reposer. »

« On s’occupe de tout ! » Déclara Ludmia.

« Je suis désolée. » Répéta Olivia.

Frank la rassura du mieux qu’il put en la forçant à monter jusqu’à sa chambre.

Ludmia regarda le champ de bataille. Melina et elle se jetèrent un regard un peu perdu mais se mirent au travail et rangèrent tout avec l’aide des garçons.
Les trois enfants attendaient sagement dans leur siège à regarder les adultes s’affairer autour d’eux. Ils n’avaient pas bien compris ce qu’ils s’étaient passés mais ça avait sembler trop grave pour qu’ils fassent du bruit.
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 25 Sep - 22:22

Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Gabrie10


Chapitre 9: début de journée

« Je refuse ! Je refuse ! » S’étrangla Olivia en faisant les cents pas dans la chambre. « C’est une mauvaise blague, c’est ça ? »

Frank la regarda en pleine crise de nerfs. Elle semblait sur le point d’exploser à tout instant. Il l’arrêta brusquement et la prit par les épaules pour la regarder dans les yeux.

« Calme-toi. Juri est amoureux d’elle. »

« C’est faux ! » Hurla-t-elle en se dégageant de sa poigne. « Naya est la réplique exacte d’Anna… à part leurs yeux. C’est une trop grosse coïncidence pour que j’y crois. »

« Ne hurle pas sur moi ! » Grinça Frank.

Olivia mordilla ses lèvres. Elle savait bien qu’il détestait qu’on lui cri dessus. Il pouvait, rien que pour ça, se montrer implacablement froid.
Elle se laissa tomber lourdement sur le lit.

« Tu ne peux rien y faire s’il veut l’épouser. » déclara-t-il.

Olivia secoua la tête négativement.

« Il doit y avoir une solution. »

« Oui, celle de les laisser en paix. »

Olivia le fusilla du regard et sortit. Il la rattrapa dans le couloir et lui agrippa le bras.

« Où vas-tu ? »

« Lâche-moi ! » Se débattit-elle.

« Tu reviens et tu vas te coucher ! »

« Non ! » Cria-t-elle en le frappant pour qu’il la lâche.

Frank la fusilla du regarde et la tint fermement.

« Tu vas te calmer ! » Ordonna-t-il.

« Lâche-moi ! » Hurla Olivia en se débattant. « Lâche-moi ! »

Des portes s’ouvrirent dans le couloir.

« Mais… »

« Rentrez dans vos chambres ! » S’écria Frank en la soulevant à bout de bras.

« Frank, je te déteste. Lâche-moi ! »

Il la lâcha sur le lit, elle se releva comme une furie mais se calma bien vite en voyant ses yeux bleu assombris par la colère.

« Tu vas m’écouter. Juri est adulte. Il sait ce qu’il fait et s’il se voile la face, ce n’est pas ton problème. »

Olivia pinça les lèvres de mécontentement.

« J’imagine ce que tu vis mais mets-toi à sa place. Tu crois qu’il ne s’est pas rendu compte de ce qu’il faisait ? »

Olivia sentit les larmes lui monter aux yeux.

« Il… Mais c’était Anna… »

« Mais elle n’est plus là, Olivia. »

Celle-ci secoua la tête négativement en pleurant. Frank la serra contre lui.

« Ca n’est pas passé, n’est-ce pas ? »

Olivia secoua la tête de droite à gauche.

« Non, ça n’est pas passé. Je pense toujours à elle. Je ne l’oublie pas du tout. »

Frank la serra contre lui. Il comprenait sa blessure extérieure.

« Ne t’en fais, on va te sortir de là. »

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Naya se leva difficilement de son lit. Elle avait entendu les cris d’Olivia tard la nuit et n’avait réussi à trouver le sommeil que difficilement. Surement la peur de trouver une furie devant son lit en plein milieu de son sommeil. Elle aurait tôt fait de l’étrangler et de la faire disparaître.

« Ca va ? » Demanda Juri en entrant dans la chambre avec un plateau rempli de différentes viennoiseries.

Naya sourit en le voyant entrer.

« Tu as été cherché tout ça ? » S’étonna-t-elle.

« Olivia est allée le chercher en fait. »

Naya haussa un sourcil, intrigué.

« Elle sait que tu en as pris pour moi ? »

« Elle n’a prit que ceux que tu aimais ! »

Naya était dubitative.

« Elle s’est droguée ? »

Juri éclata de rire.

« Non ! Je crois que Frank a une bonne influence sur elle en fait. »

Naya fit la moue.

« Je peux descendre alors ? »

Juri lui ébouriffa les cheveux.

« Andouille ! »

« Merci ! Je t’aime aussi. » Râla-t-elle en engloutissant une pâtisserie.

Juri leva les yeux au ciel.

« Gamine. »

« Oh ! Tu peux causer. »

Ils éclatèrent de rire en se regardant.

« Tu veux faire quoi de ta journée ? »

« Je sais pas ! Déjà affronté le dragon en bas. »

Juri s’assit à côté d’elle.

« Elle ne t’en veut pas tu sais. Elle me hait moi. »

« Ca j’avais compris figure-toi ! »

Naya sourit légèrement, amusée.

« Tu crois qu’elle va m’en vouloir longtemps ? »

« Non ! Oli n’en veut jamais très longtemps aux gens qu’elle aime, tu le sais bien. » Répondit Juri. « Allez ! Habille-toi ! Je t’emmène faire un tour. »

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Ludmia regarda Jan assit devant elle. Il était abattu comme jamais.

« Tu es amoureuse de lui… »

« Mais oui, bien sur. Jésus est mort faut te faire une raison. » Grogna-t-elle.

Jan leva les yeux au ciel.

« Ne te mens pas, Lud. »

Ludmia soupira.

« Je ne suis pas amoureuse de lui. » Trancha-t-elle.

Jan lui jeta un regard dubitatif.
Il soupira. Il savait qu’il n’en tirerait rien. Si elle-même ne voulait pas se l’avouer, il ne pourrait y arriver.
Ils descendirent déjeuner et croisèrent Juri qui descendait avec une Naya très nerveuse.

« T’en fais pas, elle va pas te manger. » Essaya de la rassurer Jan.

Naya lui jeta un regard sceptique.

« Oli est une crème. » Insista le DJ.

Juri rigola en embrassant sa dulcinée sur la tempe. Naya n’était pas à son aise et le fut encore moins en croisant le regard d’Olivia dans le salon. Celle-ci se leva et la rejoignit rapidement. Tout devint silencieux. La tension était quasi palpable.
Olivia fondit sur Naya et la serra contre lui. Les deux jeunes femmes éclatèrent en sanglot sous les sourires amusés du reste du groupe.
Elles se séparèrent au bout d’une éternité et se sourirent. Il n’y avait pas besoin de mots entre elles, elles se comprenaient mieux que personne. Elles s’assirent à table avec le reste du groupe.

« Où est Timo ? » demanda subitement Juri, surpris de ne pas voir le goulafe.

David et Linke se regardèrent étrangement.
Ils virent Timo entrer avec Kathia et rire avec elle.

« Que fait-elle ici ? » Demanda Olivia d’une voix étrangement calme.

« Kathia est ma petite amie. »

« Kathia est une abruti ! » Cracha la jeune femme en jetant un rapide coup d’œil à Ludmia qui était étrangement silencieuse.

Celle-ci avait son regard vissé à celui de Jan.

« C’est ma maison… Je ne veux pas d’elle ici. » Décréta Olivia.

« Alors tu ne veux pas de moi non plus ! » Contra Timo en la mesurant du regard.

Frank se leva et posa une main sur l’épaule d’Olivia.

« Timo, hier, Kathia a eu des paroles déplacées et un comportement néfaste pour les petits… Soit elle s’excuse et change d’attitude, soit tu files dehors avec elle. » Déclara-t-il.

Timo n’en croyait pas ses oreilles et vu la tête des autres, eux non plus. Mais Frank était dur et froid. Timo se tourna vers Kathia qui les fusillait du regard. Olivia vit un éclair de doute passer dans son regard sombre.

« Je peux te parler en privé ? » Demanda-t-elle subitement.

Timo la dévisagea mais la suivit dans la cuisine. Elle ferma la porte derrière elle.

« Pourquoi fais-tu ça ? Tu ne ressens rien pour elle mais tu fais semblant que c’est le cas. »

Timo tangua légèrement sous son accusation.

« Qu’essayes-tu de prouver au juste ? Et à qui ? »

Timo la regarda dans les yeux. Un regard rempli de reproches qui mirent à mal les convictions de la jeune femme.

« Après tout ce temps, tu choisis celui qui t’a fait souffrir. Après tout ce temps, tu choisis celui qui te pardonne parce qu’il ne peut résister à tes yeux étranges. » Cracha-t-il.

Olivia fronça les sourcils, ne comprenant pas où il voulait en venir. Elle ouvrit la bouche mais il lui fit signe de se taire.

« Tu me demandes de me justifier mais je ne le ferai pas. Tu ne le mérites pas. »

Olivia sentit la colère gronder en elle sous ces mots tranchants.

« Tu as tout brisé ce jour-là et encore aujourd’hui… Tu l’assumeras jusqu’au bout. Tu le vivras comme je l’ai vécu. Mets-moi dehors si ça te chante, je ne changerai pas d’avis.»

Olivia ne le retint pas quand il sortit de la cuisine, sous le choc.
Ses mots étaient autant de coups de poignards dans son cœur. Des bras encerclèrent sa taille.

« Ca va ? » demanda Frank, son souffle chaud caressant la peau de son cou.

Olivia hocha la tête ne faisant pas confiance en sa voix.

Il la fit se retourner, la regarda dans les yeux et comprit aussitôt. Il lui embrassa le front.

« Ca va aller ! »

Bizarrement, elle le crut vraiment.


« Je vois que je dérange ! » Les coupa une voix sèche.

Olivia regarda le nouvel arrivant avec de grands yeux. Il était grand et costaud, avec des cheveux bruns foncés, des yeux bleus remplis de tendresse et de force.

« Gabriel ? » S’étonna-t-elle en se détachant de Frank pour foncer des ses bras.

Frank la regarda faire avec une certaine colère. Il regarda le nouvel arrivant qui fit voltiger sa petite amie dans ses bras et lui embrasser les joues une à une avant de la serrer contre lui.

« Tu m’as trop manqué. » Souffla-t-il dans son cou.

« C’est de ta faute, crétin ! »

Frank toussota légèrement. Olivia rougit en se détachant de Gabriel.

« Gaby, je te présente Frank. Frank, voici Gabriel. » Les présenta Olivia.

Frank et Gabriel se serrèrent la main avec poigne. Il y avait une sorte d’électricité dans l’air mais Olivia ne vit rien. Elle intercepta Lilas qui courrait dans la cuisine.

« GABYYY ! » Hurla la petite fille en tendant ses mains vers Gabriel.

Celui-ci la prit dans ses bras et la fit voltiger un instant. Les éclats de rire de la petite fille attirèrent le reste de la marmaille.

« Dites-moi que je rêve. Tu es de retour ! » S’exclama Melina en lui fonçant dans les bras.

Gabriel a juste le temps de poser Lilas qu’il se retrouva avec une Melina en larmes dans ses bras. Il rigole, malgré tout surpris.

« Si on m’avait dit que je manquerait à ce point à cette puce ! » S’amusa-t-il en la serrant dans ses bras.

« Il y a des gens qui s’accrochent aux Cafards même si ce sont des nuisances. » Ricana Ludmia en entrant.

« Tu sais de quoi tu parles, Punaise ! »

Ils éclatèrent de rire après un moment à se fusiller du regard.
Les garçons regardèrent le nouvel arrivant avec une certaine méfiance.

« Le regardez pas comme ça, c’est Gabriel Vaughn, le meilleur ami d’Olivia. » Leur expliqua Naya.

« Salut, Princesse ! » Sourit Gabriel.

« Vade Retro, dragueur à deux sous. » Le chassa Naya en se serrant contre Juri qui l’enlaça. « Je suis une future femme mariée, tu ne m’auras plus avec tes jeux débiles ! »

« Tu me brises le cœur, Princesse. » S’amusa Gabriel.

« Rien à cirer ! » Sourit Naya avant de lui faire la bise. « Comment tu vas ? »

Gabriel lui retourna son sourire. Naya lui présenta le reste des Panik.

« Alors c’est vous, les Panik. »

Il les détailla tous.

« J’imagine la foire que ça doit être… »

Le regard de Gabriel s’arrêta sur Adam dans les bras de Linke.

« Salut Adam. »

Le petit garçon d’un an et demi lui fit coucou timidement de la main et se cacha rapidement dans le cou de Christian.

« Toujours aussi timide. » Remarqua-t-il. « Tu t’es décidé à l’élever correctement ? »

Melina rougit sous la question accusatrice.

« Elle n’a pas eu le choix ! » soupira Olivia qui compatissait quand même à la situation de sa meilleure amie.

Un léger silence se fit entre eux.

« Tu restes combien de temps cette fois-ci ? »

« J’ai une semaine de congé avant de reprendre la tournée.. » Répondit-il. « Alors je voulais en profiter pour venir vous voir. Mais vous auriez dû me dire qu’il y avait déjà du monde. »

« Tu dormiras dans le salon. » L’informa Olivia.

« Mais d’habitude, je dors avec toi. » Râla Gabriel.

Olivia piqua un fard sans oser regarder Frank dont les yeux s’étaient légèrement assombris. Timo lui jeta un regard rempli de mépris qui faillit la faire exploser. Elle le fusilla du regard avec dégoût.
Gabriel ne perdit rien de l’échange et demanda silencieusement des explications à Ludmia qui leva les yeux au ciel.

« Bon ! Où je m’installe pour finir ? » S’enquit-il pour disperser la tension environnante.

« Avec moi, il y a un lit de libre vu que Frank squatte la chambre d’Oli ! » Répondit Juri sans se rendre compte de la porter de ce qu’il disait.

« Je vois ! » Fut la seule réponse de Gabriel mais le regard qu’il échangea avec Olivia voulait tout dire : explications !
Olivia rougit encore plus.
Gabriel et elle avaient grandi ensemble. Ils ne s’étaient jamais rien cachés jusqu’ici. Sauf que cette fois, elle avait délibérément passé sous silence la venue des Panik et sa relation avec le chanteur.

« Allez ! Viens ! Je t’emmène. » Déclara Olivia en le tirant hors de la cuisine.

Ils montèrent à l’étage. Olivia avança plongée dans ses pensés quand elle se retrouva dans une étreinte forte.

« Gaby ? S’étonna-t-elle en posant ses mains sur les bras du jeune homme dans son dos.

Il enfuit son visage au creux de son cou.

« Tu m’as manqué Olivia ! » Souffla-t-il simplement.

Un léger sourire se dessina sur les lèvres de sa meilleure amie.

« Toi aussi, tu m’as manqué. » Avoua-t-elle.

« Je t’aime. » Murmura-t-il à son oreille.

Olivia ferma les yeux :

« Moi aussi, je t’aime Gabriel. »



A suivre…
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeVen 3 Oct - 0:55

Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Trio_l10



Chapitre 10: l'emmerdeur!

Chapitre 10 :

« Coucou, Princesse ! » S’exclama Gabriel en embrassant Melina sur la joue.

Il se tourna ensuite sur Ludmia.

« ‘lut la Punaise ! »

« Bonjour à toi aussi, Parasite ! » Ricana Ludmia en lui faisant une place autour de la table.

Juri leva les yeux au ciel en les voyant se chamailler. Il se tourna vers Naya qui aidait Lilas à beurrer ses tartines et se préparer un petit-déjeuner équilibré.
Leurs regards se croisèrent. Un sourire se dessina sur leurs visages respectifs. Plus les jours, les heures, les minutes passaient, plus Juri était certain de son choix. Beaucoup aurait dit qu’il s’agissait là d’un moment de folie mue par une passion par trop débordante mais lui, il savait.
Il savait au fond de son cœur qu’elle était la femme qu’il voulait pour faire un long chemin dans la vie. Il voulait lui prendre la main, la relever quand elle tomberait, l’aider à avancer comme il n’avait jamais eu envie de le faire.
Il lui prit la main et embrassa le dos de cette dernière. Naya rougit légèrement mais sourit, heureuse.

« Dites les amoureux, vous avez pas fini ? » Bougonna Melina en leur lançant la tétine d’Adam à la figure.

Tout le monde éclata de rire.

« Ca vous dit une journée au parc d’attraction du coin ? » S’enquit David.

Ils approuvèrent tous.

« J’emmène Kathia avec nous ! » Décréta Timo.

« Tu fais ce que tu veux… » Déclara Ludmia d’un ton neutre. « Ta copine ne foutra pas la merde, crois-moi! »

Timo ne répondit rien mais était étonné au fond qu’elle réagisse si calmement.

« On déposera les petits dans le parc bébé-nature… » Se mit à réfléchir Melina. « Il est très bien gardé par les nounous et Adam pourra aller à la garderie enfantine. »

Linke approuva en donnant sa cuillère au petit qui la lui piqua subitement pour la mettre dans sa bouche avec un grand sourire. Linke et Melina le regardèrent, surpris. Adam se mit à piocher dans son assiette creuse et mettre la nourriture en bouche.
Il regarda Melina et lui fit un sourire édenté avant de crier de joie en serrant ses petits poings.

« C’est une bonne journée qui commence. » Rigola Gabriel en voyant les parents aussi ébahis l’un que l’autre.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Olivia cligna des yeux plusieurs fois en entendant des rires et des discussions venant de dehors. Elle bailla légèrement avant de recoucher sa tête sur la source de chaleur sous elle. Elle leva la tête et sourit en voyant deux yeux bleus la regarder.

« ‘jour ! » Souffla-t-elle, souriante.

Frank lui caressa les cheveux en lui rendant son sourire.

« Ca va ? »

Il secoua la tête positivement en l’embrassant sur le front.

« Dites les amoureux, on va au parc d’attraction toute la journée. Levez vos fesses ! » Gueula Ludmia à la porte.

Olivia soupira en se blottissant contre Frank.

« Et si on se terrait ici toute la journée plutôt. » Proposa-t-elle.

Frank rigola.

« C’est tentant mais que dirait ton ami Gabriel s’il ne te voyait pas ? »

Olivia lui jeta un regard sceptique.

« On s’en fout ! » Lâcha-t-elle. « Il n’a rien à dire si ça nous plait ! »

Frank l’embrassa furtivement sur les lèvres.

« Levons-nous quand même. »

Olivia le regarda se diriger vers la salle de bain en silence. Quelque chose la dérangeait depuis hier soir mais elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. C’était comme si un mur de glace commençait doucement à monter entre elle et Frank.
Mais elle se faisait peut-être des idées.

« Je t’attends dans la cuisine ! » Lança-t-elle en sortant de la chambre après s’être habillé.

Frank sortit deux minutes après elle et descendit dans le salon.


« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

« Mon cœur ! » S’écria Gabriel en voyant Olivia entrer dans le salon.

Il se leva et la prit dans ses bras.

« Tu as bien dormi ? »

Olivia rigola en lui rendant son étreinte.

« Parfaitement bien. » Sourit-elle.

Elle se détacha de lui pour saluer les autres, elle ne vit donc pas le regard qu’échangèrent Frank et Gabriel. Par contre, cela n’échappa pas à Timo qui vit le nouvel arrivant d’un autre œil. Frank et lui se regardèrent un instant. Ils surent ce que l’autre pensait en ce moment précis.

« Déjeunez vite ! On va partir ! » Les coupa Ludmia en déposant Sebastian, habillé, sur le sol.

Melina arriva avec Adam et Jan avec Lilas qui refusa de le lâcher. Il se retrouva donc avec la petite dans les bras le temps que les retardataires finissent leur petit-déjeuner.
Olivia s’assit à côté de Frank et déjeuna avec lui. Elle rigolait avec lui et lui fit même ses tartines.

« Laisse-les en paix ! » Grogna Timo qui s’appuya contre le mur où se trouvait Gabriel.

Ce dernier observait le couple de loin.

« Il me semblait que tu ne pouvais plus supporter ni l’un ni l’autre. » Ricana Gabriel.

« Tu leur fais du mal et je t’assure que tu le regretteras amèrement. » Fut la seule réponse de Timo qui retourna dans le salon.

Gabriel sourit en le voyant partir. Il reporta son attention sur sa meilleure amie et son petit-ami.
Ils étaient mignons ensemble….

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «


« Naaaan ! Pitiez ! Gabriel lâche moi ! » Hurla Olivia en se faisant tirer par Gabriel sur une attraction.

« J’en profite que ton homme ne soit pas là. » Rigola Gabriel en la tirant dans la cabine de la grande roue.

« Putain ! C’est mon attraction ça ! » Bouda-t-elle.

Elle lança un regard apeuré à Frank qui la regarda monter dans le ciel, stupéfait.
Olivia se tourna vers son meilleur ami le regard grave :

« A quoi tu joues ? »

Gabriel sourit simplement en ouvrant la porte.

« FRANKYYY ELLE EST A MOI ! » Hurla-t-il sous les yeux stupéfaits d’Olivia.

« GABRIEL VAUGHN JE TE HAIS! » S’écria-t-elle folle de rage et de honte.

Gabriel éclata de rire dans l’habitacle.
Olivia descendit de la cabine sans un mot. Gabriel fit la moue. Elle n’avait pas décroché un mot depuis son petit délire. Elle traça son chemin sans un regard pour personne et se planta en face de Frank qui était sans expression.

« C’est un con, je suis désolée ! » Lâcha-t-elle.

Et elle le dépassa toujours aussi froide.
Frank jeta un regard peu amène à Gabriel qui lui sourit chaleureusement. Il partit à la rencontre de sa petite-amie.

« Mais t’es con ou quoi ? » Explosa Melina. « Tu le fais exprès ! »

Gabriel éclata de rire.

« Ils sont trop mignons. »

Melina soupira profondément.

« T’es barge ! » Conclut-elle, abattue par tant de connerie profonde.

« Et tu n’as rien vu ! » Ricana-t-il en se dirigeant vers un stand de bonbons divers.

« A quoi il joue au juste ? » S’enquit David.

« Seul lui le sait. » Soupira Melina.

Ils continuèrent à se promener dans le parc d’attraction tous ensembles.

« Si je la tue, quelqu’un y voit un inconvénient ? » Demanda Ludmia à ses deux meilleures amies.

« Certainement pas moi. » Rigola Melina en finissant sa glace.

« Tu as carte blanche. On te donnera un alibi en béton. » Ajouta Olivia, morte de rire.

Ludmia grimaça en voyant Kathia se pavaner devant un stand de peluches roses.

« Elle a des gouts de chiottes, c’est pas vrai ! »

« Il suffit de voir comment elle s’habille. Ca ne surprend pas. »

Elles éclatèrent de rire avant de sourire, mine de rien, à la rousse qui s’était retournée vers elles. Celle-ci les snoba pour aller se pendre au bras droit de Timo qui ne suivait plus la cadence de sa petite-amie. Ludmia leva les yeux au ciel en les regardant.

« Ils sont ridicules. » Murmura Olivia, lisant dans ses pensés ce qui la fit sourire.

Jan s’approcha d’elles.

« Vous complotez ? » Sourit-il.

Melina le prit par les épaules.

« Mon petit Janouche, tu débarques. On laisse Timo se noyer dans sa merde, qu’il étouffe bien surtout, ça sera plus douloureux que si on le sauve dès maintenant. »

Jan la regarda avec de grands yeux.

« Vous êtes sadiques ! »

« Réalistes ! » Rigola Olivia.

Jan vit Ludmia regarder Timo et Kathia. Il sentit son cœur tomber dans ses talons. Quoi qu’elle dise, il savait lui où elle en était.

« La regarde pas comme ça, Jan. Tu me fais peur ! » Chuchota Melina à son oreille.

Jan lui fit un sourire légèrement amer.

« Elle est amoureuse de lui. »

Melina ne fit aucune remarque.

« Je… » Commença Jan mais il ne finit pas sa phrase.

« Fais pas de bêtise Janouche. »

Jan rassura Melina d’un sourire puis rejoignit ses amis plus loin. Melina le regarda partir avec une certaine anxiété.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

« Je suis morte ! » Se lamenta Melina en se laissant tomber dans le fauteuil du salon.

Les autres la suivirent aussitôt.

« Ils sont beaux les jeunes d’aujourd’hui ! » Rigola Gabriel debout dans l’entrée.

« Va te pendre, tu nous feras des vacances. » Bougonna Olivia en lui jetant un coussin à la figure.

Gabriel éclata de rire en lui redonnant le coussin puis en partant.

« Il est grave ! » Soupira Olivia en posant sa tête sur la cuisse de Frank assis sur l’accoudoir du fauteuil.

Ce dernier ne répondit rien et se mit à jouer avec ses cheveux. Oli lui sourit tendrement. Il le lui rendit avec amour.

« Ola ! Doucement les amoureux. Trop de douceur pourrait me tuer ! » S’écria David en grimaçant de dégoût.

Olivia et Frank le snobèrent en s’embrassant doucement. David sourit en les voyant. Il n’y avait plus aucun doute sur le fait que ces deux-là avaient vraiment fini par se trouver.
Melina avait gardé le silence jusqu’ici mais décida de monter à l’étage. Elle entra sans toquer dans la chambre que Gabriel partageait avec Juri. Elle le vit sur la terrasse accoudé à la rambarde.

« Arrête de jouer avec nos pieds. » le surprit-elle en se plaçant à côté de lui sur le balcon de sa chambre.

Gabriel sourit.

« Pourquoi ? je trouve ce jeu amusant. Pas toi ?

« Tu vas foutre en l’air leur couple. S’indigna-t-elle. « Ils ont déjà assez souffert comme ça, tu ne crois pas. »

Gabriel continua de regarder l’horizon mais son sourire avait complètement disparu.

« Lina, s’ils sont fait l’un pour l’autre, ils survivront. Tu devrais plutôt t’occuper de toi. »

« Je vais bien. » Bougonna-t-elle. « Je mange à nouveau et je m’occupe d’Adam. »


« Alors dis-moi quels sont ces regards que tu lui lances ? »

Melina se redressa furieuse et lui jeta un regard mauvais.

« Tu vas te brouiller avec tout le monde alors arrête, maintenant, les frais. » Cracha-t-elle en s’en allant.

Gabriel la regarda partir sans tenter de la retenir. Il prit son portable et pianota dessus pour envoyer un message. Quelques minutes plus tard, il reçut une réponse qui ramena un sourire sur ses lèvres.

« « « « « « « « « « « « « « « « «

Frank regarda longuement Olivia dormir paisiblement. Il lui caressa le visage du bout des doigts. Très légèrement.
Un soupir lui échappa.
En la voyant aussi proche de Gabriel, il se sentait revivre ces moments de doute quand elle était avec Timo, deux ans auparavant.
Un doute s’était distillé en lui alors que la certitude qu’il l’aimait était bel et bien dans son cœur.
Il se leva et sortit après avoir embrassé ses lèvres fines doucement. Il descendit au salon.

« Tu ne dors pas ? » Demanda-t-il à Juri assis devant la cheminée.

« Toi non plus ! »

Les deux amis se sourirent puis se fixèrent face à face dans un silence réconfortant.

« Vas-y. je t’écoute. » Murmura Juri.

Frank soupira.

« Je doute… »

« D’Olivia ou de l’aimer ? »

Frank réfléchit un instant.

« Je l’aime et j’ai confiance… »

« alors où est le problème ? »

Frank haussa les épaules. Il ne savait pas où se trouvait son problème.

« Aurais-tu peur ? » S’enquit Juri sans moquerie dans sa voix.

Le batteur sourit en se calant dans son siège en voyant l’air dubitatif du chanteur.

« Tu te barricades parce que tu penses que tu vas revivre le passé. Je me trompe ? »

Les mots de Juri touchèrent le cœur du chanteur qui ne répondit rien pour un silence inertain.

« Frank, elle est amoureuse de toi. Ca se voit et ça se ressent. »

« Pourtant, Gabriel… »

« Est un foutu emmerdeur. » Le coupa le batteur d’une voix dure. « Il veut foutre sa merde. Pourquoi ? Je ne sais pas encore mais ne le laisse pas faire. Tu l’aimes non ? »

« Bien sur ! » Certifia Frank.

« Alors ne le laisse pas vous détruire. »

Frank hocha la tête, rasséréner. Il interrogea Juri du regard.

« Et toi ? Que fais-tu seul ici ? »

Juri rigola.

« Boire un verre d’eau avant d’aller pieuter. »

Ils se sourirent. Juri se leva et posa une main apaisante sur l’épaule de son ami.

« Vous vous aimez même après deux ans de silence. Tu crois que ça prendra fin un jour ? »

Frank ne répondit rien mais ces mots lui fortifièrent le cœur.

Juri monta pour se rendre dans sa chambre mais il trouva celle des filles – Melina et Naya- ouverte. Vu que Gabriel dormait dans sa chambre, il était hors de question que Naya vienne dormir avec lui. Il vit que Melina n’était pas dans son lit alors il entra dans la pièce. Naya était étendue sur le dos dans son lit. Il prit la couverture étendue au pied de son lit et la recouvrit avec. Il sourit en la voyant se retourner pour chercher sa main. Elle la serra contre son visage en souriant tendrement.

« Dors ici ! » Lui chuchota une voix à son oreille.

Juri sursauta puis soupira soulagé en voyant Melina à côté de lui.

« Et toi ? »

Elle sourit simplement en sortant de la pièce. Juri regarda sa future épouse et se coucha derrière elle en la prenant dans ses bras. Elle se blottit contre lui avec un soupire d’aise qui le fit sourire.

« « « « « «

Melina sortit de la chambre en silence. Elle se dirigea vers celle d’Adam et entra tout aussi calmement. Elle fut surprise de trouver Linke au pied du lit à fixer l’enfant qui dormait.
Linke se tourna vers elle et la questionna du regard.

« Juri et Naya dorment ensemble dans la chambre. » Chuchota-t-elle.

Linke fit un simple geste de la tête, signe qu’il avait compris ce qu’elle disait et se retourna vers le petit garçon assoupi.

« Pourquoi es-tu là ? » Demanda-t-il finalement.

Elle haussa les épaules en s’accroupissant près de son fils.

Un silence s’installa entre eux. Ils fixaient l’enfant dans leurs propres pensés.
Melina finit par se lever et se coucher près de son fils. Ce dernier se blotti dans ses bras. Linke les regarda, attendri au fond de lui-même mais il n’en montra rien. Il finit par se lever.

« Bonne nuit ! » Murmura-t-il en se dirigeant vers la porte.

« Attends ! » L’arrêta Melina sans oser le regarder.

Linke ne retourna pas, la main sur la poignée.

« Reste ! » Chuchota-t-elle.

Linke se tourna enfin vers elle et se plaça dans son dos, debout.

« Pourquoi ? » Demanda-t-il calmement.

Melina serra Adam dans ses bras et hésita.

« Parce que c’est ton fils ! » Lâcha-t-elle brusquement, les larmes aux yeux.

A suivre….
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeVen 3 Oct - 1:46

Suite espece de gourde Shocked
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeMar 14 Oct - 18:13

Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Melina11


Chapitre 11: enfin

Melina ouvrit les yeux avec difficultés avant de se rendre compte qu’elle dormait seule dans le lit. Elle se leva lentement pour délier chacun de ses muscles et descendit dans la cuisine où se trouvaient déjà les autres. Son regard balaya la pièce mais Linke resta introuvable. Adam était dans les bras de Ludmia.
Elle s’assit à la table après avoir salué tout le monde. Elle vogua dans son esprit sans se soucier du bruit autour d’elle. Un millier d’abeilles tournoyant autour d’elle mais cette nuit… Ce qu’il s’était passé cette nuit allait et venait dans sa tête sans qu’elle n’y puisse rien.


« « « « « « « « « « « « « « « « «

Olivia regarda Frank qui était couchée sur elle, sa tête posée sur son ventre. Il la serrait dans ses bras tendrement. Elle sourit, amusée. Mais son sourire se fana quelque peu. Elle avait bien remarqué qu’il ne réagissait pas normalement avec elle. Il semblait constamment tendu, surtout quand Gabriel était avec elle. Elle avait surpris quelques regards sceptiques qu’il posait sur eux. Elle passa ses mains dans ses cheveux. Il papillonna des yeux et la fixa un instant. Un sourire se dessina sur son visage. Olivia lui répondit.

« Bien dormi ? » S’enquit-elle à voix basse.

Frank se releva et posa ses lèvres contre les siennes. Olivia entoura son cou de ses bras et le serra contre elle. Il posa son visage dans le creux de son cou et lui rendit son étreinte.

« Je t’aime… » Murmura-t-il.

Le cœur d’Olivia rata un battement. Elle eu la sensation d’être projeter dans un autre monde. Il se releva sur les coudes et la regarda longuement. Il caressa sa joue de la paume de sa main. Olivia ferma les yeux et murmura contre sa joue un « Je t’aime » presque inaudible mais qui amena un rictus heureux chez l’homme au-dessus d’elle.
Frank se releva une nouvelle fois. Il hésita.

« Parle-moi ! » Susurra-t-elle. « Dis-moi ce qui passe dans ta tête. Tu es si étrange… »

Frank soupira.

« Je ne vois pas de quoi tu parles. »

Olivia s’assit sur le lit en lui faisant face.

« Ne fais pas ça. » Souffla-t-elle douloureusement.

Frank la prit dans ses bras brusquement.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Ludmia soupira alors que Jan la tirait par la main pour l’emmener elle ne savait trop où.

« Crache le morceau, tu m’ennuis là ! » Craqua-t-elle en s’arrêtant au milieu d’un couloir.

Jan la tira plus fort, la forçant à la suivre.

« Jaaaan ! » Protesta-t-elle en sentant son bras être tiraillé.

Le DJ leva les yeux au ciel sans s’arrêter. Ils débouchèrent dans une salle d’enregistrement où se trouvaient deux grands platines derniers cris. Ludmia écarquilla les yeux de surprise.

« Un petit duo te fera du bien. » Déclara-t-il en se plaçant derrière ses platines à lui. « Je suis certain qu’en trois mois, tu t’es rouillée. »

Ludmia le fusilla du regard, piquée au vif. Elle se plaça derrière son propre appareil et le mit en route. Un sourire se dessina sur ses lèvres. C’était vrai que ça lui avait manqué de pouvoir toucher ses platines depuis trois mois que le groupe n’avait pas joué un morceau. Elle se demanda vaguement si les autres ressentaient aussi ce manque.

« T’es prête ? » Demanda Jan.

« Tu ne suivras pas le rythme ! » Se moqua-t-elle.

Jan rigola et se mit à jouer. Ludmia suivit aussitôt. Leurs mélanges de son étaient parfaits. Quiconque les aurait vus jouer ensemble n’aurait pu croire qu’il s’agissait de leur premier duo de DJ.
Quelques minutes plus tard, ils finirent leur morceau, morts de rire. Ca avait vite viré au grand n’importe quoi mais ça les avait bien amusés. Ils restèrent encore une heure à créer des sons et des morceaux de leur groupe mélangé ou chacun leur tour.
Ludmia sourit en arrêtant ses disques.
Elle se tourna vers son ami.

« Merci Jan. »

Ce dernier s’approcha d’elle et posa ses lèvres sur sa joue la faisant légèrement rougir.

« On va rentrer maintenant que nous nous sommes défoulés. » Rigola-t-il en s’éloignant comme s’il n’avait rien fait.

Ludmia garda le silence mais le suivit. Reprendre ses platines l’avait beaucoup calmée et déstressée. Elle repartait plus sereine mais avec quelques questions.
Notamment sur le jeune homme qui ouvrait la marche devant elle : que lui voulait-il vraiment ? Mais elle ne possédait aucune réponse. Pour l’instant.
Jan jeta un regard en coin vers Ludmia. Il soupira imperceptiblement. Il avait bien du mal à accepter que cette jeune femme pétillante avec laquelle il avait tant de points communs puisse vouloir d’un autre homme que lui. Il lui avait semblé pourtant avoir vécu une belle histoire avec elle. Mais ça n’était peut-être que le fruit de son imagination.

« A quoi penses-tu ? » Le surprit Ludmia.

Jan hésita un instant.

« Je me demande ce qu’il y a eu entre nous qui a cloché. » Avoua-t-il. « J’ai pourtant cru que l’on était bien tous les deux… »

Il fallait qu’il crève l’abcès maintenant. Il en avait marre d’attendre sans pouvoir comprendre ce qu’il s’était passé pour qu’ils en arrivent là.
Ludmia continua de marcher, le regard droit devant elle.

« Vous m’avez poussé à bout. Vous étiez tout le temps occupé à me fliquer… Même toi, tu t’y ais mis. »

Jan prit un air coupable au souvenir des plans échafaudés par ses amis pour découvrir où étaient Olivia et Melina.

« Je me suis excusé… » Bougonna-t-il.

« Je sais. » Sourit-elle faiblement. « Mais là n’est pas vraiment le problème. »

Il attendit la suite. Elle s’arrêta et le regarda :

« Je t’aime bien Jan. Tu es mon double, ça ne fait aucun doute mais… Je ne suis pas amoureuse de toi. Tu le sais bien… »

Jan regard ailleurs, blessé.

« Pas même un peu ? »

Ludmia ne répondit rien. Elle baissa simplement les yeux.

« Mais lui, tu l’aimes n’est-ce pas ? Tu es amoureuse de lui… »

« Mais arrête avec ça ! » S’écria-t-elle entre larmes et colère.

Jan eut un rire crispé dû à sa douleur. Il la dépassa.

« Jan, attends… S’il te plait. »

Il se retourna vers elle.

« Je serai toujours ton ami… le meilleur que tu puisses avoir mais laisse-moi le temps… » L’arrêta-t-il. « Il me faut du temps là. »

Il se détourna et s’en alla, la laissant seule au milieu du trottoir. Ludmia se sentit si démuni qu’elle faillit se mettre à pleurer mais elle se retint malgré tout et rentra. Elle savait qu’il disait la vérité : il serait son ami mais dans combien de temps ?!

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Melina épia longuement le retour de Linke durant toute la matinée et une bonne partie de l’après-midi.

« Tu comptes élire domicile devant la fenêtre ? » Demanda Olivia qui posa un plat fumant sur la table suivit de Frank qui rigola, amusé.

Melina les fusilla du regard.

« Où est-il parti ? Je suis sûre qu’il m’évite en réalité. »

« Pourquoi t’éviterait-il ? »

« Peut-être parce que je lui ai avoué qu’il était le père…. » Cracha-t-elle en se laissant tomber sur le fauteuil du salon.

Frank jeta un rapide coup d’œil à Olivia et s’éclipsa aussitôt dans la cuisine. Olivia s’approcha de Melina et s’assit sur le bord de la table basse devant son amie.

« Et il a dit quoi ? »

« Il m’a juste demandé depuis quand je le savais…. »

Olivia attendit la suite en continuant de la fixer.

« Je… Je le sais depuis…Deux semaines après que ma mère m’ait rendu Adam… J’ai calculé correctement et j’ai su…» Avoua-t-elle en détournant le regard, fautive.

Olivia grimaça.

« Je comprends alors qu’il t’évite… »

« Mais je pouvais pas lui dire ! » Craqua son amie. « C’était impossible. »

« Pourquoi ? »

« Mais parce que ça voulait dire que je devais avouer que je l’aimais toujours…. » S’étrangla-t-elle, le souffle court. « Olivia… Je l’aime toujours, bordel ! C’est impossible. Je peux rien faire contre ça. »

Olivia prit Melina dans ses bras pour la réconforter.

« Il comprendra… J’en suis certaine. »

« Non ! » Paniqua Melina en se détachant brutalement de l’étreinte de la chanteuse. « Il ne doit rien savoir… »

« Comme d’habitude, tu vas tenir ça secret, c’est ça ? » Cria Linke, enragé au pas de la porte du salon.

« Linke…. Tu… »

Il la fusilla du regard, la coupant.

« Sur quoi d’autre vas-tu encore mentir, Melina ? » Se fâcha-t-il. « Et qui me dit que Adam est bien mon fils ? Tu as déjà menti… tu peux recommencer… »

« Adam est ton fils ! » Protesta-t-elle.

Linke eut un sourire ironique, glaciale.

« Tu mens encore… Sur tes sentiments… Laisse-moi douter ! »

« Ce n’est pas la même chose. Ce que je ressens n’est pas aussi grave que le fait que tu sois le père d’Adam. Je..»

« C’est aussi grave ! » La coupa-t-il en élevant plus fort la voix.

« En quoi, c’est grave ? On n’est pas ensemble que je sache… »

« Tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même. » Lui cracha-t-il à la figure.

Les yeux de Melina se remplir de larmes qu’elle ne laissa pas couler.

« Non. C’est de ta faute… Si tu n’avais pas été aussi obtus, ça ne serait pas arrivé. »

« C’est toi qui t’ais laissé embrasser par un autre… »

Melina le fusilla du regard et sortit de la pièce.

« Là, tu exagères. » Râla Olivia.

« Ne te mêle pas de ça ! » S’énerva Linke.

« Tu as beau jeu de lui remettre tout sur le dos mais tu as des tords dans l’histoire. Et pas des petits ! » Insista-t-elle en s’en allant vers la cuisine.
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeMar 14 Oct - 18:13

« « « « « « « « «

Frank se tourna vers Olivia qui entra dans la pièce, le visage barré par l’inquiétude. Il la prit contre lui en entourant son cou de ses bras.

« Explique-moi, ça te soulagera. »

Elle sourit légèrement.

« Ca me fait de la peine de voir Lina et Linke dans cet état. Ils se cherchent tellement depuis qu’Adam est arrivé… sans jamais se trouver. J’aimerais les aider… » Avoua-t-elle.

Frank lui embrassa le front, amusé.

« Si tu te mêles de ça, tu vas te planter et Melina va t’en vouloir. »

Olivia hocha la tête positivement.

« Je sais mais c’est dur… »

Frank rigola.

« Aide moi à finir la vaisselle, ça t’occupera. » Se moqua-t-il en lui jetant un torchon au visage.

Olivia le fusilla du regard en lui relançant le torchon en boule dans la figure.

« Petite peste ! »

Olivia éclata de rire en tournant autour de la table de la cuisine. Frank la chassa, hilare. Ils commencèrent à se jeter ce qui leur passait entre les mains. Un pot de confiture vola sur Frank qui se retrouva tout collant sur le bras droit. La farine recouvrit les cheveux d’Olivia. Et ainsi de suite jusqu’à laisser une grande pagaille autour d’eux et sur eux.
Frank attrapa Olivia par les poignets alors qu’elle s’apprêtait à lui lancer des tomates cerise.

« Ca mérite une punition. » S’amusa-t-il en la coinçant contre le frigo.

« Bien sur ! » Murmura-t-elle en lui écrasant les tomates sur la figure alors qu’il relâchait sa prise sur ses bras.

Elle s’enfuit morte de rire.

« Reviens ici ! » Hurla-t-il en lui courant après.

« Cette maison abrite des fous ! » Se lamenta David en les évitant alors qu’il voulait entrer dans la cuisine.

Quand il vit le chantier, il préféra sortir s’acheter une pizza…

« « « « « « « « « «

Jan marchait depuis un moment déjà. Perdu dans ses pensés, il ne vit pas la jeune femme qu’il percuta. Il la vit tomber au sol éparpillant ses affaires.

« Je suis désolé ! » S’exclama-t-il en l’aidant à se relever.

Elle avait des cheveux mi longs ondulé entre châtain clair et foncé et de grands yeux verts bordés de cils épais. Il lui prit la main et la tira.

« Ce n’est pas grave ! » Sourit-elle en se baissant pour ramasser ses affaires.

Jan l’aida du mieux qu’il le pouvait.

« Merci. » Lui lança-t-elle en partant.

Jan la fixa un instant avant de reprendre sa route, plongé, à nouveau, dans ses pensés.
Ludmia…
Cette jeune femme aussi pétillante que lui, le laissait perplexe. Il avait cru pourtant qu’ils vivaient quelque chose de fort mais ça n’avait été que dans un sens…
Jan s’accouda au muret d’un pont.
Pouvait-il se contenter simplement de son amitié ? Au fond, il savait que depuis son arrivée dans cette grande maison, il l’avait accepté mais l’entendre dire de sa bouche à elle, que tout était bel et bien fini, c’était tout de même douloureux. Même si la raison parlait, le cœur lui saignait. Et ce, depuis qu’ils avaient mis fin à leur relation d’un commun accord, il y avait de ça deux ans. Il avait accepté de la laisser partir parce qu’il avait senti combien elle avait besoin de ses amies mais qu’elle refuserait de les voir s’ils étaient dans les parages.


« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Linke éclata de rire quand Adam s’agrippa fortement à son cou pour ne pas être plongé dans a baignoire.

« Tu ne vas pas faire ton petit douillet quand même… » Sourit-il en portant le petit garçon à bout de bras.

Adam lui jeta un regard brillant de larmes. Linke lui fit un bisou sur la joue et le câlina un moment. Adam se détendit dans ses bras.

« Allez petit bonhomme. Ce n’est pas la première fois que tu prends ton bain quand même... »

Linke posa le petit dans la baignoire où se trouvait un fond d’eau chaude. Adam regarda l’eau lui recouvrir ses petites jambes puis se mit à taper en éclaboussant tout sur son passage. Il éclata de son petit rire de bébé en souriant à Linke qui pouffa, amusé.
Il nettoya le bébé qui préférait mettre le gant de toilettes dans sa bouche plutôt que laisser l’adulte le laver. Une heure plus tard, Linke sortit, épuisé, de la salle de bain avec Adam emmitouflé dans un peignoir bleu foncé. Il se figea en voyant Melina sur le bord du lit, entrain de se tordre les mains, la tête basse.
Linke posa Adam sur le lit et chercha des vêtements dans l’armoire en ignorant Melina qui se leva et lui fit face.

« Ecoute-moi s’il te plait ! »

Linke la poussa légèrement mais fermement en la fusillant du regard. Il prit des vêtements et se tourna vers Adam pour l’habiller. Il n’ouvrit pas la bouche une seule fois.

« Ok ! Je vais quand même parler. » Déclara-t-elle difficilement. « C’est vrai, j’aurais dû vous dire que je savais qui était le père… Mais… Je ne pouvais pas… C’était avouer que je ressentais quelque chose pour toi malgré le temps passé, malgré le mal qui a été fait et je ne pouvais pas…»

Linke sentit son cœur se serrer même s’il ne montrait aucune émotion en habillant le petit qui était très calme et le regardait de ses yeux si étranges.

« Je sais que ce n’est pas une excuse en soi. J’en ai conscience mais j’étais… excuse-moi ! Je sais que j’ai été faible et lâche… »

« Non ! Tu as été cruelle envers nous… » Soupira-t-il d’une voix à peine audible. « Tu n’as pas pensé aux conséquences de tes actes et c’est mon reproche. Tu ne penses jamais aux conséquences. »

Melina baissa la tête honteuse.

« J’étais perdue. Je ne savais plus quoi penser quand j’ai su que c’était vraiment notre enfant à nous… Parce que… Parce qu’il n’y a plus de nous. »

Linke se tourna vers elle à l’entente de ces mots prononcés avec tant de douleur qu’il en fut surpris.

« Quand je t’ai vu prendre Adam sous ton aile, sans même être certain qu’il était bien de ton sang…. Quand j’ai vu avec quelle hargne tu te battais pour lui… J’aurais dû te l’avouer mais j’avais peur que tu le rejettes parce qu’il était de nous. J’ai eu peur que tu détestes cet être issu de notre amour passé. » S’étrangla-t-elle. « Parce que, moi, je l’ai fait. »

« Mais je ne suis pas toi, Melina. » Fit-il remarquer très calmement.

Elle osa enfin le regarder.

« Adam ne doit pas payer nos erreurs passées. Ce n’est pas juste. J’ai trop vu d’enfants souffrir de la haine que leurs parents reportaient sur eux… Je ne veux jamais voir un enfant proche de moi vivre cela. » Expliqua-t-il en serrant Adam contre sa hanche.

Le petit garçon s’était levé dans le lit et s’était agrippé à sa taille sans un bruit. Melina les regarda un long moment.

« J’ai cru, aussi, qu’en ne te disant pas de qui il était, tu finirais par le laisser. » Souffla-t-elle, les larmes aux yeux. « Parce que vous voir… Comme ça… T’entendre lui parler, le rassurer comme un père… C’est trop douloureux. »

Linke assit le petit dans le lit et lui embrassa le front.

« Melina, je me serai comporté avec lui de cette façon même s’il n’avait pas été mon fils. »

Il lui fit face et s’approcha.

« Regarde-moi… »

Melina leva difficilement sn visage vers lui. Il se pencha et resta à quelques centimètres d’elle.

« Tu m’aimes encore n’est-ce pas ? »

Elle déglutit avec peine mais son regard parla pour elle et Linke la connaissait suffisamment pour interpréter correctement les signes qu’elle lui lançait. Il posa ses lèvres sur les siennes. D’abord surprise, elle ne répondit pas de suite mais elle finit par se laisser couler dans ses bras. Adam regarda ses parents s’embrasser lentement. Il dodelina de la tête avant de fourrer son pouce dans sa bouche. Il ne comprenait pas ce qu’il se passait mais son instinct de bébé le poussait à rester sage dans le lit.
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeMar 14 Oct - 19:32

Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Timo_l10


Chapitre 12: sortie...


« On est obligé d’y aller ? » Demanda Melina, abattue.

« Tu n’es pas obligé, Lina. » Rigola Ludmia.

Melina soupira de soulagement.

« Alors je reste ici pour veiller sur les petits.

« Mais moi, je veux aller avec Maman ! » Rouspéta Sebastian.

Olivia prit Sebastian dans ses bras.

« Maman viendra te dire au revoir avant de partir et te dira bonjour demain matin, au lit ! »

Sebastian entoura le cou d’Olivia de ses petits bras et l’embrassa sur la joue.

« Promis hein ? »

Olivia lui fit un baiser sur le front. C’était leur signe de promesse tenue. Sebastian descendit des bras de sa mère et courut hors du salon. Il savait exactement ce que signifiait « dire bonjour le matin » : petit déjeuner avec sa maman et sa sœur dans leur lit. Le tout préparé par sa mère.

« Bien joué. » Rigola Jan.

Olivia leva les yeux au ciel en retournant près de Frank qui l’embrassa tendrement sur les lèvres.

« Tu restes donc ici, Melina ? » S’enquit Ludmia en jetant un regard inquiet à son amie.

« Je préfère. » Sourit-elle.

« Toi qui est une fêtarde, tu m’étonnes là. » Fit remarquer Timo.

Melina haussa les épaules.

« Je suis un peu fatiguée mais Linke vous accompagne. »

Linke haussa un sourcil, surpris.

« Mais… »

Melina s’approcha de lui sous les yeux intrigués des autres.

« Va t’amuser, s’il te plait. Tu en as besoin. »

Linke hésita mais finit par adhérer. Melina lui sourit avant de se détourner.

« Le problème est réglé. Filez ! »

Chacun l’embrassa puis sortit pour se rendre dans leurs voitures respectives.

« On rentre pas tard ! »

« Mais oui. Bien sur ! » Se moqua Melina en rendant l’étreinte qu’Olivia lui donnait.

Les deux filles l’embrassèrent sur chaque joue puis montèrent en voiture.
Melina se retrouva seule dans la maison avec les trois enfants à l’étage. Il fallait qu’elle mette un peu d’ordre dans ses pensés.
Linke l’avait embrassé…
A ce souvenir, elle sentit ses joues se mettre à brûler.

« « « « « « « « « « « « « « « « «

Ils étaient en boîte depuis une heure, tous séparés les uns des autres ou en couple.
Timo et Kathia étaient restés à la table qu’ils avaient prise dans un coin de la boîte. La rousse se leva et se rendit au bar. Ludmia la croisa de loin et la vit se faire draguer par un serveur. Ludmia fronça les sourcils en voyant la rousse commencer à faire son ingénue devant le type qui bombait le torse comme un jeune coq.

« Pitoyable ! » Murmura Olivia à côté d’elle.

Ludmia acquiésça silencieusement.

« Ca va ? » S’inquiéta son amie.

Lud sourit.

« T’en fais pas. Je me demande juste ce qu’il lui trouve. »

« Elle a des seins refait une bonne dizaine de fois ? Des faux cheveux roux ? Des yeux verts ? » Enuméra Olivia, mine de rien.

Ludmia la fusilla du regard la faisant rire.

« Je rigole, puce. Tu vaux bien mieux qu’elle. »

« Sauf que je suis plate… »

« Pas du cerveau, c’est le principal. »

Ludmia fit la moue, sceptique.

« Puce, tu vaux mieux que cette Bimbo refaite et re refaite. Si Timo a été lobotomisé, ce n’est pas de ta faute. » Déclara Olivia. « Si ça tombe, elle lui pique ses neurones durant la nuit… »

Ludmia dévisagea Olivia qui partit en délire.

« Ben c’est possible après tout. Ca expliquerait pourquoi il reste avec elle… » Rigola-t-elle.

« Arrête de boire, toi ! Ca te réussit pas ! »

Olivia éclata de rire en embrassant son amie sur la joue.

« Te fais pas de mouron. Ca va aller ! Bon… Où est passé Frank ? »

Olivia partit à la recherche de son petit copain dans la boîte.
Ludmia reporta son attention sur Kathia et faillit s’étouffer en buvant son verre. Ludmia avait la bouche grande ouverte en voyant Kathia embrasser à pleine bouche le serveur. Elle posa son verre avec force sur la table et se rua sur le couple. Elle les sépara et claqua la joue de la rousse avec sa main.

« « « « « « « « « « « « « « « « « «

Linke soupira en touillant la cuillère dans son verre.

« Alors beau gosse, tu es seul ? » Lui demanda une jolie jeune femme aux traits gracieux.

Elle avait de longs cheveux acajou ondulés, de beaux yeux chocolats et un corps tout en finesse. Elle lui sourit mielleusement.

« Tu veux un nouveau verre ? »

Linke haussa un sourcil avant de répondre :

« Non merci. »

Le sourire de la jeune femme s’agrandit tandis qu’elle prenait place à sa droite.

« Moi, c’est Eva. »

« Linke. »

« Je sais. » Rigola-t-elle.

Son rire était doux et chantant. Linke la détailla du coin de l’œil. Elle était vraiment très jolie à regarder.

« Tu es sûr que tu ne veux pas ce verre ? »

Il secoua la tête négativement.

« Dommage ! » Murmura-t-elle en vidant le sien d’un coup.

Linke était plus que surpris, elle avait une descente incroyable. Pourtant cela ne gâchait pas sa grâce. Elle se tourna vers lui, toujours souriante et le fixa un instant.

« Je vois. » S’amusa-t-elle.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeMar 14 Oct - 19:39

Olivia soupira. Ca faisait une demi-heure qu’elle tournait dans la boîte à la recherche de Frank mais pas moyen de mettre la main dessus. Elle commençait à sentit la panique et l’énervement monter en elle.
Où était-il passé ?
Son regard se porta sur l’étage. Elle vit celui qu’elle cherchait avec une brune aux cheveux très longs attachés en une queue haute, des yeux bruns cerclés de noirs brillant, habillée d’un pantalon en jean foncé, d’un top blanc. La jeune femme se colla à Frank sous son regard.

« Oli… »

Gabriel leva les yeux alors qu’il voulait inviter sa meilleure amie à danser. Il vit Frank avec l’autre jeune femme. Il regarda Olivia qui ne montrait aucune émotion.

« Oli, tu veux que je les arrête ? »

Olivia se détourna et s’en alla vers le bar. Elle commanda un verre puis un autre.

« Qu’il aille se faire foutre ! » Cracha-t-elle en se ruant à leur table.

Gabriel la prit dans ses bras. Olivia s’y blottit, le cœur déchiré.

« Tu l’aimes n’est-ce pas ? »

Olivia eut un petit soupire mi amusé mi désespéré.

« A la folie, Gaby. A la folie. »

Gabriel raffermit sa prise sur elle.
Un toussotement les surprit. Frank les fusillait de son regard bleu.

« Tu n’es plus entrain de t’amuser avec ta copine… » Cracha Gabriel sans lâcher Olivia mais celle-ci se détacha de lui avec un petit sourire d’excuse.

Elle se tourna sur son verre qu’elle sirota, le regard dans le vide.

« Laisse-nous ! » Soupira Frank en se positionnant dans le dos d’Olivia.

Gabriel fusilla du regard Frank et s’assit à côté d’Olivia. Le chanteur soupira face à la mauvaise volonté du jeune homme.

« C’était ton ex ? La fille avec qui je t’ai surpris il y a deux ans… » Soupira Olivia sans se retourner.

« C’est elle. »

Le cœur d’Olivia se fendit à sa réponse. Gabriel la regarda du coin de l’œil et se mit à haïr Frank de faire souffrir son amie comme ça.

« Mais Oli, quand comprendras-tu que c’était une erreur… Une regrettable erreur… » Soupira Frank.

Les yeux d’Olivia tremblèrent légèrement. Frank la souleva de son siège et la força à lui faire face. Elle se retrouva front contre front avec lui à le regarder dans les yeux. Il posa ses mains sur ses joues.

« Je t’aime, petite andouille. Il n’y a que toi… C’est vrai, elle a essayé de me séduire mais… Oli, je t’aime toi… » Susurra-t-il.

Olivia posa son front dans son cou.

« Désolée… »

Frank l’embrassa pour la faire taire.

« Ne t’excuse pas pour ça. Viens danser. » Sourit-il.

Gabriel les regarda se diriger vers la piste de danse, main dans la main. Il voyait bien qu’ils s’aimaient profondément. Même s’il avait du mal à accepter que sa meilleure amie puisse aimer quelqu’un d’autre.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Jan, qui s’ennuyait, avait réussi à piquer la place du DJ et enflammait la piste de danse. Il était tellement dans son trip qu’il ne remarqua pas tout de suite la jeune femme qui dansait au centre de la piste. Il releva son visage de ses platines et la vit : brune, yeux verts, incroyablement belle. Il déjanta en voyant la jeune femme qu’il avait rencontrée la veille avec un type. Jan soupira. Encore fauché en plein vol.
Tant pis. Il continua de faire danser les gens sans plus se soucier de ce qui l’entourait.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Linke entra dans la maison, silencieusement. Il était deux heures du matin. Il avait tenu le plus possible mais là, il n’en pouvait plus. Il enleva ses chaussures dans l’entrée et grimpa quatre à quatre les escaliers jusqu’à l’étage. Il entra dans la chambre d’Adam sur la pointe des pieds. Il haussa un sourcil en voyant le petit, seul dans son lit. Il s’approcha de son fils…
Son fils…
Un sourire stupide naquit sur son visage à cette pensé. Il se pencha et recouvrit le petit garçon de sa couverture puis lui embrassa le front. Il sortit de la chambre et referma la porte aussi doucement qu’il l’avait poussé pour y entrer.
Il continua son chemin quelques portes plus loin mais encore une fois, il fut surpris de ne pas la voir dans la pièce. Il fronça les sourcils, intrigué et inquiet quand il eut une petit idée. Il se tourna vers une autre porte et la poussa lentement.
Un sourire amusé lui échappa. Elle était bel et bien là, couchée sur le lit. Il entra et ferma la porte derrière lui. Heureusement qu’il connaissait cette maison comme sa poche pour s’y être souvent promener la nuit pour cause d’insomnies répétées. Il s’assit au bord du lit, près d’elle et lui caressa la joue du dos de sa main. Elle bougea légèrement et finit par papillonner des yeux.

« Rendors-toi, je vais dormir sur le divan. » Souffla-t-il.

Il se leva mais elle le rattrapa en l’agrippant par la manche de son pull. Elle lui fit un petit sourire encore ensommeillé.

« S’il te plait ! »

Il hocha la tête simplement, comprenant ce qu’elle lui demandait. Il se déshabilla et se plaça sous les couvertures. Elle le rejoignit et se blotti contre lui. Linke la serra contre lui, à son grand étonnement.
Linke resta les yeux grands ouverts dans la noirceur de la chambre, Melina couchée contre lui, sa chaleur touchant sa peau. Sa main trouva la sienne et la prit doucement.
Il l’aimait ce petit bout de femme instable et pleine de vie. Il adorait ses yeux inquisiteurs qui le fixaient sans se lasser et qui semblaient attendre le bon moment pour le taquiner. Il aimait cette bouche qui s’ouvrait pour le rembarrer ou lui susurrer ces mots d’amour qui lui avait manqué malgré qu’il avait pensé l’avoir enfuit profondément au fond de ces souvenirs.
Plus les jours passaient, plus il la retrouvait comme aux premiers jours. Et ses sentiments avec.
Le sommeil finit par l’emporter avec ces pensés emmêlées dans un entremêla de sensations retrouvés et d’un cœur bondissant plus vite qu’avant.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Ludmia avait finit par se trouver un passe-temps au comptoir du bar avec les serveurs et serveuses. Ils comptaient le nombre de couples qui arrivaient et repartaient avec quelqu’un d’autre que leur partenaire. Ils en étaient déjà au compte de douze.

« Eyh ! La rousse, là, c’est pas ta copine ? » L’interpella une serveuse.

Ludmia se retourna et faillit tomber de son siège en voyant Kathia avec le serveur d’un peu plus tôt dans la soirée.

« Elle s’entend bien avec Adrien… » Rajouta un serveur.

« Sauf qu’elle est censée être en couple ! » Fulmina la jeune femme en voyant la rousse embrasser le type.

Ludmia chercha Timo du regard mais ne le vit nulle part.

« Son copain est en vadrouille aussi ? »

« Non ! Lui, c’est un boulet de premier ordre… » Cracha-t-elle en se levant, furieuse.

Elle arracha Kathia des bras de son inconnu.

« Non mais tu te fous de la gueule du monde, toi. T’es pas avec Timo ? »

« Mais qu’est-ce que ça peut te faire ! » S’énerva Kathia en la fusillant du regard.

« T’es une salope de lui faire ça alors qu’il est dans la salle. » Hurla Ludmia en lui décochant une baffe.

Kathia lui empoigna les cheveux mais Ludmia eu vite fait de la repoussée.

« Quand on ne sait pas se battre, on se bat pas. »

Kathia se releva prête à lui sauter dessus mais ses yeux se voilèrent de larmes soudainement. Ludmia fronça les sourcils.

« T’es devenu dingue. » S’écria Timo en aidant sa copine à se remettre sur pied.

Il lança un regard noir à la jeune femme qui fulminait toujours autant.

« Demanda à ta copine ce qu’elle foutait avec ce type… »

Timo dévisagea Kathia qui prit une voix chevrotante.

« Je te jure que je ne sais pas de quoi elle parle. On dansait simplement et elle est venue m’agresser. »

Le type à côté de Ludmia leva les mains l’air comme pour signifier qu’il était désarmé et se tira vite fait. Les triangles amoureux, très peu pour lui.

« On peut savoir où est ton problème ? Depuis que Kathia est avec moi, tu es insupportable. T’étais déjà pas très sympa avant mais là, tu dépasses les bornes. »

Ludmia finit par exploser. Elle prit Timo par le col de sa blouse et lui cracha à la figure :

« Pour ton info, Monsieur Perfection, ta copine embrassait à pleine bouche le nul qui vient de partir mais tu vas me dire que je suis jalouse ? Plutôt crever que de vouloir la place de ta greluche surfaite avec un petit pois dans le cerveau. Et le jour où tu me toucheras, tu auras autre chose dans le crâne qu’un vélo moteur déglingué qui tourne en rond… »

Elle le relâcha brutalement et se dirigea vers la sortie à grands pas rageurs. Elle se fit repoussée alors qu’elle allait embarquer dans sa voiture.

« Rosen, tu commences sérieusement à me faire chier, je te le dis. » Explosa Timo en la poussant contre le mur, sans aucun ménagement.

Il était fou de rage.

« Pourquoi ? Parce que je te fous le nez dans ta merde alors ça ne plait pas à monsieur… » Ironisa-t-elle sans lui montrer qu’elle le craignait. « Ta copine est une conasse de premier ordre, c’est pas ma faute. Mais si t’es trop con pour t’en rendre compte…. »

Timo la fusilla du regard et se détourna :

« Ta sollicitude me touche mais dorénavant tiens-toi loin de Kathia et moi… »

« Ne t’en fais pas. Je ne tiens pas à être contaminé par ta stupidité ou la connerie de ta copine. »

Timo ne répondit rien et s’en alla, la laissant seule contre son mur. Les jambes tremblotantes, elle se laissa tomber par terre en soupirant. Il lui avait quand même fichu la trouille ce débile dégénéré.

« Tu peux te lever ? »

Ludmia releva la tête et vit Gabriel devant elle. Il lui tendit une main qu’elle prit et le laissa la tirer vers lui. Elle tenait plus ou moins sur ses jambes mais il ne fallait pas qu’elle fasse trop d’efforts d’un coup.

« Sympathique comme altercation. » Lâcha-t-il une fois qu’ils furent en voiture.

Pour bien démontrer qu’elle n’allait pas bien, elle n’avait pas rechigné quand il avait pris le volant. Elle ne lui répondit pas, plongée dans sa contemplation du paysage dans la nuit. Autant dire qu’il n’y avait rien à voir.
Ils firent le trajet en silence. Gabriel l’aida à monter jusqu’à sa chambre.

« Tu ne peux pas te tromper indéfiniment, Lud…. Sur ce que tu ressens pour lui. Ca saute aux yeux de plus en plus de gens. »

Il ne lui laissa pas le temps de le rembarré. Il s’éclipsa dans sa chambre. Ludmia entra dans la sienne, se déshabilla et se plongea dans ses draps. Elle n’avait pas envie de penser aux paroles de Gabriel mais ça tournait dans sa tête sans qu’elle n’y puisse rien. Et Jan… Il lui avait dit à peu près la même chose. Un soupir lui échappa. Elle était dans la panade jusque par-dessus la tête. Elle se retourna et finit par s’endormir non sans anxiété.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Olivia et Frank finissaient de danser un slow vers quatre heure du matin, enlacés l’un contre l’autre.

« On rentre ? » Proposa Frank tout doucement.

Olivia lui sourit, les yeux un peu embrumé par le sommeil.

« Allons-y ! »

« Et Jan ? »

Frank fit la moue.

« Je l’oubliais lui ! »

Olivia rigola et le suivit dans la foule. Elle eut juste le temps de voir une chevelure blonde qu’une fille sautait sur Frank pour essayer de l’embrasser.

« Lâche-moi ! » Jura Frank en repoussant la jeune femme qui fit une moue indignée.

« Mais Frank… »

Olivia haussa un sourcil. C’était la fille qu’elle avait surprise avec son homme quelques heures plus tôt.

« Ameline, je te présente Olivia, ma fiancée. » Grogna Frank en prenant Olivia par la main.

La dite Ameline la fusilla du regard, très mécontente. Cette jeune femme était plutôt jolie mais son regard limite dédaigneux trahissait son côté pimbêche.
Elle les snoba et s’en alla. Frank soupira de soulagement avant de se tourner sur Olivia qui le dévisageait très calmement.

« Désolé. » Souffla-t-il abattu.

« Allons chercher Jan. » Décréta-t-elle en le tirant par la main.

Frank ne protesta pas. Ils trouvèrent Jan descendant enfin de sa place de DJ. Ils rentrèrent de la boîte plongé dans leurs pensés respectives.
Jan se rendit directement dans sa chambre tandis qu’Olivia et Frank restaient dans le salon. Le feu tamisait la pièce, ils n’allumèrent donc aucune lampe. Frank s’approcha d’elle et l’embrassa du bout des lèvres, le regard accroché au sien. Elle lui sourit avec tellement de tendresse qu’il sentit son cœur battre un peu plus fortement l’espace d’un instant. Ses gestes étaient emplis de douceur et d’amour.

« Je suis désolé d’avoir douté et de t’avoir fait douter. » Susurra-t-il.

« Frank, c’est moi qui suis partie ce jour-là. Je ne t’ai pas laissé le temps de m’expliquer ni de me parler. J’ai fui lâchement. C’est normal que tu puisses douter. » Répondit-elle aussi bas que lui. « On n’a jamais parlé de ce moment là en plus… »

Frank la fit s’asseoir près de lui sur le divan du salon.

« Qu’y a-t-il vraiment à dire sur cette période là ? Nous étions trop butés et trop peureux pour nous regarder en face et nous dire ce que nous ressentions. »

Olivia eut un petit sourire amusé en l’écoutant.

« C’est vrai. Mais aujourd’hui, je ne veux plus refaire cette erreur alors… »

Elle le regarda droit dans les yeux.

« Je t’aime, ça ne fait aucun doute. Tu es très important pour moi… Avec toi, je me sens bien, entière, heureuse. Rien ne peut m’atteindre. Je te l’ai dit : tu as mon cœur, tu peux le piétiner si tu le souhaites… Tu l’as pour toujours. »

Elle avait baissé les yeux et rougissait sous ses paroles qui sortaient droit de son cœur battant la chamade. Frank sourit et lui releva le visage pour qu’elle le regarde.

« David dit que je devrais m’amuser avant de me caser mais… quand je te regarde et que je t’écoute rire ou pleurer, je ne ressens qu’une chose : l’envie de te prendre dans mes bras et de te protéger du monde. Même si je sais que si je te prends, j’en ais deux gratuit avec… » Rigola-t-il. « Ca ne me coupe pas du tout mon envie de te garder près de moi… Pour moi… »

Olivia sourit, heureuse de l’entendre. Ils s’embrassèrent longuement, oubliant où ils se trouvaient.

« Tu sais qu’on risque de nous surprendre demain matin…. » Murmura-t-elle, le souffle court.

Frank s’amusa :

« Et alors ? ca sera amusant de voir leurs têtes. »

Ils pouffèrent de rire enlacés sur le tapis devant la cheminée quasi éteinte.
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MessageSujet: Re: Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille)   Zero Roses Tome 2: Wiederentdeckung (retrouvaille) Icon_minitimeJeu 16 Oct - 3:32

Alors comme je n'ai pas le temps, je ne fais pas d'image de présentation. si Lud a le temps, tu peux le faire miss. ^^
Je ne sais pas quand je reviendrai en fait donc j'ai transformé ce chapitre. normalement la fin ne devait pas être comme ça mais j'ai décidé d'être gentille et de vous mettre ce qui était prévu pour le chapitre 14 ici. Ca allonge le chapitre 13. XD
A très bientôt j'espère.... Je vous naime!

Chapitre13:accidents en tout genre...


Frank coupa la communication avec leur manager. Les autres lui jetèrent un regard sceptique.

« Il nous laisse encore deux semaines. Après nous devons rentrer finir le cd. »

La tension baissa d’un coup. Chacun reprit son souffle qu’il n’avait même pas remarqué avoir arrêté.

« Comment on va annoncer ça aux filles ? » Demanda David, inquiet.

Ils se regardèrent tous, perdus.

« Gardons ça pour nous pour l’instant. Nous leur en parlerons quand les tensions seront tombées… N’est-ce pas Timo ? »

Le MC bougonna dans sa barbe – qu’il n’avait pas – mais refusa de croiser leurs regards inquisiteurs. D’accord ! Depuis deux jours, il était imbuvable avec Ludmia mais elle le lui rendait bien. Kathia n’arrangeait pas les bidons, il le savait aussi mais que pouvait-il faire ? Il n’allait quand même s’excuser… si ?!
Rien qu’à cette idée, ses épaules se voutèrent d’abattement. Timo releva la tête et croisa le regard froid de Jan. Il fronça les sourcils. Depuis la soirée, Jan le regardait avec un mélange de mépris, de colère et de douleur qu’il ne comprenait absolument pas. Le DJ sortit de la pièce avant tout le monde. Juri et Frank se regardèrent. Le chanteur sortit laissant les quatre autres dans le brouillard.

« Pour le moment, gardons le secret ! » Trancha Juri en se levant pour partir.

Timo resta sur le lit, plongé dans ses réflexions.

« Ca va Tim ? » Le surprit David qui se plaça à côté de lui.

Un silence lui répondit.

« C’est Kathia ? » S’enquit le pianiste.

« Ouais… Non… Je sais pas en fait. » Soupira le MC.

David posa une main amicale sur l’épaule de Timo parce qu’il sentait que son meilleur ami n’avait pas envie de parler.

« Je suis là si tu as besoin. »

Timo lui sourit simplement. Il regarda David sortir de sa chambre.
Comment avouer qu’il doutait de sa petite-amie pour qui il se battait comme un chat enragé pour qu’elle se fasse accepter ? Il donnait tout et plus le temps passait, plus le mal se distillait en lui.



« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

Olivia rigola en sentant deux bras agripper sa taille. Elle était assise sur le grand lit avec Lilas et Sebastian qui dévoraient leur petit déjeuner.

« Kyky ! » S’exclama Lilas en lui sautant dans les bras.

« C’est Frank ! » La contredit Sebastian de sa petite voix haut perchée, fier de savoir le prénom de l’adulte.

Frank embrassa les jumeaux sur leur front en les saluant.

« Bien dormi ? » leur demande-t-il.

Ils hochèrent la tête en engloutissant leurs tartines de chocolat ou de confiture. Frank posa son menton sur l’épaule d’Olivia qui serra ses mains dans les siennes.

« Ca va ? »

Il lui embrassa le cou.

« Oui. Ne t’en fais pas. »

Olivia sentait que quelque chose n’allait pas mais au vu du ton et de son regard, elle préféra ne pas s’appesantir dessus. Elle se laissa aller dans son étreinte à regarder avec lui, les jumeaux continuer de se goinfrer.

« Crêpes, gaufres, tartines,…. Tu n’as pas lésiné. » Rigola Frank.

Olivia le suivit dans son rire.

« Je sais mais j’avais promis. »

Il raffermit sa prise sur elle. S’il y avait bien un point qu’il adorait chez elle c’était qu’elle tenait ses promesses coûte que coûte même si le temps ne s’y prêtait guère.
Il lui ravit les lèvres soudainement.

« Beurk ! » S’exclamèrent les jumeaux, les faisant rire et se séparer.

« Dis… t’es le prince de ma maman si tu l’embrasses ! » S’exclama brusquement Lilas, toute heureuse de sa trouvaille.

« ben nan… Frank c’est pas le prince. » Râla Sebastian. « Parce que sinon, maman aurait un bébé… »

Lilas fronça les sourcils puis hocha la tête. Elle se tourna vers Frank :

« Tu veux pas un bébé ? »

Frank jeta un regard perdu et interdit vers Olivia qui était aussi désemparée que lui.

« Et pourquoi tu veux pas ? » Insista la petite fille en lui secouant la manche de son pull.

Olivia la fit arrêter et l’obligea à la regarder.

« Je vais t’expliquer puce. »

Lilas sourit, ravie.

« Frank et moi, nous sommes amoureux. Pas maman et papa. » Tenta-t-elle d’expliquer.

« Ben si. Je l’aime beaucoup… C’est mon papa ! » S’écria Sebastian contrarié.

Frank et Olivia n’osèrent même plus se regarder en face.

« Je vais Jan. » Déclara Lilas en descendant du lit pour aller voir le DJ.

Olivia se tourna vers Frank. Le Dj était tellement bizarre ces derniers temps. Frank lui sourit pour la rassurer :

« Ca fera du bien à Jan. »

Olivia fit la moue mais laissa la petite fille rejoindre son camarade de jeu. Lilas avait développé envers le jeune adulte un attachement intense de petite fille innocente. Dans son esprit, Jan était son Prince Charmant qui la protégerait envers et contre tout.

« Dis maman… »

Olivia baissa la tête vers Sebastian.

« Pourquoi Frank s’est pas notre papa ? »

Olivia était toujours surprise de voir les changements chez le petit garçon quand sa sœur n’était plus près de lui. Il montrait plus facilement son innocence d’enfant et sa candeur comme si, avec sa sœur, il se devait de jouer le petit fort. Olivia vit Frank s’étouffer avec son café.

« Et si tu le lui demandais ? » Sourit Olivia en prenant les plateaux. « Je vous laisse. »

Quand elle se releva avec les petits déjeuners terminés, il la fusilla du regard.

« Tu me le payeras… » Chuchota-t-il.

« Non… C’est à toi de voir ce que tu veux avec eux… » Murmura-t-elle en retour, un sourire tendre aux lèvres. « La décision t’appartient… »

Elle se dirigea vers la porte le laissant comme deux ronds de flans.

« Quelle qu’elle soit, ça ne changera rien entre nous. » le rassura-t-elle en sortant.
Frank regarda le petit garçon qui attendait sa réponse sans avoir compris ce que se disaient sa mère et Frank.

« « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « « «

L’ambiance était légèrement tendue du côté de Timo. Ludmia était de l’autre côté de la table et faisait comme s’il n’existait pas. Pour une raison inconnue, cela l’agaçait royalement. Il la trouvait très énervante.

« Titi, tu m’emmènes au cinéma ? » Roucoula Kathia à côté d’elle.

Elle aussi, elle l’énervait légèrement en ce moment.

« On a des répètes avec le groupe. » Grogna-t-il en continuant de manger.

Kathia fit la moue mais le lâcha. Il croisa le regard moqueur mais froid de Ludmia. Il la fusilla du regard décuplant l’hilarité chez la jeune femme. Elle finit par se désintéresser de lui pour parler platines avec Jan.

« AAAAAAAAAAAh ! » Hurla Kathia en se levant d’un coup faisant basculer sa chaise par terre. « QUE CE MONSTRE S ELOIGNE DE MOI ! »

Adam regarda la grande dame les yeux brillant de larmes avant d’hurler en pleure.
Kathia fit une grimace de dégout en essuyant sa jambe couverte de purée. Le petit garçon s’était faufilé sous la table et avait trouvé de bon gout de se relever en s’appuyant contre les jambes de Kathia. Petit bémol : ses mains étaient couvertes de purée pour bébé.

« C’est un bébé, il ne l’a pas fait exprès. Pas besoin d’hurler comme une hystérique. » Cracha Melina en prenant Adam dans ses bras pour le calmer.

« C’est ton môme alors éduque le correctement. » Cracha la rousse d’une voix mauvaise.

« Ce que tes parents n’ont pas fait hein ! » Ricana Melina avec méchanceté.

Les filles pouffèrent de rire sauf la copine de Timo qui voulut se jeter sur leur amie.

« Tu te calmes ! » Intervint Linke en se plaçant devant sa petite amie. « C’est mon fils et si tu as un problème, tu m’en parles à moi et tu arrêtes de hurler comme une folle furieuse. »

Kathia pinça ses lèvres, outrée.

« TON fils est un mal propre… »

« Il a un an et demi. » Rétorqua Linke très calmement. « Et si tu ne peux pas comprendre qu’il y a des enfants en bas âge dans cette maison, tu vas vraiment finir par devoir te trouver un autre logement… »

Linke jeta un coup d’œil à Timo mais cette fois-ci, ce dernier n’intervint pas. Kathia snoba tout le monde et s’en alla vers la chambre qu’elle partageait depuis peu avec Timo. Ce dernier finit son assiette alors que les autres revenaient à leur discussion précédente. Melina emporta Adam dans la cuisine pour le débarbouiller. Linke les rejoignit. Il enlaça Melina et l’embrassa sur les lèvres doucement.

« Tu va bien ? » Demanda-t-il, soucieux.

Melina sourit en reprenant Adam dans ses bras.

« Oui. Tout va bien. »

Ils rejoignirent les autres qui étaient passés dans le salon. Les jumeaux regardaient la télévision alors que Jan, Juri et Timo discutaient des paroles d’une chanson. David pianotait sur son portable, sûrement à jouer à ces jeux. Olivia et Frank étaient enlacés sur le dernier divan les yeux fermés semblant dormir. Et Ludmia lisait un bouquin sur le rocking-chair.

« Vous n’avez pas une répète à faire ? » S’enquit Melina en posant Adam près des jumeaux.

Les garçons se levèrent les uns après les autres. Linke pinça légèrement le coude de Melina.

« Tu veux te débarrasser de nous ou quoi ? » Bougonna-t-il.

Elle rigola.

« Ouais voir ta tête de mou commence à me faire déprimer. »

Linke fit la moue et se détourna.

« J’ai même pas droit à un bisou ? »

« Non ! Tu es vilaine. » Ricana Olivia.

Melina la fusilla du regard avant de se faire surprendre par Linke qui déposa un rapide baiser sur ses lèvres.

« Oli n’a pas tord ! » Lâcha-t-il en sortant.

Melina grogna pour la forme mais un sourire amusé se dessina sur ses lèvres.

« Vous en avez pour longtemps ? » Demanda Ludmia à Jan.

« Pourquoi ? Le DJ va te manquer ? » Se moqua Timo.

« Lui, oui mais toi… si tu veux, tu peux avaler ton micro et t’étrangler avec. Ca sera la meilleure nouvelle de ce mois-ci ! »

Ils se fusillèrent du regard mais Ludmia finit par couper le lien rapidement et se tourner vers Jan.

« N’oublie pas que l’on doit être au magasin avant dix huit heures. »

« T’en fais pas. J’oublie pas. »

Timo grimaça en sortant du salon. Vraiment, elle l’énervait prodigieusement.

« Je reviens vite et on emmènera les jumeaux au parc. » Souffla Frank en embrassant la nuque d’Olivia qui rigola.

« Prends ton temps. » Lui sourit-elle en l’embrassant tendrement.

Ils se séparèrent tout sourire.

« Dommage que Naya ne soit pas là. » Soupira Juri tout déprimé.

« Elle revient dans deux heures… » S’amusa Olivia. « Tu sais bien que c’était important. »

Juri hocha la tête positivement. Il savait bien que le boulot de Naya était important. Elle tenait l’un des meilleurs restaurants de la ville et il était primordial qu’elle soit présente lors de l’ouverture pour contrôler le personnel. En plus, son travail lui tenait vraiment très à cœur. C’était sa passion.
Les garçons se rendirent dans le studio d’enregistrement du centre ville laissant les filles toutes seules dans la maison.

« Dites… Si je monte tuer Kathia, vous me couvrez ? » Demanda Melina très sérieusement.

« Je te donne un alibi. » Approuva Ludmia.

« Les filles, vos mamans ne vous ont jamais dit qu’il ne fallait pas jouer avec de la merde ? » Les réprimanda Olivia. « Laissons les fans de Timo s’en occuper. »

Elles éclatèrent de rire.

« Ca vous dit un tour dans la piscine ? » S’enquit Olivia.

Elles approuvèrent toutes les trois. Chacune prit un enfant et le changea puis elles s’occupèrent de passer leurs maillots.

« C’est dingue ce qu’il fait plus calme quand les garçons ne sont plus là. » Sourit Melina.

« Ca change de tout le boucan qu’ils font sans arrêt… » Approuva Ludmia.

« Entre les blagues pourries de Jan et Timo, les guitares de David et Linke, la batterie de Juri et les vocalises de Frank, parfois, j’aimerais être sourdes. » Soupira Olivia qui apprenait à Sebastian à nager.

Les trois enfants avaient des brassières autour des bras. Adam, lui, avait la bouée en plus autour de la taille. Tous les trois battaient des pieds et des mains dans l’eau, mal à l’aise.

« Ils ressemblent à des petits chiens. » Rigola Ludmia qui rattrapa Lilas décidée à visiter le fond de la piscine.

La petite fille riait, hilare, de se couler toute seule parce qu’il n’y avait que ses bras retenus à la surface par les brassières. Sebastian, lui, était plus réservé et se concentrait beaucoup pour rester la tête hors de l’eau. Il battait des pieds et des mains en essayant d’être synchronisé mais c’était plutôt un fiasco.
Une heure plus tard, ils sortirent tous de la piscine. Les filles séchèrent en premier les enfants puis les mirent devant la télévision sur la chaine des dessins animés.
Elles montèrent de changer, sereines.

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